Quelques-uns des plus beaux hôtels du centre de Paris

Façade du © Grand Hôtel du Palais Royal
Du Palais Royal à Saint-Germain, en passant par le Triangle d’Or, nous avons repéré cinq maisons où l’on se sent, très vite, comme chez soi. Etablissements discrets, boutique-hôtels historiques ou pépites Art déco : voici nos coups de cœur parmi les plus beaux hôtels du centre de Paris, ceux où l’on aime traîner un peu plus longtemps que prévu.
Grand Hôtel du Palais Royal, Paris 1er

Junior Suite Balcon © Grand Hôtel du Palais Royal
« Location, location, location », disait Hilton. Rue de Valois, à deux pas du Palais-Royal et du Louvre, l’hôtel 5 étoiles coche toutes les cases en matière de prestige immobilier : le jardin des Tuileries, la rue Saint-Honoré et la place Vendôme se trouvent à portée de flânerie. L’immeuble classé du XVIIIe siècle a été repris en main par l’inévitable Pierre-Yves Rochon, qui sait, comme personne, habiller un hôtel de tradition française sans jamais tomber dans le compassé. Les 59 chambres et suites respirent un confort feutré. On y ajoute des concierges Clefs d’Or, un spa Holidermie et le Café 52, signé Maxime Raab. Rien d’extravagant, tout est juste. Une étoile montante du quartier.
Grand Hôtel du Palais Royal
4, rue de Valois, Paris 1er
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Grand Powers, Paris 8e

Chambre Exécutive Balcon © Grand Powers
En plein Triangle d’Or, à deux pas de l’avenue Montaigne, cette pépite des années 1920 a été reprise avec goût par Vincent Bastie et Arnaud Bezhadi, épaulés par la décoratrice Cathy Crinon. Peinture laquée, laiton vieilli, marbre, velours : les étages jouent chacun leur couleur, rose poudré ici, vert céladon là. On aime particulièrement les têtes de lit laquées, dessinées maison, hommage discret à un siècle de design. La maison cultive un côté « healthy living » assumé – tapis de yoga en chambre, cuisine équilibrée du chef exécutif Maxime Raab au Café 52 – jusqu’au spa Thala, tout de marbre vêtu, où l’on s’offre volontiers un modelage balinais ou un soin Holidermie. 50 chambres et suites.
Grand Powers
52, rue François 1er, Paris 8e
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Hôtel de Sers, Paris 8e

Chambre Supérieure – Hôtel de Sers © Adrien Ozouf
Derrière une façade cossue de l’avenue Pierre 1er de Serbie, l’ancienne demeure du marquis de Sers joue les boutique-palaces discrets, à quelques minutes des Champs-Élysées. Refait en 2025 par Pascal Allaman, l’hôtel garde son escalier monumental et sa galerie de 22 mètres, tout en assumant chêne clair, étoffes Dedar et tapis géométriques. Ses 52 chambres et suites cadrent Paris sous tous ses angles – certaines sur la tour Eiffel, dont la Suite Eiffel et ses deux terrasses, qui valent, à elles seules, le déplacement. La presse l’a surnommé « le Baby Palace », on ne dira pas le contraire : le spa Calma, le patio du restaurant sous verrière et le S’Bar en marbre blanc composent une adresse presque secrète, à l’ombre des grandes enseignes voisines.
Hôtel de Sers
41, avenue Pierre 1er de Serbie, Paris 8e
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Hôtel d’Orsay, Paris 7e

Suite de Luxe Balcon © Hôtel d’Orsay
À deux pas du musée, que l’on rejoint à pied par la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, cette maison Esprit de France occupe l’ancienne résidence du chirurgien de Napoléon, un bel immeuble dont la façade s’orne de quatre sculptures figuratives – un clin d’œil, déjà, au voisin muséal. Les 42 chambres, toutes différentes, mêlent meubles d’époque et une collection de plus de quarante tableaux authentiques, comme si l’hôtel avait décidé de jouer, à sa modeste échelle, dans la cour du grand frère d’à côté. On y vient surtout pour la vue imprenable sur le pont Alexandre III et les toits du 7e. Un privilège rare pour un quatre étoiles, et qui vaut largement le détour.
Hôtel d’Orsay
93, rue de Lille, Paris 7e
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Hôtel Montalembert, Paris 7e

Chambre Supérieure Montalembert © Antoine Bonin
Depuis 1926, la maison veille en catimini sur la rue du Bac depuis sa petite rue adjacente. Premier boutique-hôtel de Paris, refuge d’après-guerre des écrivains et des éditeurs au cœur de Saint-Germain-des-Prés, le Montalembert a été repris par Pascal Allaman qui confie avoir voulu « écrire un nouveau chapitre d’une histoire déjà riche ». Le lobby, revisité par Géraldine Prieur comme l’entrée d’un hôtel particulier, donne le ton : parquet en ébène, laiton patiné, cuirs orangés. Les 40 chambres, modestes en superficie (15 à 22 m²), compensent par le soin du détail et un mobilier dessiné sur mesure ; les suites des derniers étages, elles, ouvrent sur la tour Eiffel ou le clocher de Saint-Thomas-d’Aquin. On signale la suite 82, signée Anne Jousse – traversante, baignoire îlot, caractère de pied-à-terre personnel plutôt que de chambre d’hôtel. Le restaurant du chef Cyril Russo et le bar, régulièrement animé par des prix littéraires, confirment que l’hôtel n’a pas rompu avec son quartier.
Hôtel Montalembert
3, rue de Montalembert, Paris 7e
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Par : Pierre Gautrand








