Mes tables de prédilection et de découvertes, bonnes, géniales, décevantes, simplettes ou captivantes
Christophe Dupouy, jeune landais revenu au pays après avoir travaillé dans une pléiade de tables stars (Ducasse à Monaco, Oger à la Villa des Lys à Cannes, Sarran à Toulouse, Ruffet à Pau, Arrambide à St Jean Pied de Port) détient la toute neuve étoile de sa ville. Ce bon technicien rond et bonhomme anime […]...
On connaissait Jean Coussau, avec son frère Jacques, tenant l’institution terrienne et familiale de Magescq : celle du Relais de la Poste. Le voilà, désormais, installé à Hossegor, face à la mer, à côté de la Fédération Française de Surf, mais sans délaisser la maison mère Magescq. Les deux maisons sont reliées, via la cuisine, par […]...
Le Divan à Mont de Marsan : c’est comme le métro à Paris. Tout le monde y vient, est venu et y reviendra. Henri Emmanueli, le président du Conseil Général, y vient en voisin, comme les joueurs du stade Montois qui y ont leur rond de serviette. Aux commandes de ce lieu centenaire ? Bernard Etcheberry. Cet […]...
J’ai oublié, l’autre jour, en évoquant les tables du carrefour Bac et ses perles gourmandes, de vous parler de Gaya. Tout-Paris, à commencer par BHL et les siens, qui y viennent en voisin, viennent y goûter des mets marins raffinés délivrés par une équipe efficace et complice. Le bonheur? Il peut être au bar, avec […]...
Grandes Landes sauvages, avec ses pins qui ploient sous les assauts du vent, belles Landes de l’éco-musée de Marquèze, avec ses demeures à colombage, si joliment reconstituées, noms chantants, comme des arènes de corrida, de Peyrehorade, de Mont de Marsan, Landes de Chalosse, sinueuses, riches, fertiles et douces, qui procurez le bien être vers Eugénie […]...
Un guide, c’est une équipe. Il y a ceux dont on parle (moi, bien sûr). Et puis ceux qui me donnent plus qu’un coup de main et qu’un clin d’oeil. Mangent pour moi, ne lésinent pas sur les calories, ne musèlent pas leurs envies. Je vous parlais l’autre jour de Didier Chambeau et de Jean-Pierre […]...
Il est toujours chez lui, n’est pas parti en vacances, continue de promouvoir son menu du déjeuner à 26 €. Lui, l’aubergiste le plus obstiné de Paris (pour ne pas dire le plus râleur et le plus casse-pied). Son Caméléon reçoit à midi le tout-Paris qui vient se faire fête au moindre prix. Le fantaisiste […]...
Je vous énumérais ce matin quelques unes des bonnes tables ouvertes le dimanche. J’oubliais celle d’Antoine Heerah, qui a repris le Beauvilliers montmartrois pour en faire une table franco-mauricienne de classe. Il y a le cadre néo-années 1960, tout charme et un brin vintage, le service qui va de l’avant, la carte des vins pleine […]...
Le restaurant du dimanche, ce pourrait être un genre en soi. Il y a les brasseries débonnaires, monumentales et familiales, reines de la choucroute et de la tête de veau (Jenny, Bofinger, Balzar, Vaudeville, la Lorraine, Gallopin, André, j’en oublie…) qui veillent, quelque soit le jour de la semaine. Les lieux chics, ouverts a giorno, […]...
Jean-Christophe Lajeunesse, qui a travaillé chez Ducasse, en salle, à la Cour Jardin du Plaza, et Teddy Gillot, venu lui aussi du groupe Ducasse, mais passé aussi au Meurice, ont rajeuni l’esprit de ce vieux bistrot parigot qui a gardé sa patine. Le lieu, avec ses stucs et ses banquettes, a été conservé dans son […]...
J’ai connu Pascal Yar il y a 20 ans au moins. Cet aubergiste débonnaire, souriant et rondouillard, officiait chez Goumard rue Duphot. On le vit aussi chez Gaya, dans la même rue, puis, côté 7e et rue du Bac au Gaya. Le voilà à son compte depuis près de 4 ans, installé avec une discrétion […]...
Je sais, le nom du lieu est ambigu: Kobus, c’est le patronyme de l’Ami Fritz, dans le roman d’Erckmann-Chatrian. Mais qui s’en souvient – à part vous et moi? Bref, en revenant chez Eric Kuhn, qui tint jadis l’Amphitryon, rue des Charpentiers, puis l’Ami Fritz, précisément, au cœur de la Petite France, on s’attendrait à […]...
Je suis encore sonné des 300 mains à serrer, des joues à embrasser, des discours de remerciements. On a fêté hier en grandes pompes, avec les DNA (Francis Hirn, Dominique Jung), André Lorentz des vins Kipfel à Barr et Daniel Irion, nabab de la brasserie d’Obernai (la Cloche et le Bugatti Bar c’est lu aussi) […]...
Je l’aime bien Bruno Cutrupi. Il m’avait bluffé, il y a un an, par son élégance et sa modestie, sa propension à me faire prendre la Bruche pour un affluent du Pô. Ce Strasbourgeois d’origine calabraise, qui tient une table d’apparence banale – la Fontana – dans un bourg industrieux sis entre Strasbourg et Molsheim […]...
Pour me persuader que Strasbourg bouge, évolue, sans se complaire dans l’orbite winstub (même si j’aime ça!), je suis allé redécouvrir la Casserole. Eric et Marylin Girardin, qui sont les étoilés discrets du cœur de la capitale alsacienne, sont restés drôles, sympas, souriants, modestes, comme ils le furent, au temps où je les découvris. Eric, […]...
C’était la winstub intégriste du triangle d’or du genre. Il y avait Yvonne la plus chic, le Clou la plus mondaine, enfin ce Heilich Graab, en alsacien dans le texte, avec son (exquis) patron revêche, son vieux poêle, son registre simple mais bon. Les Lauck avaient pris leur retraite. La maison fut gérée un temps […]...
C’est une maison exemplaire, pile à la porte de l’Alsace, avec son service parfait, ses tables soignées, son complexe hôtelier et balnéaire paradisiaque. Un lieu légendaire? Sans nul doute, et pas seulement parce qu’on est en Forêt Noire, au pays des elfes, des halliers secrets, des vallées douces et des coucous. Nous voici à la […]...
Il est le plus discret de nos grands voisins gourmands, « le » trois étoiles le plus sage et le plus modeste. Qui ça ? Mais Klaus Erfort. Star de Sarrebruck depuis 7 ans, Grand Chef Relais & Châteaux et trois fois étoilé au Michelin Deutschland depuis 2008, brillant, affable, chef d’instinct et de science, se cachant dans […]...
Evidemment, si vous ne connaissez que St Tropez ou l’île de Ré, le « Krumm' » ne vous dira rien. Voilà l’Alsace Bossue (qu’on nomme « tordue » en dialecte), avec ses vallées douces, ses vergers tendres, son faux air de pays d’Auge à la mode d’ici, entre Moselle et Sarre. Cette Alsace ci, avec ses village-rues, ses demeures […]...
Pourquoi ne pas accepter qu’Hélène Darroze soit au « top » de son style, sans être chez elle ? Bref, pourquoi ne pas lui accorder le même crédit qu’à son maître Alain Ducasse qui lui gère quarante établissements sans assurer sa présence nulle part ? Avec une équipe rôdée, de cuisine, comme de salle, la petite princesse des Landes […]...
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