On les avait connus il y a plus de quinze ans à Paris. Ces deux mannequins mâles, fort virils, en rupture de revue et amoureux des bonnes choses, avaient créé l’Adresse rue Beethoven, revendue depuis brièvement à une équipe calamiteuse, avant d’être reprise par Pascal Barbot et Christophe Rohat et devenue l’Astrance avec la gloire […]...
Il a une gueule de flibustier, anime son étal avec verve. Philippe Gogaz, savoyard et fier de l’être, a fait de l’affaire créée par son beau-père Maurice Bichard, l’étal star du marché couvert. On gare sa voiture au parking, à deux pas de la mairie, et on vient faire là emplette de choses exquises et […]...
La Côte d’Azur selon Ducasse : tel est le sujet de ce magnifique livre au titre réducteur – mais que son sous-titre, heureusement, élargit. Depuis son bastion du Rocher, Alain 1er scrute la gourmandise azuréenne. Suit le pêcheur Rinaldi, goûte la bouillabaisse du Bacon, teste les tapas de Nicole à la Petite Maison, prend l’air de […]...
Sympa, pas cher, pas casher, nostalgique, savoureux : ce livre conte de la cuisine des grands- mères juives d’entre Varsovie, Kiev et Bucarest. Borscht, kreple’h, lokchen, foie haché, tchoulent, gefilt fish, strudel aux pommes sont narrés avec verve par Florence Kahn, qui possède une fameuse boutique au 24 rue des Ecouffes. Falafels, moutabal, houmous feront plaisir […]...
Giovanni Perrone n’est pas inconnu. Ce natif des Pouilles, qui oeuvra jadis avec Claudio Puglia à la Romantica de Clichy, tint table à son nom jadis rue de Bourgogne (Il Viaggio), avant de travailler avec les Richard (à la Casa Luca). Il pratique le risotto avec art et connaît les produits de la Botte comme […]...
Le lieu, on le connait: une folie baroque en ville, conservée avec superbe, faisant mirer sa façade néo-classique de 1843, qui fut la résidence des Saxe-Cobourg et dont la silhouette blanche à colonnes se découpe sur les anciens remparts. Il y aussi les appendices modernes qui le cachent de l’extérieur. Un milliardaire germano-autrichien, passionné de […]...
Les souvenirs du père de la psychanalyse, conservés dans l’appartement du 9e arrondissement, un peu à l’écart du centre, où il vécut jusqu’en 1938, date de son exil à Londres: voilà ce que vous découvrirez dans son ancienne demeure transformée en musée. Le salon d’accueil, les souvenirs de Freyberg, les photos, images des amis, parents, […]...
Le Pöschl, c’est un « Beisl » ou une « Gasthaus », un petit coin genre taverne ou winstub comme à Strasbourg. C’est chaleureux et intime. Cela appartient au propriétaire (heureux) du Kleines Bar, sis à deux pas, proche de la Franziskaner Kirche. Nous sommes là au coeur des choses, de Vienne, non loin de la commerçante et passante […]...
Un lieu hors du temps? Non pas, mais qui relie les siècles entre eux. C’est Urania, bâti en 1909, à fleur de canal du Danube par Max Fabiani, architecte réputé, par le plaisir de l’Empereur. La maison fait salle d’exposition, de spectacle et pour ce qui nous occupe de café, faisant face à un provoquant […]...
Une belle échoppe avec sa façade boisée, ses casiers parfumés, ses grandes boîtes de thé des meilleurs jardins, son service affable, amical, souriant: le lieu cache son monde. Vous êtes chez Schönbichler, établi au coeur de Vienne et à trois pas de Stefansdom depuis 1870. La maison est réputée pour ses mille variétés d’Inde, de […]...
Stefansdom est à deux pas. La grande foule des touristes s’y réfugie, côtoyant les Viennois, jeunes ou vieux. Bizarrement, le lieu a une âme, garde son caractère, son air d’avant. On peut y lire le journal, refaire le monde et, à la même heure grignoter une saucisse, un Wiener Schnitzler, un plat froid, une pâtisserie […]...
Beau, mince, minuscule, charmeur, ce bar imaginé par Adolf Loos, l’un des architectes majeurs de la Sécession, en 1908, avec sa façade colorée, son marbre, son enseigne aux couleurs du drapeau américain, son mur en trompe-l’oeil, son bar en coin, ses banquettes, ses boiseries, joue les monuments discrets. C’est le secret (de polichinelle) le mieux […]...
Un hôtel de charme, aux airs de demeure personnelle, presqu’une maison d’hôtel, avec ses salons cosys au coeur du centre, dans deux étages d’un immeuble baroque: nous sommes au « Hollmann Beletage ». Comprenez « Bel étage », en français dans le texte revu à la viennoise. La salle des petits déjeuners est moderne, presque neutre, sans chichi. Une […]...
Le lieu a (définitivement?) perdu son âme, racheté par un certain Attila qui porte bien son prénom et a su rentabiliser l’affaire avec adresse, Demel, le traditionnel pâtissier de la cour sur le Kohlmarkt, le faubourg saint honoré viennois, la maison a conservé la tradition des pâtisseries viennoises. Ce qui s’y propose n’y est pas […]...
La demeure est calme sur le Neuer Markt. La grande foule touristique n’y a pas gâché la sérénité des salons sobres et ouatés. On goûte ici, avec délicatesse, Dobos, Estherazy Schnitte, Apfelstrudel, gâteaux chocolatés ou au café, crémés, certes, mais sans lourdeur. Bref, autant de recréations qui font la gloire de la maison, mais sans […]...
C’est le dernier né des Plachutta: une dynastie, qui à la suite de papa Mario a créé six restaurants, tous dédiés, entre Schönbrunn et Vienne, à la bonne cuisine viennoise, ses mets éternels, ses plats d’empereur et de manants, de seigneurs au goût canaille. Il y a la maison fameuse de Wollzeile au coeur des […]...
On l’a connu en chef gourmand, étoilé, créatif et malicieux au Palais Coburg. Christian Petz, ce natif de Grein sur le Danube, formé à l’Aubergine d’Eckart Witzigman à Munich, au Plaza sous la houlette du vieux sage Werner Matt à Vienne, enfin au Post à Lech en Arlberg, avant de devenir chef du Palais Schwarzenberg, […]...
C’est – c’était – mon café préféré. J’y venais, près du Burgtheater et à deux pas de l’hôtel de ville, retrouver l’atmosphère du temps jadis, celle du « monde d’hier » – cher à Stefan Zweig -, les ombres de ceux qui fréquentèrent le lieu créé jadis par Franz Landtmann en 1873, repris, en 1976, par la […]...
C’est la Grande Epicerie en plus chic (que celle du Bon Marché – veux-je dire). C’est un Fauchon autrichien, un cousin viennois de Peck, le milanais, de Dallmayer, le munichois, une sorte d’empire de bouche sur le Graben, avec ses belles vitrines, ses rayonnages de douceurs, de pâtes, d’huiles, de condiments, de vinaigres, d’aigre-doux, de […]...
Depuis deux décennies, ce « coin de Styrie » domine la scène gourmande de Vienne. Avec un grand service, une cave impressionnante, une cuisine sophistiquée, non sans racines, le tout sous la houlette de la famille Reitbauer, originaire du sud du pays. L’établissement était jusqu’ici confiné dans une demeure de bord de canal. Le voilà flambant neuf, […]...
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