Les chuchotis du lundi: Netflix et les chefs, Robuchon à Montréal, Pic à Londres, Haeberlin à Lausanne, Hurstel prend congé, Le Calvez le survivor

Article du 16 mai 2016

Netflix et les chefs

Alexandre Couillon © Maurice Rougemont

Alexandre Couillon © Maurice Rougemont

Michel Troisgros à Roanne, Alain Passard de l’Arpège à Paris, Adeline Grattard de Yam’Tcha et Alexandre Couillon à Noirmoutier: ce sont les noms des quatre premiers chefs français choisis par Netflix pour une superproduction US made-in-Hollywood sur les chefs français (« Chef’Table« ). Eclairés par quelques observateurs franco-français comme Luc Dubanchet, le dessinateur Christophe Blain, François Simon et votre serviteur. Portraits in situ, recettes, vie quotidienne racontée par le menu, plus des centaines d’heures d’interviews se sont succédé pour raconter ces cuisiniers dans le vent de l’époque. Début de la diffusion: le 2 septembre prochain.

Les projets de Joël Robuchon

Joël Robuchon © Maurice Rougemont

Joël Robuchon © Maurice Rougemont

Il affirme faire une croix sur Bordeaux  (où il devait ouvrir cet été un atelier des religieuses pâtissier, en lieu et place du restaurant Ramet), oublier l’épisode Magrez et sa grande maison reprise par Pierre Gagnaire. Mais Joël Robuchon déborde de projets. En premier, l’ouverture d’un Atelier à Montréal avant la fin de l’année, puis d’un autre Atelier à New York au début de l’année prochaine, enfin d’un gastro à New York fin 2017-début 2018, puis d’un Atelier à Genève en 2018, puis encore d’un autre à Miami… Sans oublier l’Institut Joël Robuchon à Montmorillon, chez lui, dans le Poitou de ses racines, qui ouvrira dans deux ans et pourra accueillir 1400 étudiants … Autant dire qu’on n’en a pas fini avec le « chef le plus étoilé du monde« …

Anne-Sophie Pic à Londres

David Sinapian et Anne-Sophie Pic © GP

David Sinapian et Anne-Sophie Pic © GP

On l’attendait à New-York, où elle devait ouvrir sur Madison. Anne-Sophie Pic sera présente en fin d’année à Londres au tout neuf Four Seasons Hotel at Ten Trinity Square, situé près de la Tamise et de la Tour de Londres. Dans un bâtiment historique à colonnades, conçu pour abriter le quartier général de l’administration du Port de Londres et qui accueillit la réunion inaugurale de l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1946, cet hôtel de grand luxe proposera 41 résidences privées élégantes et spacieuses, mais aussi « la Dame de Pic » en  british. Le décor sera signé Bruno Moinard et les plats d’Anne-Sophie veilleront à intégrer les produits du Royaume Uni, à l’image de ceux de sa table helvète du Beau Rivage de Lausanne qui font place au terroir suisse. Ouverture prévue: décembre 2016.

Marc Haeberlin a ouvert à Lausanne

Le Royal Savoy © Royal Savoy

Le Royal Savoy © Royal Savoy

Il a décidé de ne pas concurrencer sa copine et désormais voisine Anne-Sophie Pic, qui officie au tout proche Beau Rivage. Marc Haeberlin, le trois étoiles de l’Auberge de l’Ill d’Illhaeusern, joue la brasserie gourmande version relax à Lausanne au Royal Savoy, tout récemment rénové, avec son disciple Julien Krauss. Au menu: foie gras et mousse de homard, mais aussi tête de veau, papet vaudois à sa manière, sans omettre un registre de belles viandes proposées pour un ou deux. Bref une table chic, certes, mais sans prétention, ni prise de tête.

Marc Haeberlin © GP

Marc Haeberlin © GP

Hurstel prend congé

Jean-Edern Hurstel © GP

Jean-Edern Hurstel © GP

Il était le chef exécutif du Péninsula Paris qui supervisait à la fois l’Oiseau Blanc gourmand et panoramique, le chinois Lili, sans omettre la brasserie du rez de chaussée, The Lobby. Un an et demi après l’ouverture, il donne son congé et se prépare à ouvrir « sa » table au cœur de Paris dans quelques mois. Le lieu est encore secret, le partenaire financier sera l’un de ses frères, présentement dans la finance. Quant à l’objectif pour cet ancien de l’Arpège, du Lucas-Carton, du Ritz, des Haeberlin à Illhaeusern et de Ducasse à Monaco, il est clairement étoilé. On en reparle vite.

Le Calvez le survivor

Didier Le Calvez © DLC/Facebook

Didier Le Calvez © DLC/Facebook

Tel le phénix, il renaît toujours de ses cendres. Après avoir été remercié brusquement du Bristol, il y a quelques semaines, Didier Le Calvez, surnommé le « survivor » par ses pairs, vient d’être nommé big boss (« CEO ») du groupe la Réserve, que possède Michel Reybier, le patron de Cos d’Estournel. Les fleurons hôteliers de son groupe (Michel Reybier Hospitality) sont à la fois la Réserve de Genève, au hameau de Bellevue, à fleur de Léman, celle de Ramatuelle, en lisière de Saint-Tropez, celle de Paris, où la cuisine de Jérôme Banctel fait un malheur à l’enseigne du Gabriel, mais aussi le Victoria Jungfrau à Interlaken, le Palace à Lucerne, l’Eden à Zurich et le Bellevue à Berne. La mission de Didier Le Calvez, qu’on connut au Pierre à New-York, lança le Four Seasons George V et prépara l’ouverture du Shangri-La: développer le groupe la Réserve à l’international. A suivre de près.

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Publié le 16 mai 2016 par

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