Montpellier : la Canourgue ou les Pourcel en version simple

Article du 22 octobre 2021

Jacques et Laurent Pourcel © GP

On ne sait plus depuis combien de temps on attendait leur retour – cinq ans, dix ans, peut être – les voilà, en tout cas, en pleine forme… Les jumeaux magnifiques, qui accrochèrent jadis trois étoiles au fronton de Montpellier sont à nouveau sur le devant de la scène. Pour saluer leur redémarrage en fanfare dans l’ex hôtel de ville qui fut et demeure l’hôtel Richier de Belleval, rien de mieux que venir se faire fête dans leur « bistrot » dit la Canourgue, du nom de ce quartier chic, aristo et champêtre où ils ont élu domicile.

Le patio et la verrière© GP

Jacques et Laurent Pourcel, sages et turbulents à la fois, frondeurs et traditionnalistes, voyageurs et  sédentaires, sont à nouveau les meilleurs ambassadeurs du Languedoc-Roussillon mué en Septimanie, selon le voeu jadis de Georges Frèche, bouillonnant maire de Montpellier, Césarillon de l’Hérault, qui vit éclore leur jeune gloire. Une bonne introduction à leur bel univers (on reparlera de leur splendide hôtel qui met du contemporain dans de l’ancien avec talent, recherche, gaité, de leur grande table, de leur bar), le mieux est de prendre à la Canourgue.

Cromesquis et tempura © GP

Le patio sous verrière a du chic, avec ses hauts volumes, ses fauteuils confortables, ses tables bien mises. Le service, certes, fait encore ses gammes. Les serviettes en papier, certes, ne sont pas dignes d’un tel lieu raffiné et ambitieux. Mais on est prêt à tout pardonner. Les prix des menus (38, 48 €) sont raisonnables et la prestation est plus qu’honnête : finement séductrice, mariant les saveurs d’ici et celles d’ailleurs, l’Occitanie et l’Orient si proche.

Terrine de lapin © GP

Des exemples ? Les tapas à grignoter en liminaire, comme le houmous, pois chiches et pita, les cromesquis de pied de veau et foie gras, la rouelle d’encornets en tempura et yaourt grec aux herbes, puis la jolie terrine de lapin aux cèpes, avec sa salade craquante et sa vinaigrette au jus de cèpes, les saint Jacques rafraîchies à l’avocat et segment d’agrumes, la soupe de potimarron aux éclats de châtaignes et ricotta aux herbes ou encore le pavé de loup rôti, haricots coco, coques, sauce chimichurri.

Saint-jacques, avocat, agrumes © GP

On n’oublie pas les jolis couplets carnassiers que constituent le filet de canette avec sa  purée de panais, sa pomme rôtie, sa sauce dolce forte ou encore le filet de bœuf en croûte de champignons, la purée aux cèpes, les cèpes rôtis. Et les jolis desserts, comme l’éclair vanille et noix de pécan caramélisées, la tarte au citron comme un finger avec son biscuit au citron confit ou encore le biscuit chaud à la châtaigne avec sa crème anglaise à la vanille.

Loup, cocos et coques GP

Les vins de tout le grand Midi suivent, comme le blanc « l’âme des pierres » d’Aniane ou encore son vin rouge XD de la terrasse d’Elise, servi au verre, comme, côté vallée du Rhône, l’admirable « syrah de papa » du maestro Stéphane Montez. L’ambiance est gaie, drôle, relaxe et tout l’Hérault a déjà élu le lieu comme QG gourmand offrant des agapes de choix selon un excellent rapport qualité-prix. Vive la Canourgue! Vivent les Pourcel retrouvés !

Desserts © GP

La Canourgue à l’Hôtel Richer de Belleval

place de la Canourgue

34000 Montpellier

Tél. : 04 99 66 18 18

Menus:  38 (formule), 48 €.

Fermeture hebdo. : aucune.

Site : www.hotel-richerdebelleval.com

 

 

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Publié le 22 octobre 2021 par
Catégorie : Coups de coeur, Restaurants Tags :

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