Paris 10e : les mets ensoleillés de Cagnard

Article du 15 mai 2026

Direction le 10e arrondissement parisien où notre historien gourmet, Pascal Arnoux, a déniché un jeune bistrot à la sauce méditerranéenne. On l’écoute ! 

Le décor © DR

A deux pas des gares de l’Est et du Nord et aux abords du Marché Saint-Quentin édifié sous le Second Empire, le Cagnard annonce la couleur. Celle d’un bistrot ensoleillé qui mijote une carte plein sud voyageant de la Toscane à la Grèce en passant par le Maghreb avec en clin d’œil, la bouteille de boukha Tunisienne, utilisée pour la carafe d’eau. Une jolie façade, une salle entièrement rénovée, habillée de boiseries vernies, doucement éclairée, un bar élégant, le décor a de l’allure.

Focaccia au lard de Colonnata © PA

Aux commandes on retrouve un duo de copains composé de Jules Behar qui virevolte en salle et de Félix Barthe ex de Ferrandi et d’Irwin Durand coté 8e qui impulse le bon tempo en cuisine. L’apéro souffle ses premières notes ensoleillées avec une focaccia au lard de Colonnata, crème de citron et noisettes ou un carpaccio de daurade, posé sur un blini avec  tarama, shizo et riz soufflé. Puis entre mariages culottés et associations qui ne manquent pas de peps, Félix montre de quel bons bois il se chauffe avec un audacieux tartare de canard aux topinambours, le délicat poulpe ciselé en carpaccio avec anchois, safran et pomme ou encore l’œuf parfait flirtant avec petits pois, raifort et châtaignes.

Carpaccio de poulpe, pomme, anchois et safran © PA

Les choses sérieuses se précisent avec la généreuse poitrine de cochon, blettes, pommes de terre et oignons que l’on accompagne d’un rouge grec « les Jeunes vignes » de Xinomavro du Domaine Thymiopoulos au nez parfumé évoquant la fraise. On y ajoute le maigre avec céleri, aneth et relevé d’une tapenade de câpres et pour les carnassiers un tournedos d’agneau, aux asperges, fève jaune et harissa-cacahuètes création de la maison.

Poitrine de cochon, blettes, pommes de terre © PA

Comme un halo de lumière provençale, l’accueil tout sourire et les recommandations en salle de Emma sont un plus. Au chapitre sucré, le choix se révèle délicat entre la glace fleur d’oranger, praliné pistache, caramel au beurre salé ou la brioche perdue ganache gianduja chocolat, crème diplomate tonka. Une bonne pioche !

Brioche perdue au chocolat gianduja © PA

Le Cagnard

5, rue des Petits Hôtels

Paris 10e

Tel. : 01 42 26 37 29

Menus : 25 €, 28 € (dej)

Carte : 50-65 €

Horaires : 12h-14h15, 19h-00h30

Fermeture hebdo : Dimanche lundi

Métro(s) proche(s) : Gare du Nord

Site internet : www.cagnard-restaurant.com

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Publié le  15 mai 2026 par
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