Paris 16e : Lili, chinois séducteur

Article du 5 mai 2022

Découpe du canard laqué © GP

On vous a tout dit de cette belle maison chinoise au cadre séducteur sur le mode shanghaïais années 1930, dédiée à une cantatrice mythique et légendaire, dans les tons rouges, avec ses notes de jaune et de bleu, son mobilier laqué, ses hautes fenêtres diffusant une douce lumière. Le lieu charme, la cuisine aussi. Le chef Dicky To est un natif de Hong Kong, ayant travaillé au Peninsula de Tokyo. Il est veillé de près par le chef exécutif du Péninsula, David Bizet, qui a la haute main, sur les produits français et européens de haute tenue qui confère à ses mets exotiques une qualité évidente. L’étoile, qui manque encore au prestige de la demeure, semble toute proche.

Dim Sum © GP

Le service, largement franco-français, est attentif. Le sommelier Florent Martin, qu’on vit jadis au George V, trouve les liquides adéquats pour arroser ces mets fins, vifs, épicés et même pimentés  On démarre avec la sélection de dim-sum (les ravioli vapeur cantonais)  dit « à quatre maiss » aux saveurs un brin francisées (bouillabaisse , bœuf bourguignon, artichaut barigoule), mais aussi les plus traditionnels « Ha Kao » aux crevettes et pousses de bambou ou « Sui mai » aux crevettes à la volaille, champignons shiitakés, avant l’échine de porc « pluma ibérique » laquée au miel d’une tendreté exceptionnelle.

Pluma iberique © GP

On souligne la qualité du canard laqué (avec une tendre et savoureuse volaille d’origine hollandaise!), à la pékinoise en deux services, d’abord avec ses crêpes fines, sa sauce aux haricots noirs un brin miellée, la craquante peau laquée du volatile, puis son second service avec sa viande sautée aux légumes en aigre doux. On goûte ensuite (et tout se partage aisément) le bœuf (de Salers) sauté sauce poivre noir, puis les grosses crevettes frites aux sept parfums avec ail et piment, le tout flanqué d’un délicieux riz parfumé au jasmin et sauté au foie gras et bœuf au riz soufflé.

Service du riz au boeuf et foie gras © GP

On achève sur de subtils desserts (noix de coco, biscuits épicés à partager, mangue pochée dans son jus tapioca et coco ou pana cotta et fruit du dragon et sorbet citron au coulis litchi) valant le détour. Le tout s’accompagne d’un thé au jasmin de la maison Jing au goût fumé, mais aussi d’un saké de la maison Iwamura « Junmai Ginjo », puis d’un formidable madère qui escorte le canard, le « Sercial » 2002 de la Maison Blandy’s, sans omettre un rouge givry 1er Cru Servoisine 2018 de chez Joblot avant de terminer sur une boisson de santé : le Kombucha, créé avec la maison Archipel, infusé de clémentine corse. Un délicieux voyage !

Mangue pochée dans son jus tapioca et coco © GP

 

Lili au Peninsula Paris

19 avenue Kleber
Paris 16e
Tél. 01 58 12 66 05
Menus : 68, 83 (déj.) €
Carte : 80-120 €
Fermeture hebdo. : Dimanche & lundi
Métro(s) proche(s) : Kléber, Boissière
Site: www.peninsula.com/fr/paris/hotel-fine-dining/lili-cantonese-chinese

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Publié le 5 mai 2022 par
Catégorie : Coups de coeur, Restaurants Tags :

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