> > > > Le Bon Georges

Le Bon Georges

« Paris 9e: le bon Georges vu par l’excellent Didier »

Article du 3 mars 2015

Notre avocat gourmand, Didier Chambeau, a adoré le bon Georges, la neuve bonne pioche de la Nouvelle Athènes…

Anton et Benoît © DC

Anton et Benoît © DC

A l’angle des rues Saint Georges et d’Aumale, là où se situait l’excellent Dell’Orto, qui ne serait tenté de pousser cette porte entrouverte, d’écarter comme au théâtre les lourds rideaux en velours rouge pour découvrir un presque authentique bistro parisien, du neuf avec du vieux chiné dans les brocantes, deux salles dont l’une en contrebas, parquet d’un coté et carrelage de l’autre, quelques vieilles pierres grattées, une longue banquette en velours marron, des tables en bois et piétements en fonte, un tableau noir au mur avec la carte en détail , une patine dont on sait qu’elle est récente mais qui a bigrement du cachet.

La salle © DC

La salle © DC

Le sympathique Benoît Duval Arnould, gouailleur mais pas trop, la tête d’un bon élève à la ville comme à la scène, passait enfant ses vacances à la campagne où ses grands parents lui apprenait à « manger peu mais bon ». Le produit chevillé au corps, il a fait d’une passion un métier, transformant cette trattoria en un bistro comme on les aime pour tomber sous le charme de ce décor. Derrière les fourneaux, le fidèle Anton Guillon, un ancien des Enfants Rouges puis de l’œnothèque. Une cuisine du marché toute de fraîcheur, des plats mijotés à l’envi, pâtés à la viande, terrines, hure, foie gras, petit salé, carbonnade, bœuf mironton, et des poissons selon la marée.

Butternut en mousseline ©  DC

Butternut en mousseline ©  DC

Le style maison? Une cuisine mi bourgeoise mi bistrotière où rien n’est laissé au hasard, des produits choisis par le passionné Benoît, des volailles des frères Dandieu ou de Pascal Cosnet à l’agneau de la ferme d’Emilie, les légumes de chez Joël Thiébault aux fruits des Vergers Saint-Eustache, des fromages de Martine Dubois ou de Céline Deleu dans sa boutique « au bon beurre », et le pain de chez Landemaine. Et puis la part belle au bœuf de l’ami Alexandre Polmard, blonde d’Aquitaine maturée 8 à 12 semaines, achetée sur pied pour servir les côtes, le rumsteck, le plat de côte et tous les morceaux goûteux.

Sole de l'ile d'Yeu © DC

Sole de l’ile d’Yeu © DC

Butternut en mousseline, sot l’y laisse et champignons boutons en persillade, une entrée douce et gourmande ou le très convoité pâté à la viande, truffes et jus de volaille, une entrée canaille qui ne peut que plaire. Si on aime le cru, le carpaccio de Polmard servi sur planche est incontournable, si on préfère le cuit, se diriger tout droit sur le steak, cuit bleu ou saignant, morceau du jour, fondant, goûteux et grillé comme il faut. On peut faire raisonnablement light avec une sole de l’ile d’Yeu, d’une taille généreuse tarifée fort sagement. Le tout agrémenté au choix de frites maison, de purée de panais, de navets boule d’or, ou de carottes étuvées.

Pâtéà la viande © DC

Pâtéà la viande © DC

Ce soir là, il y avait la tête de veau gribiche ou le pigeon « Mesquer » juste rôti, un pigeon qu’on aime d’amour tendre … et qui semblaient faire d’heureux gourmands aux tables voisines. Les desserts sont dans la même veine dans le registre bistrotier : poire belle Hélène avec une glace turbinée vanille ou noisette couverte d’un onctueux Valhrona, la tarte Tatin, le sablé glace vanille, crème de cassis, whisky et marrons. La carte des vins sélectionnée avec doigté compte plus de 220 étiquettes, l’ami Georges faisant presque pâlir d’envie l’ami Nicolas … Succès assuré pour faire de cette table la référence du bistrot des copains, surfant sur des produits AOC avec des fournisseurs passionnés pour un rapport qualité-prix très sage dans sa catégorie.

Steak © DC

Steak © DC

La clientèle du midi qui fleure le quartier sympa croise celle du soir qui, pour sûr, viendra de plus loin pour goûter l’authentique, et se dire qu’on peut être fashion sans forcément être victime. Vous l’aurez compris, on a aimé.

Tarte Tatin © DC

Tarte Tatin © DC

Le Bon Georges

45, rue Saint Georges
Paris 9e
Tél. 01 48 78 40 30
Menus : 19 € (déj.)
Carte : 43-55 €
Horaires : 12h15-14h30, 19h15-22h45
Fermeture hebdo. : Samedi
Site: www.lebongeorges.com

A propos de cet article

Publié le 3 mars 2015 par

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

Le Bon Georges