La Terrasse du Petit Palais au Fairmont Le Montreux Palace
« Montreux : les plaisirs ensoleillés de la Terrasse du Petit Palais »
Direction les bords du Léman où notre complice gourmand, Fadi Joseph Abou, profite de la belle saison à la table estivale du Montreux Palace. On l’écoute !
Posée face au Léman, les Alpes en toile de fond, la Terrasse du Petit Palais est l’adresse des beaux jours du Fairmont Le Montreux Palace. On y vient d’abord pour le décor de carte postale, cette lumière particulière de Montreux et cette respiration en plein air qui donne au déjeuner comme au dîner un parfum de vacances chic, sans rien renier du standing de ce palace à part.
Avec sa majesté Belle Époque, la demeure veille sur la Riviera suisse depuis 1906 et garde la mémoire des icônes du festival de jazz qui en firent leur quartier général, de Freddie Mercury à Elton John. Dès la belle saison, la terrasse vibre des bons tours du fortiche Frédéric Gardette, chef exécutif du Palace, Compagnon du Tour de France des Devoirs Unis, qui a affiné son art au sein des brigades d’Alain Ducasse avant le Café de la Paix et le Peninsula lors de l’éclosion de l’Oiseau Blanc. Ce technicien sûr et plein d’idées met ici son bagage et son doigté au service d’une carte fraiche, gourmande et voyageant habilement du Léman aux rivages italiens.
Le ton est donné d’entrée avec le scampi en fin carpaccio, élégamment dressé avec déclinaison de courgette, amandes torréfiées et la touche acidulée d’un gel de citron. Le thon mi-cuit façon tonnato, poivrons en crudo, croûtons dorés et condiment d’ail noir, offre une jolie relecture du classique transalpin où câpres et olives donnent la réplique à la chair rosée. Ensuite ? En guise de primi piatti, les paccheri cacio e pepe, sans lourdeur avec pecorino affiné et poivre fraîchement moulu et l’esthétique risotto « Pomodoro » coiffé d’une burrata crémeuse avec huile de basilic et réduction au balsamique enchantent.
Point de baisse de régime côté secondi avec les linguine au homard, plat signature des lieux où la chair du crustacé se love dans des pâtes gorgées d’une sauce bisque profonde, relevée d’une pointe de peperoncino. Le poulpe grillé, flanqué de panisse croustillante et d’une sauce vierge aux pois chiche et agrumes, complète ce savoureux voyage méditerranéen. Pour se rafraîchir, le Dézaley Grand Cru des Frères Bovy, charmeur chasselas de Lavaux à la finale doucement fumée, fait un allié de choix pour ces agapes ensoleillées face au Léman.
Au chapitre sucré, la crème brûlée à la framboise joue la fraîcheur acidulée, tandis que le brownie chocolat caramel tonka, escorté d’un espuma et d’un sorbet chocolat signe une issue fine mais régressive. Une terrasse de grand charme où l’été s’allonge entre lac et gourmandise et dont le niveau appelle déjà plus d’une belle distinction.













