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Hôtel de l’Abeille

« Bons baisers d’Orléans »

Article du 9 octobre 2010

Gare d'Orléans © GP

Trop proche de Paris, pas assez près du circuit des châteaux, Orléans, avec sa grande forêt alentour, ses bords de fleuve langoureux, ses vieux hôtels, son riche patrimoine religieux et civil, ses maisons médiévales, ses avenues aristocratiques, est une belle oubliée de la Loire.

En une heure dix à peine, depuis la gare d’Austerlitz, on gagne sa gare moderne. Celle des Aubrais est aussi celle des carrefours à ses lisières (« le Comte de Paris descend d’Orléans par les Aubrais« , se moquait jadis l’avocat extrême-droitiste Tixier-Vignancour).

La cathédrale et les travaux du tram © GP

La place du Martroi et la statue de Jeanne qui délivra – c’était le 8 mai 1429 – la ville alors aux mains des Anglais est son symbole. Le nom de sa pucelle légendaire lui reste attaché. « Que reste-t-il à ce dauphin si gentil ? Orléans, Beaugency, Notre Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme… « , disait la comptine.

La ville a su digérer l’histoire, les destructions de la dernière guerre – une partie du centre a été reconstruite à l’identique. La cathédrale, avec ses hautes tours rondes, règnent sur elle comme une vigie. Alentour la Loire, fleuve royal, charrie le beau souvenir des mariniers.

C’est là, souvenez-vous, qu’Alain Corneau tourna « Police Python », avec Yves Montand, Simone Signoret,, François Périer et la belle Stefania Sandrelli. C’était en 1975 déjà. Même si le fleuve est toujours avec ses levées, ses îles, sa douceur abritant, dans ce film sombre, une tragédie noire.

La marque des crues face à la Loire © GP

On peut venir à Orléans le temps d’un week-end ensoleillé goûter les gourmandises au coing local (le cotignac) ou aux fruits (génoise, macarons), savoureux, à une terrasse, le temps qui passe, regarder la ville se reconstruire – nous sommes dans les travaux de la seconde ligne de tram -, attendre la prochaine crue de Loire et lorgner, près de la future médiathèque moderne, le cours du fleuve roi.

Hôtel de l'Abeille © GP

Pour y dormir au charme, on choisira l’Abeille que cache une façade champêtre comme une invite. Le salon est cosy avec ses tableaux et ses meubles anciens, les chambres soignées avec leurs toiles de Jouy. Le patron, qui est paysagiste, a mis du coeur dans la demeure. On imagine cet hôtel à Londre, au cœur de Kensington. Mais nous sommes à deux pas de la gare, autant dire à quelques lieues de Paris.

Tourisme à Orléans: http://www.orleans.fr/ et http://www.tourismeloiret.com/

Hôtel de l’Abeille

64, rue Alsace Lorraine
45000 Orléans
Tél. 02 38 53 54 87
Chambres : 48-98 €
Site: www.hoteldelabeille.com

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Publié le 9 octobre 2010 par

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