Comme chez Maman
« Paris 17e: comme chez Wim »
Didier Chambeau, notre avocat gourmet, a mis la main sur une perle rare: Wim Van Gorp, Belge d’Anvers, qui a créé un bistrot à la française dans un clair-obscur à la flamande. Cela s’appelle comme Chez Maman et c’est le nouveau lieu à découvrir du moment. Allez-y de sa part!
Elève d’Alain Ducasse au Plaza-Athénée, puis, durant huit années, chez Jean-Georges au Market, à Tokyo et New York, il a d’évidence du talent. Wim Van Gorp s’est installé dans le quartier des Batignolles, dans un cadre d’une parfaite modestie, loin de la déco flambante de l’avenue Matignon. Une grande salle avec des tables en bois pour deux ou quatre, des banquettes, des murs en briques peintes en blanc, et dans l’enfilade menant à la cuisine, une petite salle à manger ouverte avec la longue table pour huit avec cheminée fermée dans laquelle brûle de fausses bûches avec de vraies fausses flammes.
Comment se reconvertir en cuisine quand on a fait dîner côte à côte, le tout show-biz, le monde politique et le tout Paris ? Conversion réussie pour ce chef doué tout en rondeur, qui sait travailler et réviser les fondamentaux. Des entrées ménagères : os à moelle pour gourmand, divins œufs mayo avec un jaune encore tiède et juste cuit, soupe du jour crémeuse à souhait et fumante servie dans la soupière, voilà de quoi mettre en appétit et trouver l’apaisement qui sied au diner de famille. Il faut savoir faire des concessions, aimer son convive, venir avec son compère ou son conjoint puisque le plat est toujours servi pour deux.
Arrive dans une cocotte un poulet fermier, poireaux pommes de terres aux truffes, une volaille généreuse qui ne demandait qu’à finir en beauté dans une assiette creuse. La purée maison est un must, même s’il y a un supplément. Toujours pour deux, boeuf  bourguignon, pot au feu, côte de veau, de bœuf ou de cochon: un inventaire à la Prévert qui donne dans l’abondance, avec des cuissons au millimètre. Un sacré-savoir faire pour un truc aussi simple. C’est comme du Mozart, ça ne supporte pas une fausse note tellement ça semble facile.
Aucune surprise pour les desserts : s’ils n’existaient pas, on pourrait presque se croire au restaurant … Riz au lait, crème de marrons, poire cuite au sirop, on n’est plus chez maman mais chez la maman de maman ! Véro officie ici comme une grande sÅ“ur, efficace, adorable, un joli sourire, devançant sans cesse la demande. A ce point là , c’est naturel et ça met à l’aise. On se sent vraiment bien dans ces lieux, et on projette tout de suite de revenir très vite avec tous ceux qu’on aime pour partager ce qui est bon. Confidence pour confidence, c’est aussi bon qu’à la maison !

















Nous sommes devenus des habitués de cette adresse : Wim est un cuisinier hors pair toujours à l’affût du bon ingrédient permettant de décupler les saveurs et le plaisir ! Nous l’avons tanné pour qu’il nous fasse des gaufres comme en Belgique…et maintenant nous les dégustons chez lui et ce sont les meilleures de Paris ! Bravo Wim
- Lentilles: quelconque – Dorade: plutôt aigre – Poireaux: passable – asperges: bof
Côte de boeuf: très bon – fruits rouges: o.k. – Bordeaux rouge Haut Marbuzet 2005: o.k.
Service: accueil inexistant. Toutes les entrées ont été servies sur des assiettes froides. Après en avoir fait la remarque à « Véronique », elle nous « promettait » des assiettes chauffées pour les plats de résistance (chauds). Promesse avortée…!
Le « chef », qui d’après ses dires a travaillé chez Ducasse et au Market, n’a probablement jamais écouté ses maîtres;;;?!
Notre repas, à tout de même près de 300€ (286 exactement), est et restera pour toujours le dernier. Adieu Maman!
Déco sobre et élégante, simplicité et classe , du Van Gorp tout simplement
J’ai dîné par hasard dans ce resto… mais j’y retournerais sciemment!
Bravo à wim Van Gorp!
N’étant pas gourmande de nature,
en passant chez Wim je le deviendrais.Bravo pour cette modestie avec Classe