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Akrame

« Paris 8e : l’Akrame nouveau est arrivé ! »

Article du 9 octobre 2017

Akrame Benallal © GP

Il est l’homme des métamorphoses, n’en finit pas de surprendre, a fait son come-back l’an passé dans ce qui fut un temps sa table « pop up », après les temps deux fois étoilés de la rue Lauriston. Dans un cadre rajeuni, renouvelé, Akrame Benallal mérite plus que jamais sa réputation de créateur impétueux, d’artiste singulier, d’esthète du goût. Chez lui, l’assiette a du goût, de la couleur et du nerf.

La salle © GP

Service de la pastèque au pastis © GP

Pas de tricherie d’ailleurs, dans son nouveau décor, le virtuose a placé désormais la cuisine à l’entrée de la salle et une table du chef permet d’admirer la gestuelle qui exécute de jolis tours comme des astuces magiques, comme ces préliminaires que sont les crackers concombre et petit suisse, papier végétal et anguille fumée ou pastèque et pastis, sans omettre l’assez culottée et délicieuse île flottante à la tomate et amande.

Crackers concombre petit suisse © GP

Ile flottante de tomate et amande © GP

Couteaux, amarante, voile de lait © GP

Après? L’iodé, l’audace, le marin, le terrien, à travers l’huître passion, vodka et quinoa, les couteaux avec amarante et voile de lait, le splendide saint pierre aux oignons grelots, épinard et coeur de palmier fumé, l’huître avec citron caviar, vinaigre à l’échalote et goudron végétal en guise de « trou normand », enfin le craquant ris de veau au pistou d’herbes, dont l’estragon, et son jus, le filet de boeuf au tartare de betterave et cacao, enfin le granité au limoncello dit « ice citron », histoire de se requinquer avec les desserts.

Saint-pierre, coeur de palmier, épinard © GP

Ris de veau, estragon © GP

Huître citron caviar ©  GP

Truffe, lait, praliné, compotée de fraises, crème fenouil et chocolat blanc ou encore fraise et chocolat blanc comme une douceur d’enfance font des fins de repas exquises. On n’oublie pas les jolis vins au verre (meursault les Narvaux de Chavy-Chouet, costières de Nîmes du Domaine Galus), ni les exquises madeleines, in fine, qui indique que ce diable d’Akrame a toujours mille bons tours dans son assiette.

Ice citron © GP

Compotée de fraise, fenouil, chocolat blanc © GP

Truffe, lait, praliné © GP

Akrame

7, rue Tronchet
Paris 8e
Tél. 01 40 67 11 16
Menus : 65 (déj.), 120, 150 €
Horaires : 12h-14h, 20h–22h
Fermeture hebdo. : Samedi, dimanche
Métro(s) proche(s) : Havre-Caumartin, Madeleine
Site: www.akrame.com

Akrame” : 1 avis

  • Pierre

    plats inventifs et de très bonne facture. Imprécisions dans le service.

    Accueil (1er ressenti vu du client) moyen avec un hôte d’accueil au téléphone pendant quelques minutes qui ne met pas en attente son interlocuteur (engueulé copieusement devant nous – une entreprise de télésurveillance visiblement) pour nous saluer et nous aiguiller vers la salle…

    Passage devant la cuisine ouverte et arrivée dans la salle.

    J’invitais mon père et malheureusement c’est lui qui a reçu le menu avec les prix (le serveur aurait dû demander qui invitait…). Maladroit.

    Menu dégustation à 160 euros commandé. Rien à redire sur la cuisine, inventive et bien exécutée dans l’ensemble.

    Pas mal de promesses sont annoncées au client (je vous laisse deviner de quel vin il s’agit. Une surprise se cache dans l’assiette, etc…) mais après avoir terminé ledit plat ou le verre de vin en question, le serveur ne nous dira jamais de quelle surprise il s’agissait ou de quel vin il était question…

    Serveurs sympathiques. Le chef était en train de déjeuner (avec des amis ?) dans la salle à l’entrée du restaurant mais n’a jamais pris le temps de venir saluer et discuter avec qui que ce soit dans la salle du restaurant… De plus, cuisine ouverte oblige (avec l’odeur de friture pas toujours agréable), le chef assis dans son siège tançait vertement ses employés par moment. Personnage qui n’a pas l’air particulièrement sympathique.

    Au global belle expérience mais service à revoir.

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Akrame