Fleur de Sel
« Sarralbe: un p’tit air d’Italie en Moselle… »
Un miracle ou une auberge ? Les deux, mon général ! Voilà dans la commune de Sarralbe, en Moselle, mais en lisière du Bas Rhin et de l’Alsace Bossue, dominée par l’usine Solvay, dont le charme de l’habitat n’est pas le fort, une halte qui vaut assurément le détour.
Aux commandes : Vincent Letzter, natif de Strasbourg, dont le père Johnny, tenait jadis le Bœuf Mode, place St Thomas et dont l’oncle Wilfred tient toujours le Caveau de Bischtroff-sur-Sarre, a fait d’une maison de rien du tout (le Restaurant de l’Albe) sur le bord de route nationale un QG gourmand avec son cadre plaisamment rénové et coloré, plus quelques belles idées du Sud.
On vient ici pour le plat du jour du midi, l’ardoise du moment et les idées de saison ou de raison. Herminia, son épouse, commente et explique les plats du moment avec verve et passion. La cuisine se révèle discrètement méditerranéenne, voire italienne, avec ferveur. Ancien du Buerehiesel à Strasbourg, de Jean Schillinger à Colmar, chez Guy Savoy et chez Senderens, passé, durant dix ans durant, au National Lucerne, puis au Lausanne Palace, Vincent a appris les saveurs de l’Italie heureuse aux côtés d’un chef français, installé en Helvétie, mais passionné par toutes les saveurs de la Botte et notamment de la Sicile.
Installé en lisière d’Alsace, il nous ferait confondre les bords de Sarre avec un coin de l’Adriatique. L’amusante panacotta de petits pois en amuse-gueule, le fin carpaccio de poulpe au citron, avec sa roquette et sa tomate confite, la papa al pomodoro, comme en Toscane, avec sa fleur de courgette frite, la salade d’artichaut (légèrement frit et demeuré croquant) et de roquette avec jambon de Parme, la tomate et la mozzarella de bufflone mariées au basilic font des entrées pleines de fraîcheur et de vivacité, très italiennes d’esprit.
On embraye encore sur tagliatelle faites maison à la machine à pâtes, accordées, aux girolles et aux légumes du moment, comme d’exquis petits pois, en taquinant le quasi de veau aux gnocchi de légumes, sans omettre le joli et insolite mariage rustico-raffiné du ragoût de homard et de la tête de veau, comme on le vit jadis à l’Auberge de l’Ill, qu’on relève ici de sauce curry et de noix de coco.
Les desserts emballent sans mal à coups de mille-feuille aux fraises, sacher torte au chocolat revu à l’abricot et encore moelleux aux amandes façon streusel, avec sorbet à l’abricot. Les vins jouent sur le même ton, avec le crozes-hermitage de Combier ou le saint joseph de Cuilleron, tous deux très syrah et pleins de fruit, sans omettre les beaux vins d’alsace de chez Dirler-Cadé (joli pinot gris Bux, muscat de Dopff au Moulin), entre autres. Et l’on sent bien que Patrick Schilling, ancien sommelier de l’Arnsbourg, devenu courtier en vins en Bourgogne, veille les choix maison d’assez près.
Bref, on peut se faire plaisir ici à tous les prix. La petite formule du jour (à 13,50 €) qui proposait, l’autre jour, la soupe froide de tomate, le rumsteck à la sicilienne (tomate, poivrons, aubergine, céleri branche, raisins secs et pignons) et l’île flottante, représente un bel exemple de ce qui se propose ici.
La Fleur de Sel ? « La » table du moment à découvrir côté Moselle en sa pointe Sud-Est.























Mouai,
14.50 euro pour un bol de salade au amande avec une dizaine de perche genre panée,qq patates et deux boules de glace comme dessert,sa fait cher
D autant que ça les vaut pas.
Après pour ceux qui on les moyens peut être
Bonjour !
Un peu d’humour Madeleine !!! Je suis de Sarralbe moi aussi et dire que le paysage local est peu engageant est ironique …. On a quand même vite fait le tour de cette petite ville, soyons honnête.
Quant au resto cité, je n’y suis pas encore allé mais au vu des photos (Sacher Torte -abricots entiers et glace à l’abricot- = miam miam), je ne vais pas tarder à réserver !
Bonjour,
Suite à votre article du Républicain Lorrain…je vous écris au nom d’une population outrée par vos propos.
Pourquoi dire, que notre petite ville, où je suis née, ne paye pas de mine, ou dont le charme n’est pas le fort ou, comme dit madame Boulanger le paysage local est peu engageant? Avez-vous déjà visité notre ville: « cathédrale » de la Sarre,musée des têtes,moulin,etc…Pourquoi M. Letzter est-il alors venu s’ installer dans notre ville?
Son prédécesseur,restaurant de rien du tout( Restaurant de l’Albe),comme vous dites,avait une Marmite d’Or et une cuisine raffinée!! Il y a des façons de dire les choses…
Toujours d’après votre article, la SACHER torte se fait à base d’abricot et n’est donc pas revisitée!
A chacun son avis sur ce restaurant, moi j’en ai un autre mais je m’abstiendrai par respect pour la clientèle.
J’ai également envoyé un mail au magazine du Républicain Lorrain en souhaitant des excuses par voie de presse de votre part.
Cher Maxime, vous avez mal interprété mon propos ; au travers de ma remarque je voulais simplement signifier ma satisfaction de voir ce restaurant cité dans le blog de M. Pudlowski, dont l’avis, et vous en conviendrez j’en suis sûre, permet à bon nombre d’établissements souvent méconnus du public, d’apparaître à leur juste valeur dans les médias. Je ne connais pas personnellement M. Pudlowski et ne lui voue aucun culte particulier, rassurez-vous.
@Nathalie Boulanger- Lol, Mr Pudlowski est le Saint Père par chez vous, ou quoi? On l’aime bien le Pudlow mais de là à attendre avec impatience son avis, il ne faut pas virer fou! Il y’a une vie en dehors du Pudlow. Bref, le plus important c’est que c’est une table qui délivre (y suis allé à 2 reprises). Pas besoin du Pudlow pour s’en faire une idée: munissez vous dun bon palais et ca devrait aller!
Bonjour,
C’est avec impatience que nous attendions l’avis de M. Pudlowski sur le restaurant Fleur de Sel à Sarralbe, qui mérite vraiment une mise en lumière. Nous sommes ravis de constater que votre avis rejoint le nôtre. Cela fait deux ans que ce restaurant est devenu une adresse habituelle pour nous. Nous y trouvons une cuisine authentique, sans chichis où les produits de saisons sont à l’honneur. Bravo à ce couple dynamique, qui réussit à imprimer au quotidien un coin de ciel bleu dans un paysage local peu engageant.
Cordialement,
Nathalie Boulanger