Bollicine
« La Garenne-Colombes : l’Italie câline de Bollicine »
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Câline et même crémeuse : c’est l’Italie généreuse prônée par Michele Lukin, que l’on connut jadis à la Rucola dans le 17e, où il se faisait encore appeler Michel. Ce franco-italien aux racines siciliennes qui a travaillé chez Sormani rue du Général de Lanrezac et apprit chez Pascal Fayet l’art d’en faire trop, reçoit avec charme et faconde dans une neuve trattoria gourmande à l’orée du marché.
Les vins (comme le primitivo du Salento de Rivera dans les Pouilles, le Lodaï des Meregalli en Maremne et les vins toscans des hauteurs façon brunello de la Tenuta du Col d’Orcia) sont choisis avec malice et tarifés avec justesse. En cuisine, l’expérimenté Vincenzo Khedheri, ex de la Capricciosa à Neuilly, natif de Bari, affectionne le genre riche et propose des hors d’oeuvres solides et copieux, comme la scarmoza rôtie avec crème de poireaux aux éclats de noisette et abricots ou la terrine champignons avec crème de scarmoza fumée et speck.
On y ajoute les sticks de polenta, sauce au fromage, les mini-foccacia maison, la bruschetta tomate et roquette, la pizza Margherita en guise d’entrées solides et sans faiblesse. On aime les classiques linguine alle vongole, mieux que les même linguine cacio e pepe avec un pecorino un peu vieilli qui sent un peu « la chèvre » ou le roquefort, comme on voudra.
On y ajoute le bar snacké posé sur sa fregola sarda, et, enfin, le tiramisu crémeux servi à la louche comme le biscuit à l’amaretto avec son scoulis de mangue. Vive l’Italie généreuse à la Garenne-Colombes !










