La Cheneaudière

« Colroy-la-Roche: le bonheur de la Cheneaudière »

Article du 7 septembre 2013
Un chalet © GP

Un chalet © GP

Il fallait être un peu fou pour imaginer, ex nihilo, en 1973, un relais de montagne de luxe sur le modèle de ceux de la Forêt Noire (Bareiss, Traube Tonbach), dans un village un peu perdu du pays vosgien. C’est ce qu’a créé pourtant Marcel François, natif de l’Hôpital (Moselle), venu de l’univers minier, avec la foi du bâtisseur. C’est la grande oeuvre que continuent aujourd’hui sa fille Mireille et son petit fils Nicolas Decker, avec le chef Roger Bouhassoun, né à Dieuze, relayé par le messin Daniel Stein. Ces Lorrains en Alsace, mais à deux pas de la frontière du 88, croient en les potentialités grandes, écologiques et gourmandes de la belle région au croisement du Ban de la Roche, de la Vallée de la Bruche et du Val de Villé.

Mireille François et Roger Bouhassoun © GP

Mireille François et Roger Bouhassoun © GP

Fruits, légumes bios, herbes des chemins, poissons des rivières et des mers, viandes soignées: tout cela se retrouvent dans les assiettes soignées par Roger et Daniel. On aime ici la maison estampillée Relais & Châteaux – le plus ancien d’Alsace! -, le spa, l’ascenseur végétal, les sentiers balisés à l’entour, les espaces chaleureux, bar et salon pour la conversation et ses plaisirs infinies, belles salles de petits déjeuners boisée, sans omettre salle à manger cossue. Le service est amical, complice, fervent, motivé.

Oeuf dans tous ses états © GP

Oeuf dans tous ses états © GP

Ravioles de munster blanc © GP

Ravioles de munster blanc © GP

Bref, il y a un esprit Colroy et Cheneaudière qu se traduit dans une carte gourmande qui met le naturel et le bio en vedette. Roger Bouhassoun mitonne ses charcuteries fumées au hêtre (et non au résineux, bref, comme en Lorraine..!) avec un lard à fondre. Tout en imaginant avec son complice Daniel Stein des alliances heureuses. L’oeuf de la Ferme Kientz poché avec son écrasée de pommes de terre nouvelles, sa râpée de truffe, son fromage de munster blanc au beurre et parmesan, comme le fameux tartare découpé à la table avec son eau de vie de cumin comme l’aimait Marcel François: voilà ce qui plaît ici en liminaire.

Préparation du saumon à la table © GP

Préparation du saumon à la table © GP

Lieu et cocos de Paimpol © GP

Lieu et cocos de Paimpol © GP

Il y a aussi le lieu de Bretagne avec ses cocos de Paimpol traités comme un cassoulet, ses étonnantes pommes de terre croustillantes renfermant une purée de pommes de terre. On ajoute l’agneau de la ferme Maier à Bassemberg, dans le val de Villé, proposé sous toutes ses formes, poêlé, confit, rôti, en navarin, cuit à basse température. Plus des vins au diapasion (le riesling Zind-Humbrecht du Clos Windsbuhl, vinifié sec en 2008, fait un flacon de grande classe sur un repas de roi). Et des desserts au goût d’enfance, comme ces glaces au lait entier, à la fraise, au cassis et fraise d’amour, avec le macaron à la verveine et la tuile au grué de cacao.

Glaces, sorbet et macaron © GP

Glaces, sorbet et macaron © GP

Vous l’avez saisi: il y a plus malheureux qu’un pensionnaire de la Cheneaudière!

Une chambre © GP

Une chambre © GP

La Cheneaudière

3, rue du Vieux Moulin
67420 Colroy-la-Roche
Tél. 03 88 97 61 64
Chambres : 125-260 €. 7 suites : 290-420 €
Menus : 55, 100 €
Carte : 120 €
Fermeture hebdo. : Lundi midi, mardi midi, mercredi midi, jeudi midi, vendredi midi
Site: www.cheneaudiere.com

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La Cheneaudière