Seillonnaz : la Bugey attitude à la Maison Bonnard
Au cœur des vignes du Bugey, la Maison Bonnard cultive avec la même conviction le vin, la terre et l’art de recevoir. Ici, on est accueilli avec le sourire et une vraie gentillesse par Anne-Sophie Bonnard, la vigneronne, tandis que Noémie Chaudet bichonne ses convives avec une cuisine de marché inspirée, généreuse et profondément ancrée dans le terroir.
Le lieu a du chic, du charme. On reçoit à la cuisine décorée avec sobriété. Et l’on dîne et déjeune à la grande table (sur réservation, pour 2, 4, 8 personnes, selon la demande) en faisant confiance à la cheffe autodidacte qui dicte le menu du jour en fonction des arrivages de la saison, des marchés environnants. La grande table d’hôte ou celle pour deux en terrasse sont le lieu d’un repas convivial et savoureux.
L’apéritif donne le ton avec un tacos végétal au shiso et chèvre frais, escorté d’un superbe Montagnieu Extra Brut Blanc de Blancs, élevé 24 mois sur lattes. Sa bulle fine, sa fraîcheur ciselée et ses notes florales et briochées ouvrent l’appétit avec élégance. Suit un poivron farci aux anchois, câpres et olives noires, relevé d’une crème de poivron vert au basilic et d’un sablé à l’olive. Un accord tout en précision avec Les Bonnes, un Chardonnay de vieille vigne, ample, minéral, à la finale saline.
Le cabillaud, entouré d’une rosace d’aubergine et de courgette, accompagné d’un coulis de tomates jaunes, de bourrache, de salicorne et d’une fleur de courgette, trouve un compagnon de choix avec Romananche, pinot noir tout en finesse, aux notes de griotte et de cerise, qui prouve avec brio que les rouges du Bugey savent aussi accompagner les poissons.
Le dessert – compote d’abricot, crème pâtissière à l’agastache montée à l’huile d’olive, sarrasin torréfié et meringue – conclut ce joli parcours tout en délicatesse. Une table vigneronne chaleureuse, sincère et sans apprêt, où l’on vient autant pour les vins du domaine que pour la cuisine sensible de Noémie Chaudet. Une belle façon de découvrir le Bugey dans ce qu’il a de plus vivant.













