Mes tables de prédilection et de découvertes, bonnes, géniales, décevantes, simplettes ou captivantes
Je vous en ai parlé en septembre dernier, en évoquant un secret à dévoiler. Ce midi, tout Paris était, là, aux premières loges: Jean-Paul Arabian, qui ferme son Caméléon le dimanche et en profite pour aller voir ses confrères, Eric Beaumard, du V, en famille pour un anniversaire, Patrice Laffont en rupture de Fort Boyard, […]...
C’est toujours la bonne pioche nippone dont on cause en catimini: une table bonne, malicieuse, pas chère, si l’on tient compte de la qualité servie. Le service féminin, assuré par trois jeunes filles souriantes et diligentes, est chinois, mais la cuisine, elle, est de stricte obédience japonaise, sous la houlette du fort discret Kyoichi Kai, […]...
J’ai dû vous en parler deux ou trois fois. Vous ai-je dit que la demeure ouvre tous les jours, sert non stop, le vitello tonnato, le carpaccio, la burrata, les calamars frits, mais aussi toute la théorie de pâtes du moment? Ce samedi: les gros paccheri de Campanie, qui sont des macaroni en plus large, […]...
Didier Chambeau, notre avocat gourmet, a mis la main sur une perle rare: Wim Van Gorp, Belge d’Anvers, qui a créé un bistrot à la française dans un clair-obscur à la flamande. Cela s’appelle comme Chez Maman et c’est le nouveau lieu à découvrir du moment. Allez-y de sa part! Elève d’Alain Ducasse au Plaza-Athénée, […]...
Charmeuse demoiselle cette Lily Wang! Même si elle n’existe pas. Sous cette neuve enseigne (ce fut Nabulione, après les Délices de Sichuan) se cache une équipe de pros malins: Jacques Garcia pour le décor, Jean-Louis Costes pour les finances, avec Régis Finot (Ban Hoï et d’autres à St Tropez, plus Ginger rue de la Trémoille) […]...
A Lyon, où les bouchons ne sont pas seulement des monuments, des conservatoires du patrimoine, des sujets de discussion, des chef-d’œuvres en péril, Joseph Viola, MOF formé à bonne école, passe pour tenir la Rolls du genre. Il y a évidemment plus beau (« Abel, la Voûte d’Ainay »), plus rigolo (« le Café des Fédérations »), plus […]...
Le lieu a l’air anodin. La façade est sans apprêt, la déco ne fait pas la retape. Fichez-vous en. Poussez la porte et entrez: voilà un café, un rendez-vous, un QG, un musée, un conservatoire des belles têtes de la restauration lyonnaise, avec le mur des femmes (de la mère Brazier à Mado Point en […]...
Aux Halles de Lyon Paul Bocuse, son étal/bistrot est le signe que l’esprit de Lyon demeure dans ce temple du bien-manger modernisé. Cet aubergiste bonhomme n’ouvre que le midi, sert tôt le matin, dès sept heures, propose le mâchon, avec gentillesse. On se délecte là de tablier de sapeur, gnafron (saucisson chaud, tranché à cru, passé […]...
Ils sont les nouveaux sages d’Ainay. Carine et Arnaud Leclercq ont remis la demeure moderne, avec sa touche contemporaine de charme, de Raphaël Beringer. Modestes, ils ont dédié la maison à la maman de Carine. Et Arnaud, qui travailla chez les Parvaux à Courchevel (le Pralong 2000) et à Varetz près de Brive (le Castel […]...
Taka Takano est depuis huit ans l’adjoint de Nicolas Le Bec, d’abord à la Cour des Loges, puis rue Grôlée. Le voilà reprenant la maison de son maître, sous sa gouverne, toujours, mais avec une liberté d’esprit accrue, composant des menus qui changent comme des symphonies douées de fantaisie. Le midi, on se laisse faire au […]...
Il a créé l’événement lyonnais du moment, le lieu où il faut être. Ce natif de Loire-Atlantique, rallié au terroir lyonnais depuis plus de trois décennies, qui défila chez les grands pour une formation sérieuse (Bocuse à Collonges, Vergé à Mougins, Outhier à la Napoule, Blanc à Vonnas), est devenu à son tour prof de […]...
C’est la neuve adresse en vogue de la presqu’île: tenue avec une méticulosité sans faille par un « Toque Blanche Lyonnaise » en pleine jeunesse. Natif de St Chamond, formé chez les grands de Lyon (Daniel et Denise au temps de Dardilly, Gauvreau, Lacombe, Bocuse), passé en Angleterre (chez Raymond Blanc, au Manoir des Quat’Saisons), Aurélien Gourrat […]...
Un bouchon de luxe, une table bourgeoise, un lieu accort? Ou un endroit lyonnais avant tout, difficilement définissable: voilà la table de William Jacquier. Ce MOF 1996, formé chez Orsi, Gervais, Pignol, qui est la gentillesse et la modestie même a repris dans la discrétion ce qui fut la maison de Roger Duffaud, autre MOF, […]...
Tout beau, tout neuf ou presque : le Sofitel a fait peau neuve, entre place Bellecour et quais du Rhône. Hall clair, chambres zen, tables chics : la brasserie dite le Silk a remplacé, en version minimaliste et blanche, l’ex-Sofishop, le bar du rez de chaussée sert de la « finger food », celui du dernier étage avec vue […]...
Dans sa rue gourmande, à deux du glorieux Café des Fédérations, le lieu est anodin. On entre. C’est sympa, bonhomme, villageois. Comme avant. La cuisine, comme le décor. Pieds-de-veau avec cocos et museau, cervelas et mâche, betteraves, harengs et lentilles défilent en entrée. Après cela ? Tablier de sapeur, belle tête de veau ravigote, superbe saucisson chaud, […]...
Un (long) coup de chapeau, en passant, à Jean-Paul Lacombe qui a transformé en brasserie à la mode ce qui fut le deux étoiles le plus lyonnais de la ville. Cela s’appelle toujours Léon de Lyon. Même si on rajoute, pour être exact, le mot brasserie devant. La demeure a été créée par le père […]...
Du décorateur de ce bouchon kitsch en diable, on dirait qu’il a le mauvais goût très sûr. Il n’y a, en tout cas, aucune faute de mauvais goût au Petit Flore. Abondance de vieilles plaques, seaux à glace et casseroles en cuivre accrochés aux murs, carafons en abondance, le tout sur une petite surface avec […]...
Le Georges de l’enseigne n’est plus là depuis 1960. On a connu là aussi Michel et France Deschamps qui donnèrent un brin de gloire au lieu. Marc Gorgette, qui a repris ce tout petit bouchon qui n’accueille que 22 couverts avec chaleur il y a trois ans, lui a gardé son bel esprit cosy et gourmand. […]...
Si vous voulez comprendre que le bouchon est un théâtre, allez donc chez Rivoiron. Le grand Yves joue son rôle à la perfection. Il ne se contente pas d’être la grande gueule du bouchon de Lyon. Il harponne le client dès l’entrée de sa maison, donne des ordres en indiquant une table, en imposant ses […]...
Un café, un musée? Les deux, mon général! Ce vrai bouchon comme avant, avec ses banquettes de moleskine, son bar en cuivre et bois, ses murs de crépi, sa fresque « monastique » de 1935, joue les monuments bonhomme. Il plait aisément à tous avec sa jolie mine de rade populaire, propret, soigné à l’envi. Luc Minaire, […]...
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