Les Petits Plats
« Les Petits Plats (Paris 14e): Ã table! »
Le voilà le bistrot qui nous manquait, drôle, sympa, authentique, rafraichi dans son jus, avec ses airs 1900, jouant de ses stucs, de ses patères, de ses miroirs, de ses moulures. Il y a le bar en fer en cheval, les salles qui se chevauchent, les tables serrées qui permettent la complicité, les assiettes rigolotes, les grandes ardoises indiquant vins et mets. La joie, le sourire, la gaîté… Voilà qui nous change des branchés mal embouchés, des cadre zen et empesés, des Glou et des Mets Gusto, ma purge d’hier soir!
L’ambiance est à la convivialité non feinte. Mon voisin de table bavardait des tables du pays basque, comparait Biarritz (qu’il trouvait en baisse) avec San Sebastian (qu’il adore), dégustait le givry de Joblot et un petit alcool de derrière les fagots, offert, in fine, par la maison. Mais je m’égare. Nous sommes là chez Alexis Minot, qui tient jadis le Zo dans le 8e, rue de Montalivet. Et qui a réuni un team solide comme un pack de rugby, dont un chef qui fit ses classes, jadis chez Le Divellec et au Jules Verne.
Nous voilà donc dans un lieu qui a une âme, avec une équipe jeune, enthousiaste, drôle, jouant le pas cher, le sage, le raisonné. Il y avait ce midi une formule à 15€, avec velouté de lentilles, plus filet de julienne au beurre blanc, sans omettre la terrine de campagne du moment sur la place, à déguster au bar, comme ça, juste pour le plaisir et la bonne faim. Le sauvignon de JM Penet à Oisly et le bourgogne pinot noir de Noellat à Vosne Romanée qui passaient comme des lettres à la poste faisaient des accompagnements de choix.
J’oublie l’essentiel? Les mets du moment, avec leur générosité et leur maladresse presque tendre: le carpaccio de veau, tranché un peu trop épais, quoique fort bien assaisonné, le velouté de céleri, un peu trop crémé, mais savoureux. Plus les plats qu’on peut prendre en grande ou petite portion, ce qui a pour effet aussi de diminuer la note. Lotte au four, avec son jus de daube et ses endives caramélisées, pieds et paquets, joliment tomatés servis en cocotte Staub avec des pommes fondantes.
Et enfin l’amusant « éclair/paris-brest », mixant en une seule pâtisserie originale, la pâte à chou de forme allongé et une légère crème au beurre pralinée. L’addition est douce, l’ambiance bonne, le périph’ à deux pas, avec déjà des envies de vacances. Bref: que demander de plus à la vie?

















Très peu pour moi, accueil moyen, cuisine simpliste, confort nul, bruit de fond qui prend le dessus, seul la qualité de la « cave » sauve le déplacement. Le bas de page de l’addition est dans l’air du temps mais dans la quartier et a prix égal mon choix est fait, je vais ailleurs. Dommage le concept est bon. Ce doit correspondre a la boboisation de l’environnement. Un effort sur la carte serait un vrai plus. Courage, l’avenir appartient aux amalgames sympathie/cuisine/vie de quartier. Je laisse 6 mois pour constater (ou non) la capacité à perdurer.
Comment parler de ce restaurant sans utiliser le mot bonheur, je ne saurais…
Merci Gilles! L’accueil est parfait, la déco très sympa. Le chef Mickael Streiff revisite des plats traditionnels comme la ta tête de veau en un « cromesquis de tête de veau, sucrine, gribiche légère » (10 euros), et bien puisque ça rime profitons-n le cromesquis est exquis! la tête de veau panée surprend très agréablement le palais et permet une redécouverte du plat préféré de notre ancien président Jacques Chirac!
Ce qui est très sympa c’est aussi de pouvoir choisir soit le plat copieux ou pour un peu moins cher la versio, plus petite (2/3 en quantité et doc 2/3 du prix) c’est pratique qiand on souhaite prendre une entrée et un dessert sans finir avec le ventre d’Astérix.
J’ai suivi par une daube de sanglier et mousseline de céléri roti (en plat moyen 12 euros), parfaite, délicieuse, la viande était idéalemet cuite se détachant facilement sans se déliter à la première mastication, c’est ainsi que l’on reconnait une daube bien cuite non?
Mes amis ont préféré une crépinette de lapin, foie gras pignon gratin de courges (20 ou 12 euros), et ont eu l’air d’apprécié à en juger par le vide intersidérale de leur assiette en fin de repas!
nous avons accompagné ce déjeuner d’un vin sobre, dans les 14 euros le pichet si es souvenirs sont bons, mais la maison propose également une très belle gamme de vins rouges et blancs à des prix très accessibles.
Le dessert fut une golden rotie fromange blanc safran (dans les 10/14 euros), une grande première que cette pomme cuite fourrée au fromage blanc qui se laisse déguster avec plaisir et fondant
bref un déjeuner impeccable, une redécouverte, un service charmant, tout ce qu’on attend d’un bon restaurant abordable et qui soigne sa clientèle. Merci Gilles, voici encore un établissement classé dans mes favoris!