L’exotisme le plus proche de Paris: celui qu’offre Bruxelles, première capitale étrangère, à moins d’1h30 en Thalys (1h 22 mn exactement avec 25 a/par jour depuis la Gare du Nord). Les sièges (rouges) sont ultra-confortables. Le petit déjeuner de l’aller, généreux, copieux (avec oeuf poché, jambon, compote de quetsches ou de cerises, yaourt, thé, jus […]...
On l’aime tout de suite, Berne, dès qu’on a franchi l’un des ponts qui mènent à sa vieille ville. Les toits de tuiles brunes, les quatre tours, dont celle de l’horloge, les onze fontaines allégoriques (dont celle de l’ogre, de l’arquebusier, de Zähringen ou du joueur de cornemuse), la silhouette effilée de sa cathédrale en […]...
A priori, c’est une ville de moins de 200000 habitants, coincée sur le Rhin, entre France et Allemagne, suisse depuis cinq siècles, qui semble fermée sur elle-même. Au vrai, c’est une capitale cosmopolite, avec ses résidents venus de cent nations, ses deux groupes chimiques (Hoffman-la Roche et Novartis), ses banques, ses compagnies d’assurances, ses trois […]...
Michel Gavet fixe montagne, défie les chemins de neige, explique à sa petite troupe le bienfait des sentiers à peine visibles qui mènent autour du Villaret des Brévières. Il indique la trace des renards ou des chevreuils, évoque la légende du mystérieux « sarrasin » fixé dans la pierre d’un gros rocher comme une balise et vous […]...
Paris-New York-Paris avec Air France en classe club: ça change évidemment tout. Il y a le confort des sièges, les films en rafale, le service qui sourit, la carte des vins conseillée par Paolo Basso et le duo Bettane-Dessauve, mais encore les mets de Servair, dont certains sont imaginés pour Servair par de grands chefs […]...
Formidable ville qui ne dort jamais. « Il y a quelque chose dans l’air de New York qui rend le sommeil inutile« , assurait Simone de Beauvoir. La « cité de verre », chère à Paul Auster, ou, si l’on préfère « la ville debout », selon Céline, bouge, sans cesse, construit de nouveaux grattes ciel, imagine de nouveaux hôtels (dernier […]...
Un SaintTrop’ des Antilles? Vous n’y êtes pas. Saint-Barth est sage comme une image, feutré, caché, dans ses buissons, derrière ses mornes et ses anses. Quelques unes des plus jolies plages du monde (Grande-Saline ou Gouverneur), des spots de plongée pour guetteurs de coraux, des baies dédiées aux surfeurs expérimentés (comme le terrible Washing Machine), […]...
Les eaux du lac jouent avec la couleur du ciel. Les teintes sont douces ou vives selon l’éclat du soleil. Les arbres foisonnent, les fleurs jouent une symphonie heureuse. Un poème ou un lac? Les deux, sans doute, qui firent rêver peintres et musiciens, écrivains et hommes d’Etat. Chaque villa, disséminée sur les hauteurs, ou […]...
Tous les Anversois s’appellent Rubens. Ils sont alertes, vifs, colorés, aiment la bonne chère, la bière, le baroque, les belles maisons et les musées. Ils s’interpellent dans les tavernes, s’appellent Pierre-Paul, se lancent des “ Allez donc ! ” qui sonnent comme une chanson de Brel. Naïve vision des choses ? Promenez-vous vers la cathédrale et le Grote Markt. […]...
Trois pas vers le lac et c’est une carte postale grand format. A votre droite: les montagnes enneigées du Salzkammergut. A votre gauche: le village lui-même avec ses maisons fantaisie qu’on dirait issues d’un film d’Ernst Marishka ou d’une opérette de Franz Lehar. Délibéremment hors mode, avec ses chromatismes forçant sur le bleu de l’eau, […]...
Brume et silence sur la lagune. C’est l’aube encore. On est venu par l’avion du matin qui se pose comme un oiseau sur Mestre. On a senti, dès l’abord, les effluves d’algues sur la piste, pris ses bagages au vol, choisi la voie la plus romantique pour redécouvrir, pour la centième fois, la ville de […]...
L’hélicoptère se redresse au dessus du Trou de Fer, nargue la Cascade Blanche, remonte le Bras des Cavernes, tournoie vers Salazie, plonge encore vers Mafate. L’île de la Réunion joue ici le grand spectacle, se livre grandeur nature. Ile volcan, nourrie d’arbres serrés, de forêts denses, de champs de canne à sucre. On a emprunté […]...
Début de matinée ensoleillée sur l’Alster que les mouettes semblent balayer en tournoyant. Un coup de vent a balayé le ciel qui, de gris perle, est devenu d’un bleu éclatant. Hôtel Vierjahreszeiten, chambre 204: la vue du lac domine la ligne d’horizon. On a reconstruit la ville après la guerre. Aucun immeuble ne nargue la […]...
On parle moins d’elle, que de ses voisines. Sinon pour la désigner comme « Nestlé-ville », ce qui n’est forcément une manière plaisante de l’évoquer. Certes, il y a l’immense bâtiment de verre bâti pour Nestlé par Jean Tschumi à la fin des années 1950, et l’Alimentarium, ce musée de l’alimentation un peu gadget, qui a pris […]...
Rien n’a changé ou presque depuis que Thomas Mann venait y prendre les eaux, qu’Hermann Hesse y rêvait aux grands arbres du parc, que Dostoïevski imaginait la frénésie du « Joueur » dans les salles chamarrées du casino. Ce dernier, dans les bâtiments néoclassiques de la Kurhaus est toujours, selon le mot de Marlene Dietrich, « le plus […]...
Brique, carmin, rosacé le matin, rubis au couchant : à l’évidence, la ville est rouge. La « terre de Sienne », cette argile si fragile qui lui donne son identité, uniformise ses maisons, ses palais, ses églises. Place du Campo, où toute la ville se donne rendez-vous, où l’on aime prendre son temps, et notamment celui d’un […]...
Eric Gaussen, qui tint un restaurant dans une vie antérieure, est devenu pêcheur par et avec passion, apprenant aux amoureux de la mer comment quérir pageot, sar, chapon, rouget, vive, grondin, saint-pierre ou congre. Les divers poissons de la bouillabaisse, qu’il livre à quelques belles tables du port: voilà sa quête. Pour le suivre, il […]...
C’est l’omnibus des riches, qui rallie désormais Paris à Genève en trois heures ou à peine plus. Un vendredi soir, en prenant son TGV-Lyria à la Gare de Lyon à 18h11, on arrive à Genève Cornavin à 21h27. On s’est arrêté, brièvement, à Nurieux, dans l’Ain, non loin de Bourg, au milieu de nulle part, […]...
Elle était championne de ski, connut la gloire, dès 1948, avec la médaille d’or d’Henri Oreiller, collectionna les lauriers avec les sœurs Goitschel, puis Jean-Claude Killy. La station reine de la Haute Tarentaise n’a pas abdiqué sa personnalité sportive. Elle mise ses jetons d’avenir sur les 300 km de pistes de l’espace Killy sur Val […]...
Des fils d’or parsèment le Tage. Un navire russe barre l’estuaire. Depuis le square du musée d’art ancien, les docks d’Alcantara dévoilent leur cargaison. Un chalutier s’apprête à faire route vers Terre Neuve. Les odeurs de sardines se diluent dans la fraîcheur du jour. Depuis Alfama, dont les venelles défilent en escalier, les tuiles des […]...
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