La belle vie selon Guitry par Jacques Pessis

Article du 17 juin 2018

Le 24 juillet 1957 disparaît Sacha Guitry. A travers lui, c’est toute une époque qui disparaît. Ou plutôt que fait revivre Jacques Pessis avec brio en évoquant, sur une seule journée, la vie du cher disparu, son univers familier, son génie du bon mot, ses 60 jours de prison à la Libération, mettant en scène ses familiers comme ses (nombreux) détracteurs. Tandis que sa veuve et cinquième épouse, Lana Marconi reçoit les condoléances des uns et des autres, notamment celles de Marcel Achard narquois, de Michel Simon éploiré ou d’Albert Willemetz complice, que Robert Lamoureux et Jean Piat se souviennent de ce qu’ils lui doivent, le tout-Paris de la presse, de la radio et de la RTF naissante s’agite pour dénicher derniers bons mots et scoops authentiques. Jacques Pessis, à qui on doit déjà maints ouvrages sur des personnages étonnants du spectacle, de Charles Trénet à Pierre Dac, de Joséphine Backer à Dalida, retrouve le charme des années cinquante, de la folie de l’après-guerre, dans le milieu des lettres et du music-hall. C’est à la fois dense, riche, érudit, bouillonnant, passionnant. Comme une ode nostalgique au Paris éternel.

Sacha Guitry, c’était la belle vie, de Jacques Pessis (Librairie Vuibert, 17,90 €, 232 pages)

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Publié le 17 juin 2018 par
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