Septime
« La Vérité sur Septime 2 (Paris 11e) »
Je vous avais promis de revenir le soir chez Septime. C’était en mai dernier, déjà. Certes, il m’a fallu du temps. Il faut dire que la maison est devenue, presque malgré elle, davantage qu’un restaurant: un phénomène de mode. Impossible ou presque d’y trouver place sans avoir réservé au moins 3 semaines à l’avance, en passant le plus souvent par un site internet pas toujours docile. M’y voici donc, heureux et fier d’avoir trouvé place – et le coup de pouce de mon camarade de blog et ci devant cousin à la mode Bretagne, Bruno Verjus, qui en est, depuis l’ouverture, et même avant, le héraut zélé, l’églogue inspiré.
Il n’a pas tort, le gars Bruno. Il a d’ailleurs rarement tort, sinon jamais. Il a bon goût, le bougre. Et s’agissant de Bertrand Grébaut, il ne se trompe guère. Bref, si ce n’était pas mauvais du tout le midi, c’est carrément superbe, zen et même parfait le soir. Une promenade gourmande imposée en cinq mets à 55 € vous mène au coeur du sujet. Grébaut, 30 ans, ancien élève des écoles rigoureuses de Joël Robuchon et Alain Passard, qui fut chef à l’Agapé, travaille, on le sait, à fourneaux ouverts, avec une jeune équipe efficace et nombreuse, juste devant vous. Il est relayé par son maître d’hôtel/sommelier et associé, le malicieux Théo Pourriat, qui est l’homme clé de la demeure, instille les sourires au personnel de salle, donne le « la » du mouvement des choses, raconte, explique, bref, donne à voir et à comprendre.
Théo ouvre un chardonnay du Jura, un nero d’avola de Sicile, propose une douce infusion de fleurs et fruits, comme on joue un tour exquis. Il évoque ce qui va se passer pour vous – et on se délecte par petites touches -, relevant au passage les allergies de chacun. Le tartare de veau aux huîtres, qui nous plut tant à l’Agapé et nous épata aussi au Passage 53, est surmonté d’une fine mousse de pommes de terre, le foie gras chaud est plongé dans un légérissime bouillon de légumes (échalotes, topinambours) agrémenté de grains d’épeautre – le blé des gaulois. Le lottillon avec son jus de jambon, son émulsion de carottes, ses légumes d’hiver, joue le mariage terre/mer avec brio.
Le pigeon aux choux est juteux, tendre, presque docile. Enfin le sorbet mandarine/orange avec sa crème de petit suisse à la vanille est comme un bain de fraîcheur, une finale tendre qui achève la promenade dans la légèreté insigne. L’addition (130 € à deux) est douce pour tant de bonheur. Seul hic: le bruit. Mais l’ambiance est amicale, complice. La déco tout bois, très brut, des murs à la table, avec les lampes industrielles qui descendent du plafond, donne l’illusion d’être chez des amis à la campagne.


















Steff,
La pub, vous trouverez ca chez des bloguers ou non bloguers. Bloguer c’est pas toujours de la pub. Vous pouvez tomber sur quelqu’un que vous connaissez bien, et il vous joue le coup de la pub de bouche à oreille. Bref, c’est subjectif tout ca de toute façon
Peut être ce Mr Verjus gagne sa vie en faisant sa pub pour les nouveaux chefs (parfois avec du talent) qui s’installent un peu partout dans Paris, un peu comme les kebbab et les resto pasta rapido. D’où ma méfiance au travail des bloguers/euses. Il faut mieux essayer sans lire a critique, sans être influencé par qui que soit. Septime c’est bon, cela est sûre, mais les échos sur les blogs je trouve ça sans importance.
On ne se connait pas en personne mais pour l’avoir cotoyé par ci par là comme Monsieur n’importe qui croisant souvent Mr Verjus au gré des aléas de la vie, je dois dire que je l’ai toujours trouvé sympathique Bruno. Mais en toute honneteté, je le trouve surrévalué comme critique gastro. Un exemple typique est justement son avis du Septime. A se fier sur son opinion du Septime, on aurait cru à la découverte de la prochaine merveille du monde. Carrément! Et pourtant, Septime, je connais et c’est bien. Mais c’est loin de la révélation dont semble tant s’en vanter notre sympathique Bruno. Il y’a, à mon avis, une adulation exagérée du boulot de Bruno, adulation qui doit s’expliquer par l’enthousiasme et soutien prévisible de ses amis du milieu, mais il faut arreter de l’ériger en ce qu’il n’est pas non plus. Sans rancunes: je le répàte j’adore Bruno, j’aime le Septime mais il faut s’absternir de plonger dans l’exagération.
@lilibox: fais toi amie avec Bruno Verjuju , et tu pourras y aller sur un coup de tête ;p
Je prefere définitivement y aller au déjeuner qu’au dîner !Excellent rapport qualité prix et service parfait! Dommage que l’on ne puisse plus y aller sur un coup de tête .
La meilleure table du coin assurément! Des plats originaux, exquis, inattendus, un service efficace…et un menu a midi a moins de 30 euros, on est proche du paradis. Si c est complet le Bistrot Paul Bert est a deux pas!