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Les Lauréats du Pudlo Lorraine 2026

Article du 3 mars 2026

Gloire à la Lorraine et à ses talents gourmands !  Découvrez ci-dessous le palmarès complet du Pudlo Lorraine 2026 dévoilé ce mardi 3 mars à l’hôtel la Citadelle de Metz.  

 

 

Une sélection à croquer dans le dernier numéro de TAG Magazine disponible dans les tables primées et les hôtels et restaurants de la région. 

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Cuisinier de l’année :

Charles Coulombeau – Yozora, Metz

Charles Coulombeau chez Yozora © GP

On le connaissait à Nancy, en étoilé ludique à la Maison dans le Parc. Voilà Charles Coulombeau triomphant à Metz dans l’enceinte du Centre Pompidou. Formé dans les Landes chez Guérard et les Coussau, au Pays Basque chez les Ibarboure, ce Normand voyageur qui a aussi bourlingué au Japon n’a de cesse de peaufiner sa manière. Il a ici donné vie à deux tables singulières sur le mode franco/nippon : Umé, la brasserie contemporaine et Yozora, table gastronomique de haut-niveau. Evoquant le « ciel nocturne » en japonais, cette dernière dévoile, à la manière d’une bulle de verre, un écrin sobre et intime pour une vingtaine de couverts. Charles y démontre tout son savoir-faire en livrant une cuisine d’émotion où les saveurs nippones épousent brillamment celles du terroir hexagonal. La langoustine crue marinée et présentée à la façon d’une tarte, relevée de calamondin et de lait ribot, l’exquis couplet autour de l’agneau avec fleur de courgette farcie et gingembre figurent quelques-uns
de ses morceaux de bravoure. De l’abricot marié à la reine des prés et au miel aux fines mignardises, les douceurs sont elles aussi des succès. Chapeau !

Yozora, 1 Parvis des Droits de l’Homme 57000 Metz

 

Auberge de l’année :

Aux 3 Capitaines, Malroy

Anaïs et Benoît Potdevin © GP

Légendaire auberge sise à Malroy, près de Metz, Aux 3 Capitaines, jadis créée par les frères Nachon, Daniel et Jean-Pierre, puis conduite par leurs disciples Michel Sacksteder et Marcel Moureau, célébrait
de longue date les traditions régionales avec bonhomie et sérieux. La voilà qui renaît sous la houlette d’une pointure mosellane, signant par là même un événement régional. Chef étoilé du K au domaine de la Klauss à Montenach, Benoît Potdevin a racheté la demeure avec son épouse Anaïs. En capitaine avisé, il a laissé la clé des fourneaux à Frédéric Lorrain, présent ici depuis douze ans et qui perpétue l’héritage culinaire du lieu avec doigté. L’aspect d’ancienne auberge est toujours présent, même si l’intérieur a été rénové avec subtilité. Dans un cadre rajeuni, le répertoire met en scène des mets de toujours avec un soin sans faille. Le fromage de tête maison et le solide pâté en croûte au cochon et foie gras cèdent la place à la tête de veau aux deux sauces (vinaigrette et gribiche) et à la volaille à la crème, morilles et vin jaune. Les liquides sont à l’unisson et, pour conclure, les œufs en neige à la crème anglaise et l’exquis parfait glacé à la mirabelle enchantent. Une auberge avec de beaux jours devant elle !

Aux 3 Capitaines 43, rue Principale 57640 Malroy

 

Jeune Cusinier de l’année :

Quentin Pierre –  La Mangeoire, Nonsard-Lamarche

Quentin Pierre © DR

La découverte gourmande et créative en Meuse ? La Mangeoire dans le village de Nonsard, proche du Lac de Madine. Cette table sobre et chic, créée dans une ancienne pizzeria fut jadis une étable et en garde quelques stigmates. Elle constitue désormais le terrain de jeu de l’alerte Quentin Pierre, 28 ans au compteur. Ce natif de Verdun qui a parfait son art à Nancy et Metz, à la Maison dans le Parc avec Françoise Mutel comme à La Lanterne de Célia Bertrand et chez Christophe Dufossé au Magasin aux Vivres, affirme son style et son talent. Il pratique ici une cuisine régionaliste sur le mode engagé avec les meilleurs produits de Meuse en ligne de mire. Les trois menus sont bien balancés et le service pédagogique plein de tact. En témoignent les amuse-bouche telle la quiche Lorraine destructurée à laquelle succèdent les fraîches asperges blanches, œufs mimosa, herbes fraîches ou le superbe foie gras poêlé aux lentilles et écume fumée. La tendre longe de porc avec choux raves en fine rémoulade et oignons en espuma séduit aussi. Et tout le reste est à l’avenant. Etoile en vue.

La Mangeoire 13 rue du bois Gérard/rue de Sorbiez 55210 Nonsard-Lamarche

 

Brasserie de l’année :

Brasserie le 11, Metz

Olivier Rasia © DR

Depuis son ouverture, le succès de cette exquise brasserie messine ne se dément pas. Elle est l’œuvre d’Olivier Rasia, passé notamment par le Martinez à Cannes, Le Gavroche à Londres et le Simplicissimus, une étoile Michelin à Heidelberg, sans oublier un passage chez Ma Langue Sourit au Luxembourg. Sur la belle place du Roi Georges, un lieu affable, d’attente, de rencontres et de gourmandise, mené aujourd’hui sous sa seule signature. La cuisine ? Œuf parfait, confit d’oignons caramélisés, endive braisée à l’orange, tartare d’endives, velouté de petits pois, saucisse de Morteau, canard à l’orange, purée, pommes de terre au four, poêlée de champignons sont pile poil, tout comme l’effiloché d’aile de raie, pommes vapeur et vin rouge. Les œufs en neige ou la brioche perdue séduisent toujours, et la sélection de vins au verre reste particulièrement bien pensée. Avec ses nouveaux horaires, la maison conserve son sens de l’accueil et de la convivialité. Ouverte largement, elle a plus d’un tour dans son sac. Un véritable QG d’amis.

Brasserie le 11, 2, place du Roi Georges 57000 Metz

 

Découverte de l’année :

Le Bistro d’Elo, Verdun

Elodie et Sebastien Louvet © GP

Elodie et Sébastien Louvet ont repris l’Authentique en bordure de Meuse et ont fait de leur « bistrot d’Elo », la bonne table sage du Verdun qui mange. L’ardoise commande au fil des jours et le classique a ici belle mine sous la houlette de la cheffe, ancienne de Philippe Chevrier au domaine de Châteauvieux à Satigny près de Genève et de chez Jacques Boulanger à la Grappe d’Or en Belgique. Sébastien, maçon de métier, devenu l’homme à tout faire passionné de la demeure, du service à la cuisine, accueille avec ferveur. Idées du moment et bon sens de la tradition se mêlent ici à propos. On goûte avec plaisir la terrine aux deux saumons, frais et fumé, avec sa mayonnaise légère, la belle tête de veau sauce ravigote avant d’achever sur la panna cotta à la praline pâtissière de la voisine maison Braquier. Le morgon de Jean-Paul Dubost fait un parfait compagnon tandis que le cadre relax avec terrasse sous verrière près des quais et salle intérieure ornée de gravures et d’un hommage aux poilus d’un peintre ami met vite à l’aise. Une bonne pioche !

Le Bistro d’Elo, 55 quai de Londres 55100 Verdun

 

Bistrot de l’année :

La Popote, Metz

Marine Caillard à la Popote © DR

Le bon bistrot à l’ancienne qui régale les Messins depuis un quart de siècle ? C’est « la Popote », trônant face à l’église Sainte Thérèse et créée jadis par Gérard Combe des Chaumes. Les Caillard-Millon, connus jadis au château d’Adoménil à Lunéville, ont repris le flambeau en famille avec envie. Appuyée par ses parents Stéphane et Catherine, Marine Caillard veille sur la demeure qui délivre une cuisine bourgeoise pleine de séduction. Terrine de cochon, servie sur planche en amuse-gueule, œuf mimosa revisité avec son blanc en neige, généreuse bouchée à la reine, mythique tartare cannibale, onglet à l’échalote, escalope cordon bleu et splendide tête de veau aux deux sauces (vinaigrette gribiche) ne donnent ici que du bonheur avant le glorieux baba au rhum, évidemment maison, comme tout le reste. L’accueil est adorable, l’ambiance pleine d’entrain et le cadre, imaginé à « l’ancienne » et signé du décorateur local, Yves Bauler, dans les années 1990, a été peaufiné et conservé avec joliesse. Une popote dont on ferait bien son ordinaire !

La Popote, 30 rue Clovis 57000 Metz

 

Révélation de l’année:

Anico, La Bresse

Nicolas Girardot et Anita Magdalena © GP

« Anico » : Comprendre Anita Magdalena et Nicolas Girardot. Mosellan d’origine, ce dernier a voyagé dans le monde entier avec sa compagne mexicano-helvète. Après la Nouvelle Zélande et le Japon, ils ont passé un an et demi à la Table d’Edgard du Lausanne Palace, s’imprégnant des rudiments de la gastronomie créative du maestro Edgard Bovier. Les voilà installés à la Bresse, investissant un cadre charmeur et contemporain en lieu et place de l’ancienne Table d’Angèle. En cuisine, Nicolas livre une partition enlevée, vive et délicate. Les menus permettent de s’en tirer à bon compte. La terrine de pintade locale avec sa bisque d’écrevisses, le couplet autour des oignons de Roscoff avec gyoza et citron confit sans omettre le cœur de carré de veau avec chique ne manquent pas de classe. Côté liquides, Olivier Saunal, sommelier et maître d’hôtel, vous déniche avec science le flacon adéquat. En issue, la glace plombière revisitée à la cire d’abeille enchante comme les jolies mignardises. Et si l’on tenait là la future table étoilée des Vosges ?

Anico, 30 Grand Rue 88250 La Bresse

Révélation de l’année:

Le Bout des Canards, Lorquin

Pierre Forst et Pauline Schohn © GP

Le couple qui fait le bonheur des gourmets de Lorquin et de Moselle ? Pauline Schohn et Pierre Forst, elle Lorraine de Sarrebourg, lui Alsacien de Natzwiller, qui ont travaillé tous deux à la villa Lalique de Winger-sur-Moder. Ensemble, ils ont repris une auberge de village qu’ils ont modernisée sur le mode sobre et chic. Guidé par une démarche locavore, Pierre cuisine le terroir proche avec malice tandis que
Pauline, passée en salle chez Haeberlin, Lameloise ou encore Bacquié au Castellet, propose des vins d’ici et d’ailleurs avec sagacité. Au menu : que des choses fines, belles à voir, exquises à déguster et se délivrant midi et soir au fil de menus qui ont su raison garder. Le jambonneau croustillant, avec pickles de graines de moutarde comme l’exquise truite confite de la pisciculture Messang à Abreschviller emballent. Côté sucré, le faux « Millefeuille » de pommes de terre croustillantes agrémenté d’un crémeux passion, chocolat blanc ivoire et d’un sorbet citron rappelle que Pierre a également oeuvré en pâtisserie. Une maison d’avenir !

Le Bout des Canards, 104 rue du Général Leclerc 57790 Lorquin

 

Table Etrangère de l’année :

Timilia, Metz

Giorgia Tartaglione et Olivier Parise © DR

Timilia : le nom d’une antique farine sicilienne mais aussi celui de la neuve table transalpine qui agite le tout Metz. Olivier Parise, natif du cru, et Giorgia Tartaglione, lombarde et milanaise ont travaillé tous deux chez les Mosconi à Luxembourg et signent l’événement gourmand messin avec une table italienne de haut vol. Cinq tables, douze couverts et deux menus qui chantent la Botte et la pasta maison avec ferveur, plus un choix de vins d’exception : voilà ce qui vous attend dans leur adresse hautement séductrice. Tout commence avec un amuse-bouche digne d’une œuvre d’art avant le festival des pâtes fraiche ment tressées et sublimées à grand renfort d’accompagnements raffinés : fusilli au caviar italien, pomme de terre et bergamote de Sicile puis ces agnolotti del plin (« ravioli pincés ») farcis d’osso buco avec gremolata à l’orange, parmesan et jus corsé safrané, petit chef d’oeuvre rustico raffiné. Giorgia aligne les nectars choisis du Piémont à la Toscane alors que le ballet s’achève avec l’irrésistible variation autour du chocolat Grand cru du Pérou. Viva Timilia !

Timilìa, 20 rue Vigne Saint-Avold 57000 Metz

Hôtel de l’année ex aequo :

Le Collet, Xonrupt-Longemer

Le Collet © EZ

A deux pas du col de la Schlucht, qui marque la frontière « vosgienne » entre Alsace et Lorraine, ce chalet hôtel de charme offrait il n’y a guère longtemps un visage plus sage et modeste sous la férule de la famille Lapôtre. Olivier, héritier dynamique, a fait construire une annexe d’importance, qui double la qualité d’accueil du lieu en le dotant d’un spa séducteur baptisé « les Sources de la Meurthe ». Sur quelques 450m2, ce spacieux centre de bien-être abrite une piscine intérieure, un sauna, un hammam, un jacuzzi et un bain finlandais sans omettre des chambres toutes neuves, vastes et aérées. Ces dernières font le coup du charme avec leurs terrasses avec vue sur les Vosges et la forêt. Ski de fond et promenades en raquettes d’hiver succèdent aux promenades d’été et d’automne. Et la demeure ne lésine pas sur les plaisirs gourmands entre la table éponyme menée par Julien Claude et les exquis petits déjeuners maison mettant en scène les meilleurs fromages et charcuteries de la région. Il fait bon vivre au Collet !

Le Chalet Hôtel Le Collet, Col de La Schlucht, 88400 Xonrupt-Longemer

 

Hôtel de l’année ex aequo :

Le Chalet Frère Joseph, Ventron

Le Chalet Frère Joseph © DR

Aux Buttes du Ventron à 900 mètres au-dessus du village, un grand hôtel renaît en lieu et place de l’ancienne demeure de la famille Leduc. Alexandre Keff, à qui on doit le domaine de Montenach en Moselle, a redonné vie au site. Associé à Pierre Singer, promoteur mosellan lui-aussi, il engage de grands travaux, embauche une partie de l’équipe en place, assurant la continuité des lieux. Le Chalet Frère Joseph revit ainsi dans la lignée de l’ancien hôtel avec ses beaux revêtements boisés, ses balcons fleuris, ses matériaux nobles : cuir, bois, tissus et marbre … Il y a un SPA de 900 m2, une vaste piscine de grand style, des cabines de massage, un grand salon de repos. On n’oublie pas la gastronomie soignée, sous la gouverne de Benoît Potdevin, Messin déjà étoilé au K à Montenach, aubergiste d’exception à Malroy, aux Trois Capitaines, qui veille ici sur les deux tables maison : le M et le Comptoir de Montagne, où gastronomie raffinée et régionalisme dansent la sarabande des saveurs. Le luxe « made-in-Vosges » façon Keff se fait à la fois chaleureux et sincère dans un écrin de verdure tutoyant les sommets voisins et exhalant le grand air des Vosges. Le Chalet se doublera bientôt d’un gîte de luxe pour six à huit personnes, formant ce Domaine de Montagne qui est l’événement hôtelier de l’année en Lorraine !

Chalet Frère Joseph, Domaine de Montagne, Route de Frère Joseph, 88310 Ventron

 

Distillatrice de l’année :

Mélanie Demange – Distillerie Maucourt, Marieulles Vezon

 

Laure Demange © DR

Mélanie Demange, qui fût l’assistante de Pierre Maucourt à Vezon, a racheté la distillerie de ce dernier sans rien toucher à ce qui faisait le prix de cette maison d’artisan soigneux. Tout ce qui est ici distillé vient de ses propres vergers. Jolie reine-claude, charmeuse quetsche, poire Williams très prenante ou encore fruité marc de raisin sont là des morceaux choisis. Le point d’orgue est, évidemment, la mirabelle qui se livre en trois ver – sions : rouge rustique, jaune fine ou encore noire extra-vieille. On aime cette belle expression du fruit pur qui laisse longtemps son parfum dans le verre même vide, après boire. De l’or en barre pour une orfèvre de son registre !

Distillerie Maucourt 2 rue des vignerons 57420 Marieulles Vezon

 

Caviste de l’année :

Boire & Manger, Metz

Ludovic Lemercier © DR

Boire & Manger ? La louable enseigne promue par le passionné Ludovic Lemercier. Ce dernier, associé à François Adam de la Vigne d’Adam à Plappeville, a fait d’un ancien café du quartier Sainte-Thérèse une cave à manger de qualité. On vient ici faire son marché, choisir son vin, croquer un morceau, acheter de jolis crus et divers produits d’épicerie, des conserves du Sud-Ouest aux exquises rillettes de poissons de la Manche ou du Finistère. Et côté vins, la maison se révèle bien inspirée avec quelques 250 références permettant de faire le tour de tous les vignobles avec gaité. L’aligoté de Nicolas Maillet, les jolis flacons du domaine des Béliers à Ancy-sur-Moselle, l’exquis Mas Llossannes au Dolmen en côtes catalanes, le splendide rouge Mor – ta Maio signé Antoine Arena à Patrimonio et pléthore de bonnes pioches bordelaises. témoignent de l’éclectisme et de la qualité des choix de la demeure. Pour le solide, charcuteries d’Auvergne, du Pays Basque et d’Espagne, fromages choisis et sardines portugaises composent un voyage gourmand plein d’agrément.

Boire & Manger, 47 avenue de Nancy 57000 Metz

 

Boulanger de l’année :

Jérôme Schwalbach –  La Mine de Pain, Forbach

Jérôme Schwalbach © DR

Jérôme et son frère Joël ont été les premiers frères à recevoir ensemble la récompense de MOF. C’était en 2015. Depuis, ces deux frères boulangers, originaires du pays de Bitche, se sont séparés. Joël a repris la boutique familiale à Rohrbach-les-Bitche, tandis que Jérôme est désormais installé à Forbach à l’enseigne ironique dans ce pays jadis houiller de « La mine de Pain ». Il y propose une grande variété de pains : épeautre, complet, baguette, rustique … On y ajoute une série d’éclairs dont un à la mirabelle dont tous les ingrédients sont mosellans, même le safran qui est produit par Chris & Schengele installés au pays de Bitche. Il est également à l’origine de la recette de la baguette Moselle servie tous les jours aux collégiens mosellans (fabriquée sans OGM ni additifs, à mi-chemin entre tradition française et pain complet, riche en fibres). Gâteau à la cannelle, streusel, nid d’abeille, croissant, « schneck » (escargot ou pains aux raisins, c’est pareil), tarte aux myrtilles, macaron aux fruits rouges, forêt noire et chinois com – plètent une gamme de qualité.

La Mine de Pain, 207A rue Nationale 57600 Forbach

 

Fromager de l’année :

Les Frères Marchand, Nancy

Les frères Marchand © DR

Ils tiennent avec succès en leur table de la Grande Rue. Mais il est bon de revenir à l’essentiel concernant les frères Marchand, ces fromagers experts, rois de la gourmandise nancéienne. Présents à Hong Kong, Singapour comme au Peninsula à Paris, Philippe, Patrice et Eric s’imposent toujours comme les as du bon produit laitier au sein des Halles de la ville. Sur leur stand aux airs de mine d’or, les pâtes fermières affinées au mieux de leur forme et issues de toutes les régions françaises, sont présentes en ordre de bataille. Comté, beaufort d’alpage, chèvres de Loire comme de Provence, langre fermier, roquefort, rare bleu de Termignon, fourme de Montbrison, munster et camembert constituent autant de délicieuses tentations. Parmi leurs signatures, l’exquis chèvre à la rose, créé pour le Peninsula Paris, jouxte le plus régional chèvre des Vosges au miel de sapin. Ajoutons que ces maestros de leur registre ne se limitent pas à l’art crémier. Charcuteries, tourtes et boucherie… Leurs trois stands des Halles sont des caves au trésor qui valent également l’emplette

Les Frères Marchand à Nancy : Marché couvert, Place Henri Mengin 54000 Nancy

Les Frères Marchand à Metz 11, rue Ladoucette 57000 Metz

 

Confiseur de l’année :

Maison Lalonde, Nancy

Marion Noulin © GP

Sise rue Saint Dizier, face au marché de Nancy, la boutique historique de cette emblématique confiserie nancéienne fait toujours office de petit paradis gourmand. Elle est tenue avec sérieux par Marion Noulin, petite-fille de Fernand Bader qui a racheté l’affaire en 1970 à Jean Lalonde. Outre les clas – siques bergamotes, ces bonbons au fruit de Sicile, issu d’un arbre à mi-chemin du poirier et du citron, la maison produit des macarons d’une grande finesse et des ganaches en chocolat de belle tenue (« Stanislas » poire et cacao, « Régent » mariant chocolat caraque et caramel feuilleté ou « Suprême au café » avec couverture au lait et intérieur amer). S’y ajoute toute une gamme de confiseries soignées dont les « Duchesses de Lorraine » et leur intérieur praliné enrobé d’une glace royale vert pistache, les « Chardons lorrains » : confiserie colorée en forme de chardon à base d’eau de vie de framboise, mirabelle, kirsch et de chocolat blanc sans oublier les fameuses « Craquelines », déclinées en neuf parfums avec leur pâte d’amande au beurre aromatisée aux essences de fruits et eaux de vie.

Lalonde, 59 rue Saint-Dizier 54000 Nancy

Vigneron de l’année :

Léo-Paul Liénard 

Leo-Paul Lienard © DR

Léo-Paul Liénard, 28 ans, dont les parents s’illustrent au domaine de Muzy à Combres-sous-les-Côtes, a acquis en 2022 son propre domaine de 4,5 ha. Ses parcelles, exposées plein sud, se situent sur les villages de Hattonchâtel, Creuë et Vigneulles, sur des sols argilo-calcaires et même très calcaires. En conversion à l’agriculture biologique avec un profond respect des sols et de l’environnement, ce jeune vigneron a remis en place les vendanges manuelles, alignant flacons et millésimes de fort belle extraction. Les grandes cuvées vieillies 12 à 13 mois en fût de chêne d’un an – blanc « Les Masrûles » en Chardon – nay, rouge en Pinot Noir du même lieu-dit – rappellent par leur élégance que Léo-Paul a travaillé chez Trapet à Gevrey-Chambertin avant de partir pour le Chili et le Jura. Des vins pétillants blancs et rosés issus de la méthode traditionnelle, fraichement certifiés en IGP Lorraine, sont également produits sur le domaine, tout comme un gris issu de pressurage direct qui pourrait passer, le prix en moins, pour un rosé de Provence nouvelle vague. Un jeune vigneron qui a déjà tout d’un grand !

Creue,  rue des lavoirs 55210 Vigneulles les Hattonchatel

 

Un palmarès à retrouver dans le dernier numéro de TAG Magazine en Lorraine 

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Les Lauréats du Pudlo Lorraine 2026” : 1 avis

  • THONNON

    Bonjour,
    Etant natif de METZ je vous remercie de cette sélection Lorraine.Je ne peux que confirmer le choix du restaurant aux 3 capitaines à MALROY et je ne manquerai pas de faire une visite chez Yozora. lors d’ un passage à METZ. Merci à toute l’ équipe.
    Bien cordialement.

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