Les chuchotis du lundi : la famille Arnault rachète le Cap d’Estel, Jason Gouzy installe Pantagruel dans l’ex-Pierre au Palais Royal, à Lyon le Cazenove devient une winstub, Yannick Crépaux fait « street food » au Mont-Blanc de Crans-Montana, le duo d’Itinérance ouvre Mantra à Paris, la 8e édition du Championnat d’Europe des Produits Tripiers, l’envol de Rodolphe Loury au Mas de Pierre, à New-York Daniel Humm abandonne le vegan, le guide des Maîtres Restaurateurs est arrivé
La famille Arnault rachète le Cap d’Estel
Jason Gouzy installe Pantagruel dans l’ex-Pierre au Palais Royal
C’est la sensation gourmande de l’été à Paris. Insatiable et conquérant, Jason Gouzy se sentait à l’étroit dans son fief de la rue du Sentier ne comptant que cent mètres carrés pour moins d’une vingtaine de couverts. Ce rémois de 35 ans, jeune ancien de l’Assiette Champenoise à Tinqueux, du Bristol avec Eric Frechon ou encore du Galopin Rue Saint-Marthe a vu les choses en grand et signe une arrivée tonitruante dans l’ex « Pierre au Palais Royal » de la Rue de Richelieu où il triple sa capacité d’accueil et transpose le bel esprit de son Pantagruel étoilé depuis 2021. Dans ce qui fût successivement le repaire de Jean-Paul Arabian, le Zebulon et l’Aube de Thibaut Nizard, il peaufine son style singulier et son art des assiettes satellites, séduisant à coups d’intitulés rabelaisiens de l’oeuf « pantagruélique » avec riz et poireau, à la déclinaison autour du pigeon de Vendée marié à la mûre et aux fruits noirs sans oublier le melon fricotant avec fromage blanc et piment. En parallèle, au 24 rue du Sentier, Panurge, sa seconde maison, a également décollé sur un registre bourgeois décomplexé faisant valser croquettes d’escargots, vitello tonnato de langue de veau, filet de boeuf au poivre avec algues et millefeuille de pomme de terre ou encore riz au lait au caramel au beurre salé. On vous en dit plus très vite.
A Lyon, le Cazenove devient une winstub
Yannick Crépaux fait « street food » au Mont-Blanc de Crans-Montana
On le suit depuis quinze ans au Crans, le palace de charme de Crans-Montana, où il joue le chef étoilé discret mais conquérant sur les hauteurs de Plan-Mayens. Il a succédé avec succès à son presque homonyme Pierre Crépaud, est devenu le chef à redécouvrir dans ses métamorphoses. Yannick Crépeaux, a physiquement changé. Plus mince, plus jeune, toujours espiègle, ce natif de Melun, formé jadis à Paris chez Guy Martin au Grand Véfour et Christian Constant au Violon d’Ingres, désormais enraciné dans ses montagnes suisses, compose une cuisine drôle, vive, pimpante, dite « bistronomique » le midi, avec ses clins d’oeil aux mets de street-food comme à la tradition. S’il fait toujours gastronomique le soir, revisitant la cuisine valaisanne à sa manière ludique, avec un menu en sept ou dix séquences (de la perche de Loë à la pêche à l’abricot du Valais en kadaïf, en passant par la chanterelle à la livèche), il s’amuse le midi à jouer le cuisinier bondissant, qui s’exerce à l’art du siphon, pratique la cuisine de rue comme les clins d’oeil à la tradition. En vedette, joli à voir, exquis à dévorer comme un plaisir coupable : le kebab d’épaule d’agneau au curry Madras, avec yaourt de brebis, pickles d’oignon rouge, mayo au basilic et ketchup ! Exquis et provocateur dans ce beau cadre soigné avec sa vue sur les cimes voisines son service policé. On en reparle vite !
Le duo d’Itinérance ouvre Mantra à Paris
La 8e édition du Championnat d’Europe des Produits Tripiers
L’envol de Rodolphe Loury au Mas de Pierre
A New-York, Daniel Humm abandonne le vegan
Alors qu’à Paris, Alain Passard poursuit sa révolution en passant au 100% végétal, avec en ligne de mire le titre de premier trois étoiles vegan de France, le précurseur du genre, Daniel Humm fait un pas de côté à New-York. Toujours triplement étoilé, le chef d’origine suisse, natif de Strengelbach en Argovie, formé au Baur au Lac à Zurich, passé au Pont de Brent à Montreux, émigré aux USA d’abord sur la côte Ouest au Compton de San Francisco, puis placé au Eleven Madison Park par le malicieux Danny Meyer de l’Union Square Café et chef-patron de la demeure depuis deux décennies, vient d’annoncer que son restaurant allait progressivement réintroduire poissons, viandes et produits d’origine animale qui avaient été exclus du menu au sortir de la pandémie due au Covid en 2021. Barrières à la créativité du chef, exclusion d’une partie de la clientèle, difficulté du modèle économique : les raisons invoquées sont nombreuses pour justifier une décision pouvant apparaître comme un renoncement. Aux côtés de ses créations végétales, Daniel Humm souhaite notamment remettre à l’honneur l’un de ses plats signatures : le canard glacé au miel et à la lavande. Il se pourrait donc bien qu’à compter du 14 octobre prochain, Alain Passard et l’Arpège concourent seuls dans leur catégorie…
Le guide des Maîtres Restaurateurs est arrivé !
Un guide indispensable faisant la part belle aux cuisiniers talentueux et méritants, au fait-maison comme au goût de nos régions ? Celui des Maitres Restaurateurs, association présidée par notre ami Alain Fontaine du Mesturet, qui vient de paraitre avec un format repensé et qui rassemble plus de 1000 adresses à travers l’Hexagone et l’Outre-Mer. Seul label délivré par l’Etat, rappelons que cette certification exigeante, distinguant bistrots, restaurants, tables gastronomiques françaises comme étrangères, repose sur une trentaine de critères variés portant tant sur l’accueil que la qualité des mets et offre notamment la garantie d’une cuisine entièrement réalisée sur place avec des produits frais et locaux. Grande nouveauté cette année, ce savoureux fascicule se glane dans tous les kiosques de France et de Navarre au prix de 9€90. Un rapport qualité-prix notable pour faire le plein d’idées lors de vos prochaines pérégrinations gourmandes !



















