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Reims : le Boulingrin, comme hier

Article du 10 novembre 2021

Le service © GP

On croit la connaître par coeur, cette brasserie Art-déco, avec ses banquettes joyeuses, ses patères en cuir, son grand comptoir pour l’apéro. Et pourtant ce monument local, face au marché – classé – du Boulingrin a déménagé. Miraculeusement, Bernard Victor-Pujebet, le patron, a pu transplanter sa demeure, son bar, une partie de ses fresques sur le thème des vendanges, après conflit avec son ex-propriétaire, retrouvant sur deux étages, l’atmosphère et le décor des années 1920, au rez de chaussée et au premier étage d’un immeuble de la même époque, quasiment en vis à vis de l’original.

Les huîtres de Saint-Vaast © GP

Le service est identique, avec ses tabliers noirs siglés au nom du lieu, son ambiance débonnaire et relaxe, ses prix raisonnables, sa cuisine qui joue toujours les bons standards du genre avec dextérité. Il y a les huîtres vives, iodées, salées, de Saint-Vaast, le hareng mariné à l’huile d’olive servi avec des pommes chaudes, la salade d’endives aux noix, les deux tartares, soit nature, soit « César », c’est à dire poêlé aller/retour, puis le registre d’abats où la maison excelle, avec la tête de veau ravigote et pommes vapeur ou encore l’andouillette de Troyes, estampillée des 5 A, servie avec ses frites croquantes.

Andouillette sauce moutarde © GP

On boit là-dessus la joyeuse syrah « la Champine » signée Jean-Michel Gérin et on achève sur un nougat glacé aux fruits confits en se disant que la tradition a du bon. Accueil aimable, même tard, lorsque le TGV qui rallie Paris à Reims en 45 mn arrive à 13h45  alors que la gare est à deux pas …

Nougat glacé © GP

Le Boulingrin

31, rue de Mars
51000 Reims
Tél. 03 26 40 96 22
Menus : 25 (déj., vins c.) 33 €
Carte : 35-50 €
Fermeture hebdo. : aucune.
Site: www.boulingrin.fr

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Publié le 10 novembre 2021 par
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Reims : le Boulingrin, comme hier” : 1 avis

  • jean-luc Jolivet

    Bonjour Monsieur. J’ai bien connu La Brasserie Leleu de 1959 à 1962. J’étais à l’époque apprenti charcutier (14 ans) chez mon maître Parmantier Marcel, avenue Jean-Jaurès. Je faisais les livraisons en charcuterie plusieurs fois par semaine le matin très tôt. Les serveurs étaient habillés en costume trois pièces, cravate. Quel personnage Monsieur Leleu René-Maurice-Louis, son épouse et les deux filles jumelles Leleu. L’hiver à chaque livraison avec mon vélo à panier, comme récompense et pour me réchauffer c’était un Viandox plus une ou deux pièces de 20 centimes, pourboire que je donnais à ma patronne en rentrant. A la fin du mois mes pourboires m’étaient donnés avec mon salaire en liquide, c’était très dur mais c’était la belle époque. Merci Monsieur.

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