Lorette
« Paris 9e : chez le jeune roi du bistrot »
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Mais comment fait-il ? Venir déjeuner chez Vincent Petron, c’est prendre un bol oxygène, recevoir un déflagration d’adrénaline en pleine gueule sans crier gare, avoir droit à sa dose de vitamines A, C et D. Vrai : un repas chez lui devrait être remboursé par la Sécu. Mieux que le Prozac et l’Effexor, un coup d’oeil à sa carte comme à son ardoise est une bulle d’air vers ailleurs. Notre cadeau de rentrée ? Un nouvel éloge de cet aubergiste hors pair, élevé à l’école Dumant, qui a créé, ex nihilo, un lieu hors norme et qui donne envie de dévorer la terre entière.
Mosaïques au sol, banquettes et miroirs comme avant, comptoir et bar façon rade de toujours, plus « glouglous » splendides : voilà ce que vous trouverez là comme dans un QG d’amis, une maison d’hôte où chacun aime se retrouver chez soi. Au programme du jour, en cette rentrée de septembre 2023 qui joue le coup de rétro avec malice et sans chichi.
Escargots gros gris de Bourgogne persillés, gambas flambées au pastis, filet de bar au (magnifique) beurre blanc (avec vinaigre, beurre, échalotes grises) et sa ratatouille, belle pièce de bœuf avec sa sauce poivre en cassolette de cuivre et frites à la peau, plus clafoutis aux mirabelles – -évidemment de saison ! – et profiterole au chocolat proposée en casserole et servie minute dans son assiette généreuse avec pâte à choux craquante, chocolat et chantilly de compétition.
Là-dessus, on fait confiance au démoniaque Vincent, qui vous déniche des vins complices : subtil blanc clos Val Seille côtes du Rhône cuvée Saint Georges vieilles vignes ou somptueux fleurie domaine de Vernus qui balance avec équilibre entre fruit et belle charpente, séduction et longueur appréciable. Chapeau l’artiste !














