Un tour à Bourg-en-Bresse en compagnie de Georges Blanc, cela commence par une dérive dans les rues piétonnes où la star régionale sert dans main comme un député en tournée (« je suis le 6e député de l’Ain », dit-il en riant à propos de son département qui n’a que cinq représentants). Il y a le clin […]...
Ce n’est pas la plus belle gare du monde. Elle est même assez modeste. Et pour une location de voiture à récupérer, on vous enverra au diable-vauvert. Mais le TGV, désormais, relie Paris-Gare de Lyon à Beaune en 2h05 direct. Bref, si vous voulez passer toute votre journée à Paris, sachez qu’en partant à 16h58, […]...
Je vous écris de Dunkerque, nord de la France, sud de l’Angleterre, côte d’Azur de la Belgique. De Panne, c’est de l’autre côté. Nous sommes là au point ultime des Flandres françaises. Bergues, chère à Dany Boon, décor de « Bienvenue chez les Ch’tis », est à deux pas. Sur le quai de la Citadelle enneigé, face […]...
A une heure de Paris par le TGV, peut-on imaginer une cité plus française que celle-ci? On se vantait autrefois d’y parler le meilleur français qui soit, sans patois ni accent. On peut se targuer à bon droit d’y trouver tout ce qui fait la richesse d’une belle cité de province. A commencer par sa […]...
Je vous ai fait faux bond 24 heures. Vous vous êtes dit: quelle ville lointaine, quelle île oubliée, quel pays perdu a-t-il choisi? Me voici à une heure de Paris à peine par TGV, dans une ville que le tram a bouleversé, où le temps s’est accéléré, sans qu’elle ne perde pas la magie de […]...
On guette la fin du jour qui traîne traîne un peu sur la place Garibaldi. On attend, sans impatience, devant un ristretto, sur le comptoir du Caffè Orientale. On a déambulé longuement via Cavour, fait du lèche-vitrine, avant de visiter enfin la place du Dôme pavée de gros cailloux, le palais de l’archevêque, le baptistère […]...
Elle apparaît d’un trait au bout de la plaine du Pô. Depuis son lac inférieur, avec ses hautes tours crénelées et ses clochers. Mantoue, solitaire et hautaine, née d’une famille et de son ambition, figure un résumé de l’Italie. Les Gonzague, qui dirigèrent la ville, eurent l’idée, au XVe siècle, d’en faire une rivale de […]...
La ville toute entière sent le vinaigre balsamique : odeur de suie, de suint, de soie. Odore di femina, dit-on ici. Une cave, au syndicat local, recèle les vieux fûts. Les toiles d’araignée s’agglutinent aux fenêtres, s’accrochent à la lumière. Une manière, sans nul doute, de retenir et de maudire le temps. L’antique Modena d’Emilie-Romagne demeure […]...
On a tournicoté autour de la place de la Commune, admiré la façade romane de la cathédrale, le baptistère octogonal de 1167, le « Torrazzo » qui constitue, avec ses 156 mètres et ses 487 marches, le plus haut campanile d’Europe, l’hôtel de ville avec sa cour noble, ses arches, sa salle des violons, et l’on a […]...
Ils sont jeunes, tout jeunes, 60 ans à eux deux, à peine, deux frères, passionnés d’art. On leur doit un album sur la « Kunschthaafe », cette marmite de l’art qui réunit en thébaïde amicale les peintres alsaciens des années 1900, celles de l’annexion, sous la houlette du traiteur Auguste Michel. Julien et Walter Kiwior ont réalisé […]...
A l’Australian, sur Milner Street, un gentleman en costume gris boit de la bière en consultant son journal d’un air mélancolique, tandis que, face à lui, deux barbus aux couvre-chefs ornés de badges devisent gaiement d’un air entendu. Il est 6h p.m. L’air sent la gentiane et le lilas. Juste à côté, Lennox Garden Mews […]...
C’est un autre bout de Mayfair, plus rutilant, plus show off, plus commerçant que celui évoqué l’autre jour entre Mount Street et Audley, South Street et Shepherd Market (cf « Pas de panique à Mayfair« ). Wobo, c’est West Bond Street, un axe de vie, une rue qui existe sans exister, un lieu en vogue, bref le […]...
Drôle de quartier, qui ne connaît ni stress, ni bouleversement, sinon d’infimes changements avec mesure. Mayfair figure un Londres de carte postale, avec ses ruelles débonnaires – les « mews » – , ses boutiques chics, ses galeries d’art, ses marques internationales, ses clubs pour gentlemen, ses pubs pour cochers et assimilés – qui sont vous, moi, […]...
Il est mon Tony Armstrong Jones. Qui illustra le Nouveau Londres (Plon, 1962) de Paul Morand, traquant dans le neuf visage de la capitale londonienne le visage rieur de l’Angleterre éternelle. A Saint James, Maurice Rougemont s’en est donné à coeur joie. « Saint James était la patrie des excentriques. A leur amour de l’excentricité seul […]...
Cette église et ce marché, mais oui, vous les reconnaissez. C’est là que la petite Elisa Dolittle, l’héroïne de « My Fair Lady », vendait ses fleurs, là que le héros de « Frenzy » d’Hitchkok choisissait ses victimes. Le marché n’a pas disparu, même, si comme du coeur des Halles de Paris, boutés vers Rungis, les marchands de […]...
L’Eurostar a-t-il banalisé Londres? Oh, shocking, il n’y a plus d’Anglais avec parapluie , cravate et chapeau melon, plus de collégiens en tenue, plus de major Thompson comme chez Pierre Daninos, plus guère de pubs à l’ancienne – encore que cela reste un des derniers bastions de la vieille Angleterre – et les Londoniens d’aujourd’hui […]...
Londres ne serait plus London? Voyez Saint-James, qui est son cœur et son bastion de tradition. Comme le relevait Morand: « c’est le quartier des clubs, des théâtres, des célibataires« . Ces derniers se vêtent toujours à Jermyn Street, chez Turnbull & Asser ou Hilditch & Key, achètent leurs fromages chez Paxton & Withfield, choisissant leurs parfums […]...
Il y a, certes, la ville moderne qui se rapproche de la mer, les quartier néo-romains, qui incitent au loisir (Odysseum) ou plaident pour les institutions locales et les affaires (Antigone). Mais Montpellier est, avant tout, une cité du Midi qui se visite le nez en l’air. Les enseignes d’autrefois donnent un tour poétique à […]...
Etes-vous Noordwijk Aan Zee ou Scheveningen? Dans les deux cas vous aimez la mer du Nord, l’air iodé, les plages de sable, les dunes, les crevettes qu’on déguste en toast, les harengs crus et le béton. Proche de la Haye, Scheveningen figure une banlieue aimantée par de grands immeubles ayant poussé en tout sens. Il […]...
Un point perdu sur la carte du nord de l’Europe, quelque part entre Haarlem et Amsterdam. Du sable, de la mer et du vent, du gris, du bleu qui perle, et puis quelques constructions modernes improbables. Une baraque aussi, dont on ne sait trop ce qu’elle annonce: friture de poissons du jour, mais surtout harengs […]...
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Journaliste, écrivain, flâneur professionnel, gourmet vagabond, hédoniste bourlingueur, voyageur sans œillères, poète bucolique et paysan urbain.