Jacky Quesnot est un fromager à part. Ce natif de Sélestat, dont le grand-père était normand de Pont-Audemer, faisait les marchés lorsque je l’ai découvert il y a deux décennies sous l’ancienne halle de Colmar avec Patrick Fulgraff du Fer Rouge. Il va d’ailleurs fêter ce mois-ci les vingt ans de sa belle échoppe façon […]...
Me voilà à Colmar en fin limier, avec mon compère Jean-Loup Reverier (voir « Bons Baisers de Colmar« ), face à la gare tant raillée par Hansi. Nous sommes au Grand Hôtel Bristol, une demeure de tradition gérée par les Rhiem depuis des lustres. Richard, grand pro du genre, a modernisé le style de cette demeure ancienne, […]...
Me voilà dans la ville d’Hansi (celui des belles images de l’Alsace heureuse, destinées aux enfants de France, du temps de l’annexion), celle de Bartholdi (le sculpteur de la statue de la Liberté), du général Rapp, ce héros napoléonien et aussi du baron Lazare de Schwendi, bailli de Charles Quint, qui, selon une légende, ramena […]...
C’est un tout petit truc, une épicerie chic, dans une rue commerçante, doublée d’une salle à manger allongée, genre couloir, avec ses banquettes de moleskine, ses tables de bois, ses bocaux, ses pâtes choisies, ses vins de roi. Deux jeunes gars, plus enthousiastes que vraiment « pros », j’ai envie de dire l’Italie des deux Bertrand, mènent […]...
Un musée de province? Ou de région? Avec ses Signac, ses Dufy, ses Bonnard, ses Sérusier, ses Othon Friesz, ses Maurice Denis ou ses Hélion, plus Emile Friant, l’enfant du pays, né à Dieuze, réfugié avec ses parents à Nancy, après l’annexion prussienne de l’Alsace/Moselle, cette « jeune Nancéienne sous la neige », ces « Amoureux » se faisant […]...
Une fin de soirée chez Tanésy… c’est une prise douce de l’ambiance gourmande de Nancy. Mon père, qui possédait jadis Est Inter Salaisons et vendait l’andouillette de Conneré dans la Sarthe, au marché de gros nancéen, pestait alors contre ce jeune loup natif d’Aix qui samusait à faire de l’andouillette de loup (!) ou du […]...
Petite dînette du soir face au Musée lorrain nouvellement rénové. Le P’tit Cuny fut jadis une taverne purement lorraine fondée par Jean-Marie Cuny, l’historien de la cuisine régionale. Mais le lieu est désormais une taverne au coeur plus large. Elle a gardé le côté rustique, avec ses nappes à carreaux et ses chopes au plafond. […]...
Elle porte un nom de vieille noblesse lorraine, raconte sa région avec fierté, est la Jeanne d’Arc du bon produit fermier, se révèle experte en fromage, mais aussi en condiments, vinaigre, confitures et autres douceurs. Cette diplômée en analyse sensorielle et dégustation vient d’ouvrir, avec sa nièce Bénédicte, une neuve échoppe dédiée aux produits fermiers […]...
On pourrait jouer aux échecs géants sur la place Stan’ rénovée, regarder la photo du bienfaiteur de Nancy, de Lunéville et de Commercy à l’infini, prendre son temps et la mesure des choses. Pour ce faire, un lieu idéal: le Grand Café de Foy, monument d’angle XVIIIe, revu beau et chic par les Claussin. le lieu […]...
Nancy, son musée des Beaux Arts, sa place Stanislas, ses demeures Art nouveau, ses fanfreluches architecturales signées Gruber, Majorelle ou Gallé n’est jamais plus belle que l’été. Ce mardi 29 juin, il fait 30°. On songe à l’éclat du soleil sur les vieilles pierres grises, soudainement dorées. Nous sommes dans la Lisière de Patrick Grainville […]...
La maison est fameuse: c’est celle où Joël Robuchon connut les débuts de sa gloire trois fois étoilée. Le lieu a été repris, rajeuni, revivifié, après quelques passages éclectiques (le dernier en date Elisabeth de Rozières et sa cuisine des Antilles, après le plus gastro et robuchonien Benoît Guichard) par Alain Pras qui fut le directeur […]...
Si vous faites votre marché à Auteuil, qui a su garder son air de village comme au temps d’Apollinaire (« Le Flâneur des Deux Rives« , Gallimard/L’Imaginaire) et de Léon-Paul Fargue ( « Auteuil est comme la campagne de Passy. Les gens de Passy vont à Auteuil comme les gens de la rue Etienne-Marcel vont à Brunoy le […]...
Ca ressemble à une boulangerie de quartier et c’est un lieu en or, offrant une gamme exquise de pains de qualité (baguette des prés aux céréales, boule de campagne, seigle façon forêt noire). Et c’est aussi une pâtisserie exquise délivrant, sous la houlette de l’expert Olivier Raybaud, des gâteaux de qualité. Divine tarte tropézienne, gâteau meringué […]...
Après de bonnes (ou de moins bonnes) tables franco-françaises, un conseil zen: la visite de Koetsu. Le cadre contemporain, au rez de chaussée, avec son mobilier en bois brun clair minimaliste, plaqué sur un cadre de vieilles pierres, a le chic sobre. Le service est adorable et prévenant. Les produits sont parfaits de fraîcheur et […]...
C’est le bistrot canaille des quartiers chics: un café d’angle de rien du tout devenu une grande petite table connue des amateurs pour ses produits choisis, ses plats classiques de bon ton, ses crus sérieux proposés au verre, sa régularité. Aux commandes: Catherine et Laurent Brenta, qu’on dirait sortis d’Au Bon Beurre de Jean Dutourd […]...
Lorsque des amis bien intentionnés me demandent « la » table à découvrir du moment. C’est bien à lui que je pense, en oubliant les coups de gueule d’hier et d’avant hier, en me remémorant les découvertes récentes, petites, moyennes et sympas. Frédéric Simonin a ouvert table à son nom il y a moins de trois mois, […]...
C’était hier soir, un lieu pris d’assaut, avec son patio, par tout le seizième en goguette. Il est vrai que, par temps caniculaire, sa cour pavée, ses arbres, sa statue XIXe, il fait une idée superbe pour l’été. C’était jadis l’annexe du chic restaurant trois étoiles de Joël Robuchon, puis d’Alain Ducasse. Ce dernier, dans […]...
Ce fut Natacha, un bistrot festif dans une rue tranquille mais riche d’histoire. Où passèrent, entre autres, Aragon, Maïakovski, Man Ray ou Picabia. Où Jean-Luc Godard tourna fin d’A bout de souffle (souvenez de la fin « Dégueulasse, qu’est ce qu’est dégueulasse? « , demande Jean Seberg à Jean-Paul Belmondo qui s’affale sur le pavé). La cave […]...
A Nice, c’est la belle idée du moment: manger en terrasse, à face à la mer, à flanc de port. Le menu du déjeuner est imbattable, la vue sur les bateaux en prime et la cuisine de Sébastien Mahuet, angevin passé chez Chibois et aux Viviers, demeuré trois ans aux côtés de Jouni et qu’il […]...
De Nice, l’autre jour, j’ai oublié de vous signaler l’un des bons coûts du moment. Il est signé Keisuke Matsushima, qui possède, à son nom, la belle table étoilée que l’on sait, non loin de la promenade des Anglais (22 ter rue de France, tél. 04 93 82 26 06). Ce nippon vif, malicieux et […]...
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