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La Boule Rouge

« Un petit tour à la Boule Rouge (Paris 9e) »

Article du 16 avril 2012

Raymond Haddad au service du vin © GP

C’est un petit coin à part, dans Paris, un lieu de la nostalgie, comme un point bleuté et ensoleillé, sis à deux pas des grands boulevards. Enrico Macias y mange chaque jour, lorsqu’il est à Paris. Pierre Benichou y est fidèle pour l’après-théâtre. Bertrand Delanoé, natif de Bizerte, vient y goûter le « complet poisson » et les photos de Sarko, Dati, Lellouche, Fillon, qui y ornent un tantinet les murs indiquent que ce n’est pas là seulement un restaurant, mais plutôt une ambassade non dite, un club, une parenthèse.

Michel et le service des salades © GP

La Boule Rouge, en effet, est hors du temps. Avec sa fresque sur le thème du désert, sa façade rouge, sa clientèle rieuse et fidèle, ses bouteilles de rosés et de gris qui défilent sur les tables, elle figure, depuis plus de 30 ans une institution tranquille de la cuisine juive tunisienne de qualité. Raymond Haddad a créé l’établissement en 1976. Il est relayé en salle par le drolatique Michel qui a un faux air de Bibi Netanyaou. Mais veille sur la demeure avec coeur, achète les meilleurs produits chaque jour et jette après le dernier service du soir ce qui n’a pas été consommé.

Salade de radis © GP

Son acte de foi? Ce sont ces beaux poissons présentés entiers, daurade royale, bar sauvage, loup de Méditerranée, mérou comme à la Goulette, belle sole de 6 à 800 grammes, thon maigre ou gras, rougets qu’on proposera en friture, mulet qui sera grillé ou « en complet » avec son œuf. La carte ressemble une offrande à la Tunisie des origines. Natif de Nabeul, où son père était épicier et sa mère cuisinait pour la famille et les amis le vendredi soir, il a fait de ce restaurant une sorte de petit temple guilleret de la nostalgie, comme entre le Cap Bon et Hammamet.

Minina © GP

On sert le thon à l’huile avec la mechouia, la salade de radis, la minina (un soufflé de poulet aux œufs, qui se pratiquait jadis avec la cervelle), le brick au thon, les merguez, le couscous loubia (les haricots blancs) aux grains de paradis, le boeuf tomaté au camoun (le nom oriental du cumin) avec ses fèves, ses croquettes de pommes de terre, ses petits pois, les boulettes à l’anis, la ganaouia (qui sont de petites courgettes), le psal (oignon), l’akoud (les tripes, avec leur sauce tomatée au cumin) ou encore le couscous bkaïla (aux épinards et haricots) du vendredi. Le samedi mid, car la maison est estampillée casher, on sert le poisson malin (un mérou réchauffé).

Thon et mechouia © GP

En dessert, il y aura les fruits de saison, les pastèques, les raisins, les fraises ou le melon, mais aussi la pâtisserie traditionnel, les makroutes ou les oreilles au miel. Bref, voilà un lieu ouvert à tous ceux qui veulent simplement découvrir une cuisine authentique, une ambiance joyeuse et des plats qui ont le goût du soleil, de la franchise et de l’amitié.

Boeuf au Kamoun © GP

Croquettes de pommes de terre © GP

La Boule Rouge

1, rue de la Boule-Rouge
Paris 9e
Tél. 01 47 70 43 90
Menus : 40 (vin c.) €
Carte : 40-55 €
Horaires : Jusqu'à 23h30
Fermeture hebdo. : Dimanche
Fermeture annuelle : Août

A propos de cet article

Publié le 16 avril 2012 par

La Boule Rouge” : 7 avis

  • Norbert haddad

    Le meilleur restaurant tunisien de Paris et cacher.
    On y mange ce qu’on aime.
    Je connais depuis 35 ans et rien à changer
    À ce qui critique il faut aller au mac do

  • Carballeda

    Je le déconseille… Décoration désuète. Viande mauvaise et pauvre en quantité.. Service déplorable… Accompagnement des viandes frites surgelées ou spaghettis ou endives… Quelle belle représentation de la Tunisie… Et j’évite le sujet des prix (une HONTE)… Enrico marcias ne doit pas être servi de la même façon ni manger les mêmes plats… Une anarque…

  • Jalila Ben Mbarek

    Une ‘kémia’ généreuse, une bonne ‘Pkaila’, un accueil chaleureux et une ambiance très conviviale… ça vous donne l’envie d’y retourner et très vite !

  • Ellouze

    Accueil hésitant alors que le restaurant est à moitié vide. Kemia quantité correcte qualité moyenne. Spaghetti Et couscous maison: très copieux mais le bon goût attendu de la cuisine tunisienne n’est pas la. Serveur aimable mais qui pousse à la consommation.

  • Ce qu’on est en droit d’attendre c’est autre chose que la lecture du menu avec 2ou3 effets comme le camoun ». On y apprend juste que c’est un restaurant people mais pour moi les gens ci-dessus nommés ne sont pas une garantie de qualité. Comment le poisson est-il cuisiné ? Parlez un peu plus de ce soufflet qui a l’air intéressant… C’est ce genre de choses qu’on est en droit d’attendre d’un critique gastronomique.

  • Michel

    La ganaouia n’est pas faite avec des petites courgettes maiz avec du gombo aussi connu sous le nom de okra

  • Stephanie

    Ce n est pas salade de radis mais de navets!

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La Boule Rouge