C’est une petite table chinoise au coeur de Brumath – cette capitale du pays de la Zorn en lisière du Kochersberg est connue davantage pour sa table de tradition (l’Ecrevisse) que pour sa gourmandise exotique (même s’il y a ici et là un turc ou/et un italien de hasard) – et c’est une bonne pioche […]...
Ce midi : repas sage sur une terrasse insolite. Nous sommes à Haguenau, le petit Strasbourg du Nord de l’Alsace. La zone à défaut d’être touristique est résidentielle. La perle du lieu? Un hôtel années 1980 qui achève sa mue, sous la houlette de Freddy et Sébastien Ernwein, père et fils, qui l’ont repris non sans dynamisme […]...
La formule a marché à Kaysersberg, au coeur du vignoble. Elle ne pouvait que faire un tabac à Strasbourg. C’est fait depuis juillet: les frères Nasti, Olivier et Emmanuel, qui possèdent le Chambard et Kouglof, une boulangerie-pâtisserie moderne, ont développé leur concept de tarte flambée au goût et en multi versions avec le beau-frère Olivier […]...
Après tant d’errances et de divagations en tout sens, il est temps de retrouver des hauteurs raisonnables. Je lis sur la page Facebook de mon copain Bernard Kuentz, qui dirige la Maison de l’Alsace à Paris, qu’il déserte pour la Gaspésie (« au pays des mic-mac et des monts chic-choc »). Mais il va nous manquer. Et […]...
Encore une table qui illustre Paris de splendide façon, une brasserie vraie de vraie, avec ses banquettes de moleskine, ses mosaïques au sol, ses moulures années 30 partout, son personnel stylé, sa promptitude, le goût de la vérité. Nous sommes là face à la gare du Nord, dans un des maillons du groupe Flo. La […]...
Je l’ai dit hier pour le Fouquet’s, je peux le redire au Stella, cette brasserie années 20 revue années 40, avec son personnel qui sait faire tourner les tables, sourire, proposer, amuser: on est bien là dans le registre éminemment parisien. Le répertoire brasserie est fort bien tenu, à coup d’oeuf en gelée au saumon, […]...
Ils sont combien? Trois, quatre, cinq boutiques/restaus/comptoir au moins à se prétendre le roi, l’as, l’expert, l’empereur, le king du falafel (avec un ou deux l, comme on veut). La formule est la même, gentiment snack, avec sa pita renfermant le di falafel, son houmous, sa tehina, ses légumes. Ou encore son assiette garnie « à l’israelienne » […]...
La poétique de l’engagement, celle du voyage ou les vertus du hasard: voilà les thèmes sur lesquels il est bon de disserter lors de l’exposition Willy Ronis à l’hôtel de la Monnaie à Paris. Celle-ci s’achève le 22 août. La queue s’allonge (45 mn en moyenne aujourd’hui dimanche), mais le jeu en vaut la chandelle. On […]...
On les a connus jadis au Péché Mignon, dans le XIe, puis à la Gourmandise, avenue Daumesnil, dans le 12e. Ils restent fidèles au grand Est de Paris. Et la lisière du boulevard de Charonne leur va bien au teint, avec leur modestie, leur gentillesse, leur sérieux, leur manière de ne pas trop se faire […]...
Rien de plus parisien que la terrasse du Fouquet’s en été, au coeur des Champs Elysées. Il y a le service amical et complice, les conseils vineux d’Antonio Castro (34 ans de maison), le parterre chic, le bruit de l’avenue George V comme un ronronnement familier et les plats rassurants de Jean-Yves Leuranguer. Ce MOF, […]...
Voilà un boulanger fameux, avec ses trois belles échoppes dans le 16e, ses vitrines rutilantes, sa queue qui s’allonge pour les premières et dernières fournées. Plus l’inscription qui fait mouche sur la vitrine de « lauréat au concours de la meilleure baguette parisienne 2010». Sans omettre un livre « Passion Pain », publié chez le très sérieux […]...
Elles sont fidèles à l’esprit de papa Bernard. Isabelle et Valérie Ganachaud continuent, chez elle, dans leur vaste boutique, l’œuvre de l’inventeur de la « flûte Gana ». Leur vitrine laisse voir les fournils. Pain complet, flûte, bio, seigle, raisin, chaussons aux pruneaux, brioche vendéenne, kouign-amann ou tarte normande sont à craquer et à croquer. Leur sœur […]...
En 2012, il trônera au premier étage de l’hôtel de la Monnaie. En attendant, il reçoit le monde entier chez lui 18, rue Troyon, dans un cadre de club chic avec ses petits salons signés Wilmotte, ses toiles contemporaines signées Bram Van Velde ou Alechinsky. Nourrit ses fans, dont je suis, à coup de soupe d’artichauts à la truffe, turbot […]...
C’est une annexe signée Michel Rostang qui mérite la visite pour elle même. Vrai, ce bistrot sis dans une ancienne épicerie donne envie d’avoir son rond de serviette. Le service est jeune, dynamique, bref, il « y croit »‘. La cuisine joue entre recettes éprouvées et plats du goût du jour et de la saison, exécutées avec […]...
Mon pote (ou plutôt mon cousin à la mode Bretagne) Bruno Verjus, qui l’adore, en parle dans le dernier n° de Trois Couleurs (et sur www.foodintelligence.fr). Pour un blogger anglais, pris de « hitparadite » aigue, c’est, tout simplement, « the best bistrot in the world« ‘. Et j’en connais quelques uns de futés et de gourmets (n’est ce […]...
J’ai dû vous le dire et vous le redire, mais puisque je suis presque au bout de mon pensum, il est doux de le réaffirmer: juillet est, pour moi, un mois de grand labeur. Car c’est celui où j’achève la rédaction et le rewriting (c’est quasiment pareil, me direz vous, mais pas tout à fait, […]...
Ce fut, il y a trente ans, l’un des premiers thaïs de Paris. C’est devenu une bonne table de quartier, à l’allure gentiment banale. La maison est tenue par les Tavand, qui, comme leur nom ne l’indique pas, sont des Chinois du Laos. Le fiston Alexandre, sorte de grand Duduche asiate, amical et nonchalant, veille […]...
Les Kermene avait rendu célèbre ce bel étal canaille du bout de Paris. Frédéric Valade l’a racheté, veillant avec le même doigté sur la triperie la plus fringante de l’Est de Paris. Ris veau ou d’agneau, langue, tête roulée, foie de veau sont de première fraîcheur. On y ajoute l’onglet d’Irlande (de veau ou de bœuf) […]...
Heng Dao est depuis près de deux décennies le bon chef modeste de sa rue proche de la place d’Italie. Ce Franco-Cambodgien, d’origine chinoise, passé chez Lenôtre au temps du Pavillon Elysées dans les années 1980, au côté de Patrick Lenôtre, puis à Plaisir, sans omettre une halte chez Alain Reix au Jules Verne, a […]...
On va bientôt repartir, mais à Bayonne la fête continue. Les fêtes, devrais-je dire. car il y a les beuveries du soir, les excès de la foule, la jeunesse qui boit de travers et a mal à la tête. Mais aussi les choeurs d’hommes, l’aubade au roi Léon, les courses pédestres (« la foulée du festayre »), […]...
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