Mes tables de prédilection et de découvertes, bonnes, géniales, décevantes, simplettes ou captivantes
Classique chic, droit dans ses bottes, maître de son art, technicien au fait de sa démarche et de ses rythmes, sûr de ses produits et de ses saisons: Manuel Martinez est le type même du cuisinier tranquille et rassurant pour le gourmet inquiet de l’avenir. Chez lui, pas de fausse note, ni de faux pli. […]...
Stéphane Moreau, qui a « une formation de client » et possédait un « bar festif » à Béthune (le Top’s Car Bar), a fait de sa table face à la gare un lieu relax, moderne et drôle. On vient goûter, au gré de diverses formules à bons prix, les produits du marché du jour. Profiteroles de la mer, […]...
Cette cave chic et sobre, avec ses murs blancs peints à la chaux, ses tables nettes, sa cuisine apparente à l’entrée, fait bel effet. Nous sommes là entre les deux places vedettes – la grande et celle des Héros. D’où l’enseigne anglaise. Sylvianne et Samuel Merville gèrent la maison avec allant, proposant une cuisine au […]...
Cette demeure qui trône sur la grand-place avec son sous-sol voûté en briques, qui fut célèbre – et étoilée! – au temps de Jean-Pierre Dargent, fait toujours figure d’institution de la ville. Laurent Duburquoy, passé au Touquet et à Albert, travaille le produit frais avec ardeur, joue le régionalisme appliqué, tandis que Sandrine sert avec […]...
Jean Radké, le cuisinier, et Alain Decomble, l’homme de salle, se sont connus tous deux au Carnot, face à la gare. Ils ont transporté leur expérience et leur savoir-faire en cave, en lieu et place de ce qui fut le Colibri. Les menus sont malicieux, procédant par paliers, au gré d’un choix alerte. La première […]...
Thomas Boerez, formé à l’école hôtelière du Touquet, passé chez Jeunet à Arbois et au Moulin de Monbreux à Lumbres, a donné un coup de jeune à ce bel hôtel sis dans un ancien couvent de jésuites du XVIIe siècle. Il y a là 38 chambres, la direction dynamique de Clarisse Rouart, plus un service […]...
C’est un lieu d’apparence anodine qui est l’une des pièces maîtresses du petit empire de Luca Benasciuti. Ce Milanais malin, qui possède, dans le 9e, la Pizzetta, la Salumeria et Il Circolo, a fait d’un ancien bistrot de la Butte un rade chic genre trattoria moderne. Avec son service féminin charmeur, son éclairage tamisé le […]...
Il s’appelle Ichiei Taguma, a travaillé à Tokyo aux Enfants Gâtés et chez Dominique Bouchet. Bref, il est la dernière perle japonaise dans la restauration parisienne qui n’est pas avare du genre. Son pari: redonner du sens à l’historique d’Adrienne Biasin dite la Vieille, reprise par Christian Millet (Mora, le Pouilly-Reuilly), au coeur des anciennes […]...
Dînette (forcée) au comptoir du Grand Pan, hier soir avant une interview à Radio Notre-Dame. J’y ai croisé Guy Gilbert, l’auteur remarqué – même si c’était il y a belle lurette – d’un prêtre chez les loubards. Et disserté du pourquoi de la gastronomie française et autres pour un parterre jeune et passionné. Atmosphère revigorante, […]...
C’est le restaurant « naturel » du moment, une aile droite/gauche de ce courant très bio/vivant auquel mon collègue – et ami- François Simon colle malicieusement l’étiquette de « cuisine druidique ». La nature est là, le naturel aussi. Frédérick Grasser-Hermé (j’ai oublié le E. quelque part) veille en RP et conseillère ludique. Nous sommes à l’angle de la […]...
C’est l’exquise petite étoile du 17e, une demeure discrète, qui ne fait pas de vagues, pratique le menu-carte avec sagesse, le plat net, les vins choisis. Le cadre est simple, cosy, sans apprêt. C’est la Fourchette du Printemps, à l’angle de la rue du même nom et du boulevard Péreire. Le Michelin a créé a […]...
On les avait connus il y a plus de quinze ans à Paris. Ces deux mannequins mâles, fort virils, en rupture de revue et amoureux des bonnes choses, avaient créé l’Adresse rue Beethoven, revendue depuis brièvement à une équipe calamiteuse, avant d’être reprise par Pascal Barbot et Christophe Rohat et devenue l’Astrance avec la gloire […]...
Giovanni Perrone n’est pas inconnu. Ce natif des Pouilles, qui oeuvra jadis avec Claudio Puglia à la Romantica de Clichy, tint table à son nom jadis rue de Bourgogne (Il Viaggio), avant de travailler avec les Richard (à la Casa Luca). Il pratique le risotto avec art et connaît les produits de la Botte comme […]...
Le lieu, on le connait: une folie baroque en ville, conservée avec superbe, faisant mirer sa façade néo-classique de 1843, qui fut la résidence des Saxe-Cobourg et dont la silhouette blanche à colonnes se découpe sur les anciens remparts. Il y aussi les appendices modernes qui le cachent de l’extérieur. Un milliardaire germano-autrichien, passionné de […]...
Le Pöschl, c’est un « Beisl » ou une « Gasthaus », un petit coin genre taverne ou winstub comme à Strasbourg. C’est chaleureux et intime. Cela appartient au propriétaire (heureux) du Kleines Bar, sis à deux pas, proche de la Franziskaner Kirche. Nous sommes là au coeur des choses, de Vienne, non loin de la commerçante et passante […]...
C’est le dernier né des Plachutta: une dynastie, qui à la suite de papa Mario a créé six restaurants, tous dédiés, entre Schönbrunn et Vienne, à la bonne cuisine viennoise, ses mets éternels, ses plats d’empereur et de manants, de seigneurs au goût canaille. Il y a la maison fameuse de Wollzeile au coeur des […]...
On l’a connu en chef gourmand, étoilé, créatif et malicieux au Palais Coburg. Christian Petz, ce natif de Grein sur le Danube, formé à l’Aubergine d’Eckart Witzigman à Munich, au Plaza sous la houlette du vieux sage Werner Matt à Vienne, enfin au Post à Lech en Arlberg, avant de devenir chef du Palais Schwarzenberg, […]...
Depuis deux décennies, ce « coin de Styrie » domine la scène gourmande de Vienne. Avec un grand service, une cave impressionnante, une cuisine sophistiquée, non sans racines, le tout sous la houlette de la famille Reitbauer, originaire du sud du pays. L’établissement était jusqu’ici confiné dans une demeure de bord de canal. Le voilà flambant neuf, […]...
Une courette dans la cour du couvent d’Heiligenkreuz, au coeur du vieux Vienne, une demeure ancienne avec ses voûtes et ses salons, son service amical et complice, son chef à son affaire, qui connaît son travail, Alfred Schoch, mais joue une partition volontairement modeste: on fait là dans le gentil menu du midi entre 13 […]...
L’une de mes « bottes » pas si secrètes que ça au coeur de la capitale autrichienne? Ce traiteur (depuis 1619 !) fait accourir le tout Vienne gourmand à son comptoir Art nouveau pour ses délicats mini-sandwiches, ses belles salades, ses petits plats alertes. Mais sa salle sur l’arrière, avec ses jolis luminaires sur le mode Art déco, […]...
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