Florenza
« Florenza (Paris 9e): pas si nul que ça! »
Tout pour déplaire: la façade d’angle, quasi maudite, avec ses enseignes et ses propriétaires successifs pour une cuisine généralement piteuse, et qui vient d’être reprise, rénovée, mais dans un style qui dépare assez peu avec ce qui fut ici avant. Il y a ce nom qui sent l’Italie de pacotille, cette devanture rutilante, à la fois taupe et argentée, l’accueil plus gentil que pro. C’est tout neuf, pourtant, cela s’appelle le Florenza (et non Firenze!), comme son homologue de la rue Tardieu dans le 18e. Le gérant, gentil tout plein, est égyptien, sa collègue de salle algérienne. Ils ont « mangé » votre réservation de ce midi. Qu’importe, on s’assoit. C’est l’été, on est en famille et on se rit des catastrophes annoncées.
Les légumes grillés avec roquette (mais une mozzarella un brin caoutchouteuse) sont même honnêtes, comme d’ailleurs la pizza Margherita qui constitue, elle, une divine surprise avec sa pâte fine, son joli goût tomaté, sa mozza élastique, mais savoureuse. Les spaghetti à la bolognaise sont, eux, beaucoup trop cuits, ceux façon carbonara sont nettement mieux – mais pourquoi ces traits de balsamique inutiles sur les bords de l’assiette? Les lasagnes – très crémées et carrément lourdingues – ne sont franchement pas terribles.
Les desserts (tarte au citron meringuée du jour, glace straciatella, mousse au chocolat) sont issus de correcte industrie. Les vins transalpins, eux, de fine extraction (comme le Plato de la Tenuta Fertuna servi au verre ou le Lodai du même domaine) constituent la petite perle – inattendue – sur le gâteau.
On a oublié de parler de la déco genre lounge dans les tons gris, des prix pas bêcheurs. On a croisé Pierre Palmade – nous sommes ici dans le quartier des théâtres – venu régler une dette ancienne, et à qui on demande de poser pour la photo devant la maison. Mais il se défile gentiment: « je viens d’arriver, vous comprenez que je ne veuille pas cautionner cet endroit »… On le comprend!



















Je travaille juste à côté du restaurant je vais tout les midis manger la bas .accueil ,service ,cuisine et pizza sans faute .depuis qu’ils ont change le chef. Plats du jour délicieux .,la pâte de pizza très fine et goûteuse les desserts fait maison .une belle sélection de vins italiens .rapport qualités prix .un endroit à recommander. C’est ma cantine maintenant
Cher Gilles, vous adorez visiblement l’Italie, sa cuisine et sa culture, alors, de grâce, n’écharpez pas sa langue : spaghetti est du genre masculin (uno spaghetto en v.o. et non una spaghetta !) au même titre que ravioli (un raviolo) et tortellini (un tortellino). De ce fait, même si les pâtes sont trop cuites, les spaghetti, eux, ne sauront être eventuellement que trop cuits (ce qui, de toute façon, reste rédhibitoire pour ce genre de mets !).