Casino Victoria

« Grasse : la table gagnante du Casino »

Article du 17 novembre 2017

Une table de casino pleine de charme qui redonne du lustre à Grasse: Alain Angenost, notre correspondant de la Côte d’Azur, nous dit tout.

La façade © AA

Fermé depuis sa liquidation judiciaire, prononcée le 2 mars 2015, le Casino manquait à la capitale des parfums. Il a a rouvert il y a trois mois après un an de gros travaux d’embellissement. Ses nouveaux actionnaires ont répondu à un drastique cahier des charges afin de redonner à cet établissement le lustre qu’il mérite. Baptisé Victoria, en mémoire à la reine d’Angleterre qui a longtemps séjourné dans la ville et a marqué de son empreinte bâtiments, lieux et place, il se pare d’un restaurant de qualité ouvert midi et soir.

Julien Thivend et Jean-Jacques Maisondieu-Laforge © AA

Avec à sa tête Jean-Jacques Maisondieu-Laforge, l’emblématique directeur de salle du Moulins de Mougins de la grande époque, le lieu va vite faire parler de lui. Parti dans les îles pour ouvrir et gérer des restaurants, voilà ce personnage charismatique de retour en terre azuréenne. Il en a ramené un look décontracté, mais aussi un chef passionné. Natif du Beaujolais, enfant de vigneron des côtes du Rhône, Julien Thivend a effectué ses classes au Château de Pizay à Saint-Jean-d’Ardières, puis s’est affirmé à l’auberge doublement étoilée le Cep de la regrettée Chantal Chagny à Fleurie.

Nouilles sautées aux crevettes © AA

Artichauts à la barigoule comme chez Roger Vergé © AA

Passé par le Sénégal, où il a travaillé à Dakar et Saint-Louis, Julien Thivend est revenu en France via Divonne-les-Bains, puis fut, quatre ans durant, le chef de la Brasserie Théodore à Lyon. C’est en ayant rejoint son meilleur ami, chef de la Créole Beach au Gosier en Guadeloupe, qu’il fait la connaissance de Jean-Jacques qui l’embarque dans son nouveau challenge. Veillant avec un soin jaloux à l’élaboration de la carte, celui-ci privilégie une cuisine aussi bien méridionale que voyageuse.

Les larmes du tigre © AA

Pappardelle au homard © AA

Que ce soient les produits de la mer ou de la terre, ici, le congelé n’a pas sa place. Du frais, rien que du frais et les viandes viennent de France, mis à part le Black Angus d’Irlande. Même le pain qui vient de chez le boulanger voisin est cuit maison. Quel plaisir en ce milieu de novembre de profiter d’une terrasse ensoleillée à la vue panoramique des reliefs jusqu’à la mer. Moment idéal pour débuter avec une poêlée de girolles fraîches suivie d’un œuf pané au sésame noir, émulsion de Colonnata ou des artichauts en barigoule façon Roger Vergé.

Poitrine de cochon confite © AA

Poêlée de giroles ©  AA

Avec les larmes du tigre (à pleurer de bonheur!) que l’on peut choisir en entrée ou en plat, comme les nouilles sautées aux crevettes (Pad Thaï), c’est l’Asie dans ce qu’elle a de meilleur qui s’invite à nos papilles. Le retour sur les rivages atlantiques ou méditerranées, comme sur la terre ferme se fera à coup de pappardelle au homard et jus de carcasses réduit, de filet de cabillaud et son jus de viande ou de poitrine de cochon confite et sa polenta légère et croustillante,  qu’on escorte d’un fringant Crozes-Hermitage Les Paillanches de chez Ogier. Seul petit reproche : le badigeon (inutile) de vinaigre balsamique façon pattes de mouche sur chaque assiette, ou presque…

Paris-Brest au craquelin © AA

On achèvera ces plaisirs gourmands sur un Paris-Brest au craquelin avant d’aller aux machines à sous dépenser quelques sequins. Bar à vins et à cocktails, grande terrasse et salle avenante avec vue mer, canapés accueillants, plats dignes d’un gastro avec des prix très sages, il y a vraiment là de tout pour satisfaire les épicuriens et les autres…

Vue panoramique terre-mer © AA

Casino Victoria

1 montée du Casino
06130 Grasse
Tél. 04 92 42 46 11
Menus : 48 (vins c.) €.
Carte : 45-65 €
Fermeture hebdo. : Lundi, dimanche

A propos de cet article

Publié le 17 novembre 2017 par

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

Casino Victoria