Les derniers jours d’Amiel par Roland Jaccard

Article du 12 septembre 2018

Une gajeure tenue, une prouesse littéraire : faire tenir les derniers jours d’Amiel en moins de 140 pages, alors que le personnage, citoyen genevois, diariste illustre, universitaire discret, citroyen anonyme, bavard intarissable, eut besoin de pas moins de 17000 pages pour coucher sa vie dans son journal, qui sera publié, bien après sa mort, en douze volumes. Roland Jaccard, séducteur, dandy et voyageur autour de sa chambre, à qui on doit maints ouvrages d’introspection, redonne v vie à Amiel, son égotisme, sa belle faculté d’analyse, son style limpide, clair, intemporel. Il se coule dans le moule de son modèle, contant son mal-être, ses difficultés à refuser le monde tel qu’il va, les belles enjôleuses qui l’entoure, qu’on ne sait plus trop si on lit du Jaccard ou du Amiel. Chapeau l’artiste!

Les derniers jours d’Henri-Frédéric Amiel, de Roland Jaccard (Serge Safran éditeur, 140 pages, 16,90 €).

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Publié le 12 septembre 2018 par
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