Une winstub en Lorraine ? Mais non, ce n’est ni une erreur de géographie, ni une faute de script. Nous sommes là à Phalsbourg, face à la Porte d’Allemagne, à deux pas de cette porte de France où G. Bruno débute son « Tour de France » (« Par un épais brouillard de septembre deux enfants, deux frères… »), où […]...
Le meilleur kougelhopf d’Alsace, juste trempé dans le beurre après cuisson ? Celui d’Eric Hausalter. Ce natif de Roppenheim, venu de Wissembourg, formé chez Imhoff à Drusenheim, a repris, il y a quinze ans déjà, l’institution savernoise que fut la maison Muller-Oberling. Son Havane (biscuit vanille et chocolat, avec crème au beurre mousseline trempée au rhum), […]...
Elle est la star non dite de son village vigneron, la seule chef alsacienne « couronnée » d’un bib gourmand, celui du bon rapport qualité et de la gourmandise soignée. Sylvie Grucker qui officie au Pressoir de Bacchus à Blienschwiller, joue la création au jour le jour, comme l’Alsace dans tous ses états. Elle vaut le coup […]...
Le nom de l’enseigne le dit bien : nous sommes dans la petite salle de la voisine église Saint-Thomas. Il y a ici l’esprit de la campagne en ville. Nous sommes pourtant à deux pas du centre, là où la cathédrale draine la grande foule touristique. Il suffit, pour le découvrir, de s’en éloigner un peu, […]...
A deux pas de Bouxwiller, dans cette Alsace de tradition que constitue le pays de Hanau, Imbsheim est un village rustique comme autrefois, avec son église au clocher pointu, ses granges fleuries, ses façades peintes avec soin. Il est dominé par le proche Bastberg, le mini-mont Blanc local (qui culmine à 326 mètres), où les […]...
Le lieu, créé ou plutôt recréé en octobre 2010 a fait couler beaucoup d’encre autour de lui. Francis Staub, prince des cocottes à Turckheim, lui avait redonné vie avec une fameuse belle humeur. Jean-Yves Schillinger fut son premier conseiller en chef. Le lieu continue sans ce dernier, et, ma foi, plutôt bien. Il y a […]...
La Wistub Brenner était à Colmar, ce qu’est Lipp à Paris : une institution. Les barons du vignoble venaient y refaire le monde, tandis que Gilbert, qui donna son nom au lieu, après ses années de gloire au Pariser Stewwala, accueillait en Falstaff local, rond, rubicond, joyeux, racontant à tous les belles histoires du moment. Après […]...
Il a été formé en pâtisserie à Lunéville, chez l’expert Valence, puis à Nancy, chez le roi Lalonde, s’est retrouvé propulsé chez son beau-père Michel Millon chef de cuisine, au château d’Adoménil, où après avoir été le pâtissier de la maison, il fit longtemps des plats ciselés comme de la dentelle. Mais la chrysalide s’est […]...
On connaît Vincent Dallé de longue main. Cet ancien des Vannes à Liverdun, des Templiers aux Bézards, de Rostang à Paris, d’Adoménil à Lunéville, qui fut longtemps à la Mirabelle rue Héré, est installé chez lui sur les hauts de Dommartement. Il faisait gastro et bistro. Aujourd’hui, il fait auberge gourmande, servant en salle, comme […]...
L’accueil est chaleureux, la situation à fleur de rivière pleine de charme : elle fait le prix de cette grosse maison années 1940, qui accueillit Curnonsky au cours d’une grande soirée rôtisserie. C’était en 1952! Jean-Claude Hannus et son fils Pascal qui prend peu à peu le relais des fourneaux mitonnent à quatre mains une cuisine […]...
Marie-France Ponsard, qui fut la Mère Brazier lorraine, n’est plus, hélas. Mais sa maison fameuse a été reprise avec allant par Jean, son mari, et Karine, sa fille, qui oeuvrent sur le même ton avec une équipe solide et motivée. Il y a Patrick Grosjean, le maître d’hôtel venu du château d’Adoménil, plus le chef […]...
Ils ont rassemblé leur mini empire de la grand-rue. La taverne façon winstub P’tit Cuny, la table bibliothèque le Léz’art, comme la boutique dites des Frères Marchand sont rassemblées sous une seule et même enseigne avec une cuisine identique, tout en conservant leurs décors différents. Fromagers fameux au marché, aubergistes débonnaires, défenseurs du produit régional […]...
Stéphane Marchal, boulanger star de sa ville (avec le délicieux Fabrice Gwizdak), mitonne des baguettes tradition au levain craquantes, ficelles exquises, bâtard aux céréales, sans omettre d’offrir une gamme de viennoiserie et des brioches de qualité grande. Ce Nancéen, qui a appris chez Valence à Lunéville, est aussi un pâtissier fort sérieux. Tartes aux fruits, […]...
Dominique Boshouwers et David Pierobon, mère et fils, viennent de créer avec allant cette petite brasserie alerte face au marché en lieu et place d’un moules/frites (les Enfants Terribles). Gaspacho, salades variées (vosgienne, italienne, périgourdine, nordique), charlie’s burger ou saltimbocca, tiramisu ou café gourmand se goûtent dans la gaîté. On peut venir refaire le monde, […]...
Une petite note personnelle, au cours de mon voyage à Nancy, avec cet hommage à mon père et la reprise ici même du premier chapitre des « Chemins de la Douce France« , paru chez Plon en 1996. Un texte qui, me semble-t-il, n’a guère pris de rides… Le jour où l’on a enterré mon père, j’ai […]...
Il était négociant en vins en Metz, tenait six caves fameuses (les Domaines) en Lorraine et à Strasbourg. Jean-François Hennequin a tout vendu, s’est installé en lisière de Nancy, dans une demeure XVIIe revue moderne, au cœur du vieux village de Villers. On vient là pour séjourner dans l’une des cinq chambres d’hôtes et aussi […]...
C’était la Taverne Muller, une brasserie alsacienne datant de 1900 ayant su résister aux modes et à l’usure du temps. Joël Roy, qui fut jadis l’étoilé discret du Prieuré à Flavigny-sur-Moselle, l’a repris avec allant. Le cadre a été simplement repeint de frais, la cuisine, elle, a pris un sacré coup de jeune sous l’égide […]...
Elle a vendu sa boutique de la rue Stanislas et rénové celle-ci, qui permet aussi de goûter croissant et café sur le pouce. On vient goûter chez Nathalie Lalonde les historiques bergamotes, aussi bonne que du temps de papa Michel comme les éclairs café, vanille ou chocolat, le « suprême », qui est le faux jumeau du […]...
Cette vénérable maison fondée en 1913, présente à Paris, à deux pas de l’église d’Auteuil, mais désormais aussi à Neuilly, s’apprête à fêter ses cent ans. Elle ferme ses portes pour rénovation et travaux. Fasse le ciel que l’atmosphère surrannée d’avant ne disparaisse pas ! Pour l’heure, on aime Servant pour ses chocolats fins, ses […]...
Maxime Bernecoli, qui tenait la Petite Table, s’est agrandi avec cette table rustique et simple, sise face à l’Institut et toute voisine de la Porte de la Craffe. Le lieu a le caractère cosy d’une maison d’amis, l’ardoise du jour est changeante, les propositions sont avenantes, sans complication. Terrine de foies de volaille aux quatre […]...
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