Le Val d'Isère
« Lyon : éternel Val d’Isère »
Le Val d’Isère ? Un QG gourmand précieux, pile face aux Halles Paul-Bocuse. Racheté à Serge Vuillermin par Edouard Baudin, ce bouchon éternel reste fidèle à lui même. Certes le cadre lyonnais années 1980 d’un mauvais goût très sûr a été un brin rénové, mais à, peine, gardant ses photos souvenirs, s’ornant de vestes de chefs MOF présentées, sous cadre, ses chaises grises et rouges, ses murs revus en rose ou vert.
Les prix filent doux, le plat du jour du midi (à 13,90 €) attire les habitués du quartier qui viennent souvent y déjeuner en solitaire. Certes, les horaires ont changé et le temps où les chefs lyonnais venaient y partager un casse-dalle dès potron-minet est révolu. On ouvre désormais aux heures des repas, mais on peut venir boire un verre ou un café sur le (beau) zinc en étain.
Le registre culinaire, lui, reste le même, dévolu au lyonnaiseries en tout genre. On s’y sustente de bien honnête façon à base de salade de lentilles et cervelas, terrine du chef, hareng pommes à l’huile, quenelles sauce homardine, de blanquette de veau, de pied de porc grillé, de tartare bien assaisonné, de foie de veau persillé, de gratin de ravioles du Dauphiné au comté et de tête de veau.
Voilà ce qui vous y attend ici sans chichi ni faribole et qu’on accompagne bravement du splendide beaujolais ou d’un fringant brouily de Pierre-Marie Chermette, d’un chenas du domaine Thillardon, d’un saint-amour de La Pirolette ou d’un morgon de Marcel Lapîerre ou de Jean Foillard. Une maison de confiance !














