Thierry Breininger, vous le connaissez. C’est ce wonder boy lorrain, qui avait repris la maison de ses parents à Sarreguemines, le Vieux Moulin, à fleur de Sarre, après avoir travaillé dans une pléiade de grandes tables (Guy Savoy à Paris, Kong Hans à Copenhague au temps de l’Alsacien Daniel Lentz, l’Arnsbourg à Baerenthal, la Pinède […]...
C’est un chef d’oeuvre Renaissance face à la cathédrale. Ce fut une table étoilée, au temps de Paul Schloesser, avec, un temps, le service dynamique de Tony Schneider. Guy-Pierre Baumann en fit une demeure ouverte à tous, genre brasserie bon marché avec sa collection de choucroute (notamment celle aux poissons, au saumon, avec lotte et […]...
Le « Muensterstuewel »? C’est la salle de la cathédrale, pour les non germanophones. Autant dire que dans le périmètre historique de la ville, la maison joue son rôle. De là, la vue sur la flèche unique de grès rose vaut le coup d’oeil. La maison possédait son histoire, sa légende – Marcel Aeby lui donna son […]...
Si vous avez des amis désireux de découvrir l’Alsace en une seule soirée, en une seule auberge, avec une seule carte, dans un seul cadre, j’ai votre adresse. Unique en son genre. Cela s’appelle le Bürestuebel. Nous sommes à Pfulgriesheim, au coeur du Kochersberg, qui est la Beauce de l’Alsace, avec ses riches fermes, ses […]...
Voilà un article qui aurait dû s’intituler « mon streussel (aux pommes) chez Naegel », si une dame – au demeurant fort sympathique – ne m’avait pas chipé, pile sous le nez, le dernier streussel de la maison – sucre, pommes, cannelle, le cousin alsacien du crumble – qui avait si fière mine en vitrine. Mais c’était […]...
La winstub star de Strasbourg, son monument du genre, son Lipp gourmand ? C’est Yvonne, à l’angle de la rue du Chaudron et de la rue du Sanglier, au cœur du triangle d’or de la cathédrale. S’il existe un triangle du genre, elle constitue la pointe aiguisée. Le Clou et le Saint-Sépulcre sont ses cousins/voisins, […]...
Nos meilleurs souvenirs, nos belles promesses pour l’avenir: une myriade de plats et d’images. Des instants chaleureux qui défilent. Un bouchon à Lyon, une table mythique à Roanne, un chef foldingue à Vichy, un allumé devenu sage à Rouen, un jeune japonais devenu maître queux à la française, un manieur zen de baguettes à Paris, […]...
Schweighouse-sur-Moder, c’est la banlieue d’Haguenau. Eric Fillion, qui a repris le Cheval Blanc, il y a cinq ans, tente de lui redonner une identité, de la gaîté, de l’esprit, du caractère, non sans idées. Vrai chef passé en salle, formé aux fourneaux à la Source des Sens de Morsbronn, mais aussi au Cheval Blanc de […]...
J’ai une vraie tendresse pour Georges Gilg, ce vieux chef alsacien si tendre, si drôle, si chaleureux, avec ses airs de baroudeur au long cours façon John Wayne, sa jeunesse perpétuelle, sa mine rieuse. Sa demeure du XVIe siècle au coeur d’un des plus beaux villages du vignoble a du caractère. Le cadre joue la […]...
C’était une maison star de l’Alsace du Nord et ça l’est toujours. Les Paul viennent de céder leur affaire, laurée de deux étoiles, aux jeunes Mengus: Fabien, 29 ans, était, depuis huit ans déjà, le second de François en cuisine. Laure, qui s’occupait jusqu’ici de jeunes enfants, va s’efforcer de remplacer Annie, dont le charme […]...
On l’a connu au cœur de Strasbourg, au « Steckelburjer ». Le voilà depuis cinq ans, établi en famille, non loin du Rhin. Ce qui était une auberge banale est devenue une table de style winstub de qualité, jouant le met soigné, la cuisine bourgeoise avec fraîcheur, le régionalisme intelligent, la légèreté. Bref, Pascal Risser vaut la […]...
Avec sa bonne bouille de chef à l’ancienne, qui en a vu temps et tant, on l’imagine volontiers cantinier des armées napoléoniennes, droit sorti d’un conte d’Erckmann-Chatrian, eux qui chantèrent avec verve les parages du Haut Barr et du Geroldsek. Formé jadis à l’art du foie gras chez le spécialiste du genre à Strasbourg, Bernard […]...
C’est mon rendez-vous secret aux Champs-Elysées. Même si le lieu – table mondaine avec véranda – est connu. Mais y pense-t-on pour une pause café, ou thé, avec un carré – ou plutôt un cube – chocolat? La grande terrasse, l’intérieur cosy avec son coin épicerie, ses ustensiles de cuisine, ses gourmandises estampillées Lenôtre, ses […]...
La pause, le temps d’un café serré, d’un grignotage sympa, de sandwiches à croquer qu’on peut aussi emporter – comme le ciabatta club avec poulet, speck grillé, comté, tomate, batavia, les tramezzini thon et olives ou encore fontina et crème de truffe-, sans omettre des boissons douces, le tout à prix cléments, dans un cadre […]...
Bien sûr, on vous a parlé de l’Os à Moelle nouvelle manière. Mais Stéphane Schmidt, l’ex lieutenant de Christian Constant, a également transformé l’ancienne Cave de l’Os à Moelle, sise juste en face, de fort jolie manière. Voilà une cave muée en table d’hôte aux airs de winstub à la mode parisienne. Il y a […]...
Le MAMCS : c’est le navire de verre et de béton signé Adrien Fainsilber, avec sa nef face aux Ponts Couverts, ses Monet, Sisley, Pissaro, Degas, Renoir, Picasso, Kupka, Arp, Ernst, Lam, sans omettre les Seebach, Luc Hueber, Kamm, Hubrecht, qu’on n’expose pas toujours, mais qui font les richesses de la réserve locale. Bref, s’il […]...
Un coup de coeur d’Alain Angenost, notre bienheureux correspondant de la côte dorée… Cette perle cachée est d’abord une surprise: on ne s’attend guère à dénicher ce magnifique édifice posé à flanc de mer sis à l’écart de la route de la corniche, entre les diverses essences azuréennes et les gazons taillés à l’anglaise. Ce […]...
Patrick Dinel est, on le sait, le boulanger star du grand Est. Il provoque des queues de folie dans la rue de Zurich au coeur de la Krutenau avec ses baguettes, ses viennoiseries, ses pains rustiques de grand style (campagne, épeautre, bûcheron, pavé breton, seigle, sésame), à l’enseigne du Pain de mon grand père. Cet […]...
Il y a la façade moderne face à la gare TGV – que l’on admire, depuis les étages élevés, comme une bulle de verre – l’ascenseur panoramique, rapporté d’Amérique dans les années 1950, révolutionnaire pour l’époque, la cage d’escalier impressionnante, les salons rénovés avec ses oeuvres d’art, sa réception souriante: cet hôtel millésimé 1954, avec […]...
La winstub alsacienne – ce débit de vin, qu’on nomme aussi « kächele » – est davantage une spécialité strasbourgeoise que colmarienne (même si la Petite Venise, la Wistub Brenner et la Ville de Paris existent avec charme) ou sélestadienne (le Bon Pichet est une bonne table). A l’origine, il s’agissait pour les vignerons de venir dans […]...
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