Césarée : Amos, Helena, Debby et les autres

Article du 8 janvier 2020

Amos Sion © GP

Césarée? On y vient pour les ruines romaines, la beauté du site, le champ de courses antiques et le grand théâtre face à la mer, plus le musée nouvellement créé dans d’anciens entrepôts multiséculaires, bref la découverte historique, touristique et heureuse. Mais la gourmandise n’y pas oubliée avec Helena, la table panoramique et fort soignée ten »ue depuis seize ans par Amos Sion. Cet ancien de l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern, associé avec Uri Jeremias, alias Uri Buri d’Akko, est soutenu en salle par son sommelière d’épouse, qui vinifie pour le voisin Margalit de Binyamina-Giv’at Ada et conseille les crus du moment avec prestance.

La fougasse © GP

La cuisine? Végétale, maritime, piquante, séductrice. On aime ainsi le velouté de topinambours (qu’on nomme, en anglais, « artichauts de Jérusalem »), la salade de fenouil, pamplemousse, pomelo, fromage de brebis et pistaches, façon « salade grecque » nouvelle manière ou encore le maigre mariné à l’arak, avec betterave, amandes, persil et crème d’aubergine qui font des entrées pleines de tonus.

Maigre à l’arak et à la betterave © GP

On n’oublie pas au passage l’exquise fougasse maison servie avec huile d’olive, balsamique et jus de grenade, ni les poissons de haute tenue comme le bar caramélisé au miso servi dans sa papillote, flanquée de légumes verts, style pois gourmands, ni le croustillant en pâte à philo de crevettes sauce bisque relevée de pastis au goût de fenouil.

Crevettes en pâte à filo © GP

Là dessus , le Margalit blanc dit « Optima » (chardonnay 80 % et 20 % margalit) au joli nez floral, mais à la bouche un brin acide (quoique sur le poisson, l’acidité fasse un complément de choix comme un support astucieux), et ne titrant que 11,5°, ou encore le rouge « Paradigma » (50 % syrah, 30 % grenache, 20 % mourvèdre) qui semble cousin d’un châteauneuf-du-pape sous ses belles allures charmeuses, mieux structuré, avec, il est vrai, 14,5 °, passent tout seuls.

Bar caramélisé au miso © Gp

En dessert, on ne loupe pas la star maison: une glace à la tehina (crème de sésame), avec halva, biscuit feuilleté, sirop de datte. Mais le malabi au lait d’amande, façon panna cotta israélienne, que les Libanais nomment « mouhalabié », n’est pas mal vu. Un petit reproche, pour une table de belle tenue : les serviettes en papier. Mais il est vrai que la maison brasse du monde…

Glace à la tehina © GP

 

Helena

au port
Césarée
Israël
Tél. +972 (0)4 610 1018
Carte : 40-70 €
Horaires : 12h-23h
Fermeture hebdo. : Ouvert tous les jours

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Publié le 8 janvier 2020 par
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