Paris 8e : coup de jeune au Berkeley

Article du 7 mars 2026

Paul à l’accueil x© GP

Coup de jeune au Berkeley, brasserie chic lovée au bas des Champs-Élysées, au coeur de l’avenue Matignon. La maison, institution feutrée du Triangle d’Or, où démarra jadis Joël Robuchon – mais c’est une autre histoire –  et se banalisa dans la brasserie de luxe passe-partout retrouve quelques couleurs et du nerf sous l’œil expert de Paul Bouillin-Tardy, ancien de la galaxie Alain Ducasse au Benoît de New-York, passé chez Gilles Malafosse au Flandrin et chez Loulou, et de Baptiste Masson, ex du groupe Accor. Duo affûté, vision claire : réveiller la belle endormie sans trahir son âme.

Oeufs mimosa © GP

La véranda, grande ouverte sur l’avenue Matignon, capte la lumière et le pouls du quartier. On s’y installe comme au théâtre : va-et-vient élégant, silhouettes pressées, habitués rassurés. Le service, précis sans être compassé, a le chic des maisons qui savent recevoir. La carte joue la partition brasserie chic, avec des entrées canailles et des plats de tradition remis au goût du jour. L’œuf mimosa arrive dodu, jaune safrané, relevé d’une pointe de moutarde fine : simple et juste. La salade  (un peu bateau) d’avocat et pamplemousse apporte la fraîcheur attendue. Mais l’on s’offre un clin d’œil plus contemporain avec le sashimi de bar au jus de yuzu : tranche nacrée, acidité ciselée, assaisonnement millimétré.

Bar en sashimi, leche de tigre au yuzu © GP

Côté plats, le foie de veau, pommes purée fait chavirer les nostalgiques : cuisson rosée, jus court, purée beurrée comme il faut. Le tartare de bœuf et ses frites coche les cases – couteau précis, condimentation équilibrée quoiqu’un peu trop fortement relevées, pommes frites dorées et craquantes. Le carpaccio de bœuf, lui, joue la carte de la finesse, copeaux fondants, parmesan discret.

Carpaccio de boeuf © GP

En dessert, le millefeuille à la vanille claque sous la dent, crème lisse, feuilletage aérien. La tarte fine aux poires file droit, croustillante et fruitée. Plus solaire, la salade de mangue conclut sur une note fraîche et légère. Dans le verre, un rouge auxey-auresses 2023 du domaine Billard Père et Fils au  fruité facile, choisi sur une carte abondante en jolis flacons de toutes sortes, escorte aussi bien le bar que le foie de veau.

Foie de veau déglacé au vinaigre de xeres © GP

Bref, voilà un Berkeley rajeuni, qui garde son chic et retrouve du fond. Et qui compte à nouveau du côté des Champs, entre tradition parisienne et modernité maîtrisée.

Tarte fine aux poires © GP

Le Berkeley

7 avenue Matignon
Paris 8e
Tél. 01 42 25 72 25
Carte : 75-110 €
Fermeture hebdo. : Ouvert tous les jours
Métro(s) proche(s) : Franklin D. Roosevelt
Site: www.leberkeley.fr

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Publié le  7 mars 2026 par

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