Aux Crus de Bourgogne
« Paris 2e : retour aux Crus de Bourgogne »
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En terrasse © GP
Allez, on ne va pas vous refaire le « pitch ». On vous a parlé maintes et maintes de cet exquis bistrot à l’ancienne, rénové, nettoyé, remis à jour dans son jus par les frères Dumant à qui ont déjà la résurrection de pleins de vieux endroits, sachant faire beau et bon, généreux et authentique. Vous connaissez l’Auberge Bressane, dans le 7e, les Marches (le « routier sympa », proche du Palais de Tokyo et de la Seine) et le Paris XVI dans le 16e, comme la Pizzeria d’Auteuil, plus Aux Bons Crus dans le 11e.

Escargots © GP
Leur bébé chic ? Toujours cette maison ouverte tous les jours, avec ses plats de toujours forts bien conservés, sa carte à l’encre violette, son choix de vins mémorables, ses grands bourgognes méconnus à prix copains. On raffole des escargots au beurre persillé, de la cassolette de girolles, des artichaut mimosa, comme de l’amusant croque monsieur aux truffes, de l’onglet aux échalotes et du poulet au vin jaune et aux morilles. Un bémol sur la friture d’éperlans un peu ramollo.

Tagliatelle aux girolles GP
Mais la sole meunière du jour est exquise et le succès aidant, la maison fait (très) vite le plein et le service a, parfois, du mal à suivre le mouvement. On boit là-dessus le frais aligoté de Nicolas Rossignol ou le simple bourgogne de Trapet, fruité comme l’onde. Le faux-filet béarnaise n’est pas mal, comme les tagliatelle aux girolles. Les pommes allumettes se mangent toute seules et, en desserts, l’omelette norvégienne flambée au Grand Marnier, les profiteroles au chocolat et l’île flottante aux pralines roses font retomber en enfance. Voilà un bistrot de cœur.

Ile flottante © GP









Bonjour,
Pas certain d’y retourner, un poulet au vin jaune et morilles digne d’un plat sous-vide et à un prix exorbitant, reçu quelques minutes après la commande…