Le Voltaire
« Le Voltaire (7e): un classique qui a la peau dure »
C’est un classique hors mode, dans la demeure où décéda Voltaire. Les Académiciens français en ont fait une de leurs cantines secrètes. Il y a le côte café avec plat du jour et celui plus gastro, feutré, boisé, vénérable et respectable. Jacques et Antoine Picot, père et fils, veillent sur ce lieu double avec ferveur, tandis qu’un service à l’ancienne bichonnent les habitués.
Ce qu’on goûte là ? Du classique sans surprise, exécuté avec sérieux par un ancien de chez Serge à St Ouen. La salade de champignons de Paris à l’huile d’olive, l’oeuf mayo « James » proposé rituellement à 0,90 € (alors que côté café, il est 2 €: allez y comprendre quelques chose), les quenelles de turbot maison, la darne de saumon béarnaise, le sandre au beurre blanc, les belles pièces de viandes, les frites croustillantes, les jolis légumes d’accompagnement ne font que des heureux.
Il y aussi les framboises fraîches, la tarte Tatin, la poire pochée. Plus les grands bordeaux, dont ce château Chasse-Spleen 2006 qui mérite bien son nom. Seul hic: l’addition, qui, hors l’oeuf mayo, joue dans la cour des grands… Ps: Un détail, Antoine Picot est le sosie presque absolu de Philippe Geluc. Mais ne lui demandez pas des nouvelles du Chat ou de signer une BD. On lui a déjà fait le coup en Belgique et ça l’agace…















