Le Boulingrin
« Reims: éternel Boulingrin »
Cette brasserie Art-déco, avec ses fresques sur le thème des vendanges, ses banquettes joyeuses, ses patères en cuir, son grand comptoir pour l’apéro, constitue un monument local, face au marché –classé- du Boulingrin. Bernard Victor-Pujebet a remis le lieu à la mode et tout semble comme dans les années 1920. La cuisine joue les bons standards du genre avec dextérité.
Il y a les huîtres vives, iodées, salées, de Saint-Vaast, le fromage de tête maison à volonté, comme la belle terrine de hareng mariné à l’huile d’olive servies avec des pommes chaudes auxquelles un rien de vinaigre balsamique donnent une tenue sapide et légère. On ajoute les tartares soit nature, soit « César », c’est à dire poêlé aller/retour, puis le registre d’abats où la maison excelle, avec le foie de veau au vinaigre de framboise, la marmite de tête de veau ravigote et pommes vapeur ou encore la bavette d’aloyau avec son gratin dauphinois.
In fine, le soufflé glacé aux biscuits roses rappelle opportunément qu’on est bien à Reims. Comme la carte des vins qui propose des « bruts sans année » à prix peu bêcheurs. Les vins au verre, du bordelais ou de la vallée du Rhône, permettent à l’addition de demeurer fort sage…












