Pour les amis qui vont passer le week end, dans la fraîcheur et la lumière de la côte Normande, voilà « mon » adresse de Deauville. Pas un étoilé, pas une table chic, pas un cuisinier aux titres ronflants et au cv étoilé. Mais un Lorrain du « pays haut » (Briey), une région où les Italiens voisinaient, au […]...
Cela s’appelle DEPUR, pour « drôle d’endroit pour une rencontre ». Et c’est le coup de coeur de la semaine de Jean-Pierre Espiard. Jean Pierre est depuis vingt ans mon homme de confiance, l’homme qui m’habille (chez Arthur et Fox, rue Vignon), mon tailleur de choc et de charme, celui qui me conseille tel costume en super […]...
C’était il y a quelque douze ans, au détour d’un chemin vers les Hautes Vosges, en dépassant la vallée de la Bruche où abondent les maisons de qualité (Metzger à Natzwiller, Julien à Fouday, et bien sûr la Cheneaudière à Colroy la Roche), je découvrais la Bellevue de Denis Boulanger. Le lieu avait le charme […]...
La maison a 110 ans. Même si elle a l’air d’avoir été refaite hier. Aux commandes: Christophe Lancosme, qui a épousé une vosgienne et qui a travaillé ici même durant vingt ans avant de racheter la demeure et de la rénover avec joliesse. Ce Grenoblois formé en pâtisserie chez Zugmeyer, l’institution sucrée de sa ville […]...
Elle était éducatrice spécialisée, mais passionnée de cuisine. Martine Gabrielle Nubs a créé son bistrot comme un chalet en ville, l’a dédié à sa mère, avec un clin d’œil à Marc Veyrat, le fou des alpages, pour qui elle a eu le coup de foudre gourmand. On aime les nappes à carreaux rouges et blancs, […]...
Damien Fourreaux, qui fut biologiste dans une vie antérieure, veille la plus belle cave de St Dié. Le lieu vaut le voyage pour son look rétro, mais aussi son choix éclectique. Le tout se trouve à l’arrière d’un bar en ville d’aspect assez banal, mais fort joyeux, avec ses gentils plats et ses belles tartines, […]...
J’ai connu une époque où l’on ne disait pas « Saint Dié des Vosges », mais simplement St Dié. Christian Pierret, qui est l’actif maire de la ville, a beaucoup fait pour sa reconnaissance touristique. J’allais dire géographique. On sait que chaque année, début octobre, la ville organise en festival de Géographie – elle, qui en 1507, […]...
Il était l’aubergiste jeune, dynamique, bcbg des années 1980, avait racheté aux enchères les couverts en argent, ciselés et gravés, du fameux et défunt Villars-Palace de Villars-sur-Ollon en Suisse. Son idée folle: être le premier étoilé marin sur le Montagne Ste Geneviève. Le combat contre une voisine célèbre (Anne Gaillard, pour ne pas la nommer) […]...
Ce sorcier fou de la belle ganache, de la tablette amère et des pralines de toutes sortes est un maestro de son registre. MOF 2000, spécialiste des belles provenances, il fut le solitaire de Sceaux. Il est désormais implanté à Paris au coeur de la capitale et voilà qu’il épate, avec ses « 20e parallèle » (Afrique en […]...
Toujours s’agissant de Michel Audiard, ajoutons qu’il aurait sans doute aimé – et peut être davantage que l’Ordonnance – le petit café, sis pile sur la place qui lui est dédiée, nommé les Sourires de Dante. Un patron à la gueule d’atmosphère (on pense à Robert Dalban) nommé Francis Huguet accueille comme dans les Tontons […]...
On l’a connu rue de l’Estrapade, juste derrière le Panthéon. Ce Lorrain natif de Briey (54) avait fait parler de lui au bistrot dit l’Estrapade avec de jolis mets mijotés. Frédéric Chalette a repris ce qui se nommait le Petit Tonneau, l’a débaptisé, raconte son marché, joue le bistrot sympa. Il eut, si on en […]...
Au moins, on ne m’accusera pas de flagornerie: du temps de son époque gastronomico-étoilée chez Ledoyen, avec le conseil de Jacques Maximin et la complicité aux fourneaux du disciple de ce dernier Philippe Dorange, elle m’avait fait un procès (qui s’est, bien sûr, retourné contre elle…). Mais c’est une vieille histoire (j’avais critiqué la cuisine, […]...
Je ne vais pas vous faire le coup d’ignorer l’évidence: bref, Taillevent possède toujours le meilleur service de Paris. Aux commandes, Jean-Marie Ancher, 36 ans de maison, qui remplace feu Jean-Claude Vrinat – parti si discrètement il y a deux ans et demi, qu’on pense qu’il va revenir dans sa demeure sur la pointe des pieds […]...
Les Japonais, ces temps ci, nous rendent fous (de bonheur, de légèreté, de gourmandise), surtout quand ils s’emparent de notre tradition française. Je vous parlais l’autre jour de Passage 53 (Sato Sinishi) et de l’Agapé Bistrot (Katsuaki Okiyama), côté restaurant. Mais, côté artisanat de bouche, Sadaharu Aoki s’impose comme un tout grand de sa profession. Ce […]...
Mais, grands dieux, qu’est ce que je fais donc à Paris un lundi d’après le 14 juillet, par jour de grande chaleur? Les mauvaises nouvelles arrivent: tante Lisa décédée, l’enterrement est demain à 15h15 au cimetière de Bagneux. Mais il faut que la vie continue. Tante Lisa (90 ans, elle aurait eu 91 cet été…) […]...
Il était le roi de la cocotte (en fonte), a propulsé une marque alsacienne au rang de star mondiale en lui donnant son nom. Il est devenu le roi des cocottes, rachetant un music-hall alsacien au Sud de Colmar, pile sur la route du vin. A Soulzmatt, s’il y a le grand cru Zinnkoepflé, il […]...
Il est le petit roi de Colmar non dit, son wonderboy au coeur du quartier touristique, pile face à l’eau. Revenu de New York et de ses folies, conseiller tout azimut (il le fut et l’est encore pour les financiers gourmets de la région, Philippe Bosc, ex-roi de la coiffure à domicile, présentement aubergiste à […]...
C’est une ville qui s’admire simplement en levant le nez (« la plus belle ville du monde », disait Romain Rolland à un ami allemand). Pas besoin de rentrer dans un musée (même si Unterlinden est magnifique, si celui dédié à Bartholdi est superbe): le musée est dans la rue avec les enseignes signées Hansi, les statues […]...
Parti à 11h24 (vive le TGV!) de la Gare de l’Est, me voici à 14h20 attablé devant une choucroute, après un hareng mariné à la crème et avant une mousse glacée au kirsch (qu’on a a arrosé d’un kirsch de chez Massenez): bref, voilà le bonheur à la mode d’Alsace en un clin d’oeil. J’imagine […]...
Il y a les coins cosys façon bibliothèque, les recoins multiples, la carte aguicheuse, les mets comme sur l’île de Beauté, l’accueil d’Augustin Grisoni, les vins de toute la Corse, mais particulièrement de Balagne. Une ambassade? Il y a de ça. Mais relax. On vient goûter le carpaccio aux truffes, les sardines macérées à l’huile […]...
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