Edgar Faure (1908-1988), qui fut quatre fois président du conseil sous la IVe République et ministre de l’éducation nationale sous la Ve, agrégé de droit romain, grand trousseur de petites phases qui font date (« avoir toujours raison est un grand tort » ou encore « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ») […]...
C’était la Maison Jeunet, transplantée ici depuis Arbois, sous la houlette de Steven Naessens. C’est désormais – provisoirement ? – la table du parc, celle du château de Germigney, sous la houlette Julien Durosier, venu du Carmel d’Arbois (l’ancien Hôtel de Paris d’André et Jean-Paul Jeunet). Ce jeune (41 ans) banlieusard, ancien de l’hôtel Costes […]...
Elle, Chiaki Koge, a travaillé quatre ans en cuisine à la maison Jeunet après avoir a été formée à Osaka. Lui, Raoul Habar, a été directeur de salle au château de Germigney. Elle est japonaise, lui français. Et de leur union est née une table pas comme les autres, d’esthétique minimaliste dans une ancienne pizzeria, […]...
Cette maison, on l’a connue il y a bien longtemps, lorsqu’elle s’appelait l’Hôtel du Parc, c’était il y a quatre décennies. Dans le village que marqua jadis ce grand homme de la région que fut Edgar Faure et dont le buste figure devant la mairie, ce château rénové d’abord par les Schön, antiquaires à Zurich, […]...
Une leçon de bistronomie gourmande et arboisienne : voilà exactement ce qu’administrent ici avec passion Jérôme Brousseau et Léa Vuillemin. Leur maison en étage a vue sur la Cuisance à l’arrière et le clocher du bourg. La cuisine est d’un sérieux imparable, bien digne de deux anciens du Paris à Arbois, qui travaillèrent avec Jean-Paul […]...
Pour une pause villageoise à Arbois, une halte au Bistrot des Claquets s’impose. Rachel Gariglio, ex serveuse de la demeure l’a racheté il y a quelques saisons, y mettant tout son cœur. On y vient tôt pour le petit noir du matin et l’apéro du soir, la gentiane et l’absinthe de l’entre deux. Les copains […]...
Dans la belle et fraîche campagne du Jura, au pays des cascades et des vins d’Arbois, ce beau Castel joue les belles étapes gourmandes et les haltes de grand confort au vert. Le bâtiment initial date de 1438, l’hôtel, lui, des années 1990. Pascal Mathieu, qui a fait l’école Ducasse, l’a repris en 2001. Il […]...
Pour qui a connu, il y a quatre décennies – ce fut notre cas – la demeure des Carrion, le choc n’est pas si rude. Voici l’ancien Relais des Monts de Vaux rajeuni, ayant gardé sa structure d’ancien relais de poste un brin agrandi. La maison fut « relais & châteaux », modeste et de campagne, personnel […]...
Sur une place où les fromageries de qualité abondent – on a compté quatre -, au coeur de la capitale du comté, cette maison, créée en 1926 et que dirige une association de coopératives de fruitières qui gère l’affinage de fromages issus du lait collecté par 11 fruitières artisanales du Doubs et du Jura, est […]...
Les jeunes Nicolas et Laurence Zugno qui ont transformé l’ex Monts de Vaux de Polignuy en refuge d’élite – on en reparlera – ne se sont pas contentés de penser au bien être de leurs clients : leur jardin potager jouxte leur spa et le piscine de plein air. Ils les nourrissent ici avec délicatesse. […]...
Christophe Bassard, qui fut cuisinier au palais de Tokyo à Paris a repris cet hôtel moderne des années 1990 qui fut jadis une maison de retraite pour les moines et les abbés de Lons-le-Saunier. Il a en fait une étape simple, bonhomme et confortable, avec ses chambres modernes avec jacuzzi et vastes douches à l’italienne, […]...
Joël Césari, qui est l’étoilé paisible de Dole, n’ouvre plus sa table gastronomique que pour trois services hebdomadaires (vendredi soir, samedi midi et soir). Le reste du temps, ce cuisinier artiste, qui fut le dernier apprenti d’André Jeunet à Arbois, et travailla à Paris, au Dodin Bouffant, chez Jacques Cagna, à la Ferme St Simon […]...
Adieu à Claude Peyrot Un cuisinier de génie nous a quitté la semaine passée dans un assourdissant silence. Natif de Saint-Félicien (Ardèche), en pays vivarais, passé chez Point à Vienne, à l’Oustau de Baumanière et au Lucas-Carton au temps de Mars Soustelle, mais aussi au Ritz et au Fouquet’s à Paris, il était un classique […]...
Le lieu est magique, avec sa vitre gravée à l’acide qui indique « à l’ancien rebouteux » et précise « bistrot à vin » – avis aux amateurs d’eau -, sa belle façade rouge vif dans une rue improbable, au coeur d’un ancien quartier d’artisan, son air de boyau d’autrefois, son zinc d’entrée où l’on s’attarde, verre de Quincy […]...
Cette maison, on vous en a parlé à ses débuts. Elle a vite gagné son étoile et les prix ont fait un bond en avant, l’essentiel de ses propositions se faisant au gré d’un menu séquencé en six temps. C’est joliment fait depuis le pain au levain (de fraise) et son beurre maison (fumé au […]...
On les a suivis à leurs débuts, c’était au temps, pas si lointains, de la Brasserie Bellanger – trois ans déjà ! -, puis on a continué à la Brasserie Dubillot, puis à la Brasserie Martin. Voici leur 4e adresse, cette Brasserie des Près, usant des mêmes codes, avec décor cosy un brin flashy, signée […]...
Dans notre quête des bons bistrots de Paris à l’ancienne, nous avions bien failli oublier celui-ci, que nous fréquentons cependant depuis belle lurette. Il porte le nom de sa rue proche du cimetière de Passy et dédiée au peintre Ary Scheffer. Le lieu n’a pas d’âge, charme au gré de son décor comme dans l’temps, […]...
Ce café de village, on vous avait parlé il y a longtemps. Et notamment il y a deux ans, lorsque la nouvelle génération avait bouleversé la donne, transformant ce « Café du Havre-Andrès-Huardaux » en table gourmande quasi miraculeuse. Le lieu créé par un Normand, marié à une alsacienne, au début du siècle dernier, est […]...
Alain Bernhard, qui a beaucoup bourlingué, de Luxembourg à Périgueux, est revenu en Alsace histoire de faire un retour aux sources. Il a repris une demeure de village, au pied des Vosges du Nord et à deux pas de Saverne où l’on vient se faire fête avec gentillesse, sagesse et modestie. Le cadre, avec ses […]...
C’est le nouveau « bon coût » de Saverne, pile face à la neuve promenade des abords du canal de la Marne au Rhin, avec sa grande terrasse, son intérieur cosy. Pas exactement un restaurant, ni une winstub, mais un bar à vin et un bon coin où l’on sert à toute heure des plats canailles, simples […]...
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Journaliste, écrivain, flâneur professionnel, gourmet vagabond, hédoniste bourlingueur, voyageur sans œillères, poète bucolique et paysan urbain.