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Le Coquillage au Château Richeux

« Cancale: le vent nouveau du Coquillage »

Article du 10 juillet 2018

Hugo Roellinger à Richeux © GP

Une page se tourne à Richeux, dans l’univers du Coquillage. Hugo Roellinger, le fils d’Olivier et de Jane, est venu donner le ton vibrant d’une nouvelle génération dans l’univers feutré des maisons de Bricourt. Officier diplômé de la marine marchande à l’école du Havre, il décide à 23 ans, après avoir navigué entre la Mer du Nord et l’Afrique, de devenir cuisinier. Il passe son CAP à Ferrandi, effectue trois ans d’apprentissage chez Bras, Troigros, Gagnaire, Guérard, file à Langdon Hall au Canada pour se forger à l’anglais et découvrir un autre univers, puis se prépare à reprendre la succession paternelle, rejoint les maisons de Bricourt en 2015, orchestre avec son père l’aventure de la Ferme du Vent, renouvelant la carte du Coquillage, la table chic, douce et panoramique du château Richeux.

Amuse-bouche © GP

L’estran © GP

Seiches et cueillette © GP

La cuisine bretonne nouvelle vague de ce beau manoir années 1920, tout entier, tourné vers la Baie du Mont Saint-Michel, a pris le tour moderne, joue un air terre/mer plein de malice, les amuse-bouche marins et végétaux, comme les mets légers et frais, au goût du jour, que l’on saisit avec des baguettes, présentées là par un jeune service vif et enthousiaste, comme des « doigts celtiques ». Il y a  du jeu dans l’esprit du lieu, une volonté de réenracinemenr aussi. Cela débute en douceur, avec l’Estran, sur une note pleinement iodée avec une huître plate, des palourdes, des lamelles d’ormeaux, un bouillon d’algues et d’eau de mer, une pointe de malt, puis cela vire en mer, sans oublier le jardin du rivage, avec les seiches de la baie de Cancale cuites sur la braise, flanquées de leur cueillette du matin, relevés d’une vinaigrette à la sauge, avant les langoustines crues translucides, présentées en coupelle, avec rhubarbe, poivre Sansho, sureau. Légers et magiques!

Langoustines translucides © GP

Huîtres tièdes et camembert © GP

La première salle © GP

Ensuite ? Les jolies huîtres creuses adoucies par la crème de camembert au lait cru, avec des asperges blanches taillées en julienne et de l’angélique du jardin. Et encore la chair décortiquée d’araignée de mer, relevée de poivre d’Assam, avec algue Nori, jaune d’œuf au vinaigre celtique. Et puis les févettes, avec fleurs de bourrache et coques dans son jus d’épices aux airs de poudre d’or. Cette symphonie magique, douce, arachnéenne, qui transporte le dîneur entre ciel et mer, rivage et jardin, s’achève somptueusement sur le homard rôti au cacao, piment mexicain et chou pak choï.

Araignée et nori © GP

Févettes, bourrache, coques © GP

Homard au cacao, piment mexicain, pak choi © GP

Viennent ensuite la ronde des fromages, issus du grand chariot, puis la fête des desserts, avec ce rituel « Paris-Cancale » avec sa crème mousseline pistachée, sa tendre pâte à chou, ce craquant mille-feuille à la crème vanillée, cette glace au poivre de Jamaïque et lamelles de rhubarbe ou encore celle de sarrasin aux fraises. Là-dessus, on pourra jouer les crus de Loire tendres et finement iodés, comme un muscadet amphibolite de Joseph Landron ou un  gamay/pinot noir de Claude Courtois à Soings-en-Sologne, les Cailloux du Paradis, dont le nom sied bien au lieu. La salle est belle et douce, l’ambiance détendue, la salle communie entre décontraction et bonheur serein, le « grog des îles » fait une ponctuation exotique comme une note finale ludique et vive. Voilà une relève assurée dans la douceur pour une demeure riche d’avenir.

Présentation des fromages © GP

Mille-feuille, paris-cancale, glace poivre rhubarbe © GP

Présentation des desserts © GP

Le Coquillage au Château Richeux


35350 Saint Méloir des Ondes
Tél. 02 99 89 64 76
Menus : 68 ("le grand choix de la baie") €, 81 ("un grignotage des bords de mer") €, 139 ("au gré du vent et de la lune") €
Site: Site : www.maisons-de-bricourt.com

Le Coquillage au Château Richeux” : 12 avis

  • Isabelle

    Magnifique château et beau parc avec vue sur la mer. Déçue par le menu à deux plats à 85 euros, on s’attend à ce niveau là, d’avoir le goût, la saveur mais également le visuel qui donnent envie de déguster le plat. Or le visuel n’était pas là, l’entrée, un amas d’algues masquant le poisson, fade sans intérêt. Le plat, deux petites soles posées seules, au milieu d’une assiette accompagnée d’une cassolette de pommes de terre. Le raffinement n’est pas à la hauteur d’un 2 étoiles. Le plateau de dessert était riche mais pas exceptionnel. Déçue pour un 2 étoiles

  • LANDMAN

    Dîner du 31 juillet 2020 merveilleux ,tout en finesse et délicatesse, saveurs incomparables ,maîtrisées à la perfection ,une véritable explosion en bouche grâce aux épices introduites avec une grande maîtrise.
    Tout simplement GRANDIOSE.
    Merci à toute l équipe efficace, charmante et aux petits soins.

  • Cleach

    Un repas magnifique .Daurade, araignée, encornets barbue , bouillons délicatement parfumés , saveurs délicates et sensuelles . Le service est chaleureux , et efficace. Un enchantement.

  • Vaché

    Déçus… dommage, après plusieurs déjeuners appréciés au restaurant le Coquillage, nous avons été très déçus, cette semaine. Des amuses bouche « chiches » et peu savoureuses, sans intérêt culinaire. J’en mange de bien meilleures à Quimper dans des resto non étoilés.
    Puis l’entrée elle également était très deceptive, nous étions même un peu en colère, nous avions invité un couple d’amis, face à un tel manque de saveurs, de finesse. Le homard aux cacao était très bon mais tout de même un peu moins savoureux que la fois précédente, peut-être cela tenait à une variation de gout du chou ? Et enfin même pas de chariot de dessert, on nous parle du covid… enfin la en tant que professionnel de l’alimentaire et ayant une entreprise je dis stop, arrêtons de se moquer de nous. Le covid a bon dos. Déjà le.choix du chariot avait diminué au cours des années passées mais là, quelle déception pour finir. En espérant pour les amateurs de cuisine raffinée que tout ceci s’améliore…

  • Momo

    Tu devrais aller bouffer chez macdo…..commentaires lénifiants….tristesse !!!!

  • France Fougère

    Déceptions confirmées pour les avalanches légumières d’automne donnant dans la facilité.
    J’évite les fromages depuis que j’ai vu des mouches les survoler.

  • France Fougère

    J’ai passé de très bons moments dans ce restaurant – ainsi au printemps avec les coquilles saint Jacques juste saisies mais un peu cuites avec asperges blanches et vertes, sauce au camembert bio délicate. .. en automne, déceptions en série. Coquilles St Jacques avec pommes du jardin et petits navets… à la rigueur.. mais à un autre repas, St Jacques perdues sous un amoncellement de potiron façon salade de carottes avec quelques crevettes et 2, 3 fleurs… Cela fait une grosse masse orange.
    Déception totale au déjeuner du 21 décembre : alors que j’avais réservé en octobre, ma table était coincée au fond de la salle, sans aucune vue, entre à droite une table de 3 femmes dont la conversation était audible. Aucune intimité ni tranquillité donc. A gauche, une grande tablée de 6 ou 8 personnes, d’où des allées et venues dun personnel devant ma table, donc dérangeantes.
    Amuse bouches salés présentés sans explication et avec une cuillère non adaptée.
    Au fond d ‘un grand plat bleu, quelque chose de blanc… le dénommé « acteur de salle » m ‘a enfin précisé que les cubes blancs crus accompagnant les coquilles saint Jacques étaient. .. du radis blanc ! Un  » acteur de salle  » pour un plat aussi mesquin, c’est se moquer du client.
    Ensuite deux toutes petites soles accompagnées du – bon- confit de citron et de purée de pommes de terre en cassolette -mais très vite refroidie.
    Le beurre tellement vanté était rance, le pain au levain agréable, et le serveur désagréable.
    Bons desserts -mais cela ne compensait pas la partie salée ni le service non professionnel – y compris lors de la réservation au téléphone.
    Le chef de salle n ‘est apparu que pour déposer les mignardises.
    Coût : menu à 72 euros … pour des cubes de radis. Cela ne les vaut pas.Plus une coupe de champagne -bon.
    Un restaurant étoilé se doit de garder une qualité égale.
    Il se doit également de donner au personnel du standard téléphonique une formation professionnelle. La jeune femme qui a répondu lors de la confirmation de ma réservation ne retrouvait pas mon nom – et confondait réservation pour le déjeuner du midi ce qui était le cas, avec le dîner !
    J’ajoute qu ‘une fois précédente, j’avais réservé assez tôt de façon à avoir une table avec la vue sur le jardin et la mer.
    A ma grande stupéfaction, Marine Roellinger m ‘à téléphoné chez moi pour : me demander de  » lui rendre service  » : elle voulait caser une nouvelle réservation de grande tablée et me demandait de céder la table avec vue sur mer pour une autre dans le fond de la salle. Ce que j’ai évidemment refusé.
    Marine Roellinger m ‘a alors proposé  » un apéritif gratuit »proposition que j’estime grossière et insultante. Croit -elle qu ‘on puisse être vénal à ce point-là.
    Elle a osé ajouter :  » si vous n’acceptez pas, je ne en voudrai pas « .
    Avec ma déception pour les plus récents repas qui n ‘ont pas le niveau d’un double étoilé.

  • Je partage la déception ressentie par « Moretti » après un déjeuner dans ce Coquillage le 23 octobre 2019 au travers des propositions du menu « Au gré du vent et de la lune ». Dans la plupart des plats servis, le produit est recouvert par une garniture légumière, ce qui donne visuellement l’impression d’une cuisine fouillis, certes bonne mais pas au niveau de celle d’un restaurant 2 étoiles, accordées en 2019 par le guide Rouge. Le « Homard au cacao » qui m’avait tant séduit en 2007 aux Maisons de Bricourt, est l’exemple même de cette déception, tout comme la roulante des desserts qui n’en comptabilise plus que 9, dont un Paris Cancale au désagréable parfum d’amande amère, alors qu’en avril 2009, ils étaient une vingtaine en ces mêmes lieux. Seule vrai satisfaction, le chariot de fromages concocté par Valentine Roy qui propose 10 productions laitières exclusivement fermières et au lait cru, dont l’exceptionnel Camembert de Normandie de Patrick Mercier. Mais contrairement à l’affirmation de Valentine, il n’est pas le seul de cette AOP a être fermier et bio. Il y a aussi depuis mai 2019 celui de Janine et Denis Lelouvier fabriqué dans leur ferme « Naturellement normande » de Coupigny à partir du lait de foin de vaches Normandes. Et un troisième devrait suivre dans les prochains mois, élaboré par Lison Mansois et Pierre Lemancel dans leur « Ferme de la Mondière » à Orbec, en plis de leur Livarot et Pont l’Évêque.

  • Moretti

    Gastronome averti, ayant la chance de faire de belles tables, souvent sous le charme et admiratif du travail et de la créativité de chaque chef et bien je ne dirais qu un mot : déception.

  • Amelie NOËL

    Un agréable moment passé dans ce restaurant. Serennité, attentionnés, sourires, découvertes sont les mots qui définiraient mon repas. Je suis allergique aux coquillages et tout a été mis en œuvre pour me faire apprécier ma soirée. De belles surprises avec la découverte de pain aux algues et d’un poisson magnifiquement cuit. Le chariot des desserts est l’apothéose du repas. Le prix du menu n’est finalement pas si cher car la qualité y est. Le parc est également très joli. J’aime y repasser pour simplement y acheter leur pain artisanal ou voir la vue sur la baie.

  • CHEMIN

    Très bon restaurant, il est vrai et accueil d’une amabilité extraordinaire. Quant au cv de Hugo, il n’est pas passé par le Havre ,mais par St Malo.
    Cela n’enlève rien aux qualités de ce jeune chef qui ira loin, sans aucun doute.

  • Philippe Lou

    J’ai eu la chance d’y aller au mois d’Avril en famille. Mon avis est totalement dans la ligne de l’article. Le menu Au gré du vent est splendide. Le service est très agréable et a mis les enfants à l’aise (et nous aussi de fait). Une magnifique demeurre, un lieu suspendu dans le temps et moderne. Nous y avions mangé des langoustines translucides (autre préparation que celles décrites ci-dessus) splendides, une noix de saint-jacques ouverte à la minute exquise, de même que l’huître aux camember, l’araignée de mer et le homard décrits ci-dessus. La présentation des fromages est très esthétique et le chariot bel et bien gourmand. Une très belle expérience, avec une addition qui ne fait rien regretter à la vue de la qualité de la prestation.

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Le Coquillage au Château Richeux