Jardin Tropézina
« Saint-Tropez/Ramatuelle : Tropézina, une plage signée Piège »
On vous avait parlé l’an passé de cette plage gourmande reprise par le groupe les Airelles. La maison prend du galon cette année avec la collaboration de Jean-François Piège. Sous la gouverne de ce dernier, présent, bien sûr, à Paris au Grand Restaurant, mais aussi au Clover Grill et Clover Saint Germain, à la Poule au Pot et à l’Epi d’Or, sans omettre, avec les Airelles Gordes, un Clover Gordes dédié à la Provence en majesté, la carte de ce Jardin prend des couleurs neuves.
A demeure, c’est le chef italien et toscan Antonio Oresta qui s’y colle avec une partition pleine de charme et d’idées qui ne manque pas de clin d’oeil aux saveurs transalpines. On démarre ainsi avec les endives rouges et tarama aux oursins, on embraye avec les courgettes violons sauce tonnato et parmesan, on croque vite fait le thon rouge de Méditerranée mariné avec vinaigre fumé et agrumes.
On ne néglige pas, au passage, le joli couplet « pizzocaccia, liant pizza er foccacia avec tomate, stracciatella, origan et anchois. Et, côté mets de résistance, le saint-pierre du pays en filet au barbecue, comme un taboulé au citron confit ou les ravioli de blettes, avec leurs légumes retour des jardins. Les accompagnements ne manquent pas de « peps », comme l’exemplaire ratatouille fondante ou les tagliatelle aux cèpes d’été.
En dessert, la fine tropézienne. venu d’un bel artisan tropézien, la « fruidité » de fruits, avec vinaigrette au miel de Provence et huile d’olive, servie sur planche ou encore la coupe de glace à l’italienne: vanille, fraise, meringue font mouche. Le service sourit, résiste au succès maison, se montre prompt et efficace.
Un peu reproche : l’évident manque de choix dans les vins rosés dans une cité et une région si prolixes du genre, où l’on ne propose que deux variétés des « vins du patron » : Roseblood d’ Estoublon, bien frais et fruité, certes, quoique sans relief particulier, et cuvée 1489 plus charpentée mais un peu alcooleuse, tous deux signés Stéphane Courbit le big boss des Airelles. Bref, voilà qui n’indique pas un esprit d’ouverture au pays des rosés…













