Oslo, de mémoire, de Didier Blonde

Article du 1 mai 2024

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Il est écrivain, archiviste solitaire, spécialiste du cinéma d’avant-guerre, reçoit une lettre étrange venue d’Oslo signée d’une réalisatrice de télévision, Liv Fure, qui lui propose de l’aider pour un documentaire consacré au séjour parisien d’une écrivaine norvégienne, Cora Sandel. Le nom d’entrée de jeu ne lui dit rien mais fait revenir un souvenir de jeunesse, ses années de bohème, sa clochardisation poétique à Oslo, sur les traces de Knut Hamsun et de quelques autres grandes ombres du nord, et surtout l’amour bref éprouvé pour la jeune Ingrid qui le recueillera chez elle avant que ses parents ne reviennent.  Traces de mémoire, fils du passé qui se renouent : Cora Sandel était le nom de plume de Sara Fabricius (1880-1974) venue vivre à Paris sa vie d’artiste, de peintre et d’écrivain dans le quartier de Montparnasse. Elle était également l’auteur d’un livre que lisait Ingrid et qui  fut un best seller dans son pays. Liv, Ingrid, Cora, Sara : Didier, qui aime les ombres et les fantômes, mène ici une enquête modianesque qui le mènera vers lui-même, confirmant avec brio son tropisme septentrional. Le film se fera, avec lui. Mais reviendra-il à Oslo ou préfèrera-t-il ses souvenirs. On le laisse le lecteur intrigué et sensible, vite séduit, le découvrir…

Oslo, de mémoire, de Didier Blonde (Gallimard, 160 pages, 17 €).

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Publié le  1 mai 2024 par

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