Lapérouse
« Le renouveau de Lapérouse (Paris 6e) »
C’est un  lieu chargé d’histoire, où le temps reste suspendu sous les stucs, boiseries, gravures et autres miroirs magiques qui décorent avec intimité les petits salons XVIIIe. La grande salle a vue sur la Seine, mais c’est bien les petits salons avec les miroirs gravés par les cocottes qui passèrent là des heures mémorables qu’il d’abord faut revisiter en priorité.
La maison eut trois étoiles, de 1933 à 1969, sous l’égide de Roger Topolinski. Pascal Barbot et Patrice Rohat, aujourd’hui rois de l’Astrance, y passèrent un temps, en duo directeur, avant de connaître la gloire rue Beethoven. Une jeune équipe s’affaire, aujourd’hui, à lui redonner son lustre. Aux fourneaux,  Jean-Sébastien Pouch, qui travailla sous l’égide d’Eric Fréchon au Bristol et qu’on vit un temps au Caméléon de Jean-Paul Arabian, joue la cuisine fine, légère, brillante avec des produits au top, de jolies cuissons, de belles alliances. Découvrir cette demeure mémorable, c’est venir lui rendre visite. Le menu du déjeuner à 45 € (trois plats et vins compris) est, bien sûr, l’affaire du moment. Mais le lieu vaut assurément la redécouverte pour ce qui s’y joue en catimini.
On ajoute les beaux vins choisis avec justesse par le jeune sommelier Mehdi Zerizer, qu’on vit un temps au Beauvilliers montmartrois (mercurey blanc du château de Chamirey, volnay clos de la Pousse d’Or, parfaitement en condition, avec du fruit, de la mâche, mais aussi de la fraîcheur, par ces temps caniculaires), plus un service, réglé comme du papier à musique, qui ouvre la porte de votre salon comme au théâtre, on jouait de Labiche ou de Feydeau. Un peu d’imagination avec en plus de votre goût naturel, et vous aurez là tous les ingrédients qui refont de Lapérouse un des grands « classiques » de Paris.













Un cadre magnifique, et une honte. Franchement. Nous avons pris le menu dégustation, une mascarade de bout en bout, tant au niveau de la construction des plats, des cuissons ou des assaisonnement. J’aime toute sorte de cuisine, qu’on ne me taxe pas de passéiste ou snobinard de l’assiette. J’aime autant la cuisine de bistro que l’avant garde. Mais là , non. Des portions minuscules, des cuissons pas du tout maitrisées, une viande arrivée froide… C’est la seule fois de ma vie dans un restaurant à (bien, bien) plus de 30 € que j’ai eu envie de partir -que dis-je, de me barrer- avant même la fin du plat. Comment, mais comment peut-on facturer ça aussi cher? Même le vin vendu 5 fois son prix! Et l’autre question, c’est comment peut-on même conseiller ce restaurant? Je ne vous trouve même pas léger là -dessus, Monsieur Pudlowski, je vous trouve coupable. Quand je pense au plaisir que j’ai pu tiré de repas chez Michel Bras, au Kitchen Gallery, même chez Fernand, dans des registres différents, et ça… La perlouse est une sorte de Waterworld gastronomique. Un nanard culinaire honteusement surfacturé et prétentieux dans un cadre magnifique.
Bonjour,
Je viens de déjeuner à Lpérouse….j’en sors enchanté.
Le chef a de l’audace dans cet « endroit mythique et chargé d’histoires »
Nous avons pris la formule déjeuner, et je vous avoue que nous avons été étonné de la qualité et de l’intérèt porté à la matière.
des associations de saveurs bien dosées, équilibrées.
Franchement, Bravo à l’équipe et bonne chance pour l’avenir.
frédéric Balbous