Ziti
« Paris 8e : les plaisirs italiens de Ziti »
Un joli goût d’Italie près des Champs, le tout dans une ambiance relax et sans casser sa tirelire ? Chez Ziti, ambassade rieuse des plaisirs de la Botte rue Pierre Charron dévoilant terrasse avenante, comptoir central, duo de salles en enfilade avec banquettes à la mode vénitienne et collection de cadres de stars du ciné en noir et blanc.
Depuis deux décennies, Denis Tshan, féru des saveurs de Naples et Venise et dont la famille s’illustre non loin dans une veine asiat’ avec Diep et Kaiten, accueille chacun en copain et veille avec malice sur ce QG transalpin, prisé des travailleurs malins comme des célébrités de tous bords. Luciano Pavarotti sphaghetti au bout de la fourchette, Robert Downey Junior saisi incognito ou la famille Mbappé apprécient les mets sincères et l’ambiance affable des lieux, leur portrait s’affichant au recto comme au verso de la colonne « sanctuaire » des fidèles de la demeure.
Et on comprend sans mal pourquoi ! Semainier docile permettant à la maison de faire le plein le midi, sourcing rigoureux (dont un tropisme bienvenu vers les Pouilles) et créations plus audacieuses balançant entre la France et l’Italie se conjuguent ici gaiement. Mettant également l’accent sur des mets plus originaux, le répertoire fait bien sûr la part belle aux classiques pasta et pizza de qualité. Exigeant et fou de bons crus, Denis goûte et compare sans cesse pour renouveler sa palette et proposer de nouvelles recettes. En témoignent les belles pizzas à la fois croquantes et moelleuses dont le secret de la pâte a été patiemment mis au point avec le concours de Rocco Daniele Di Martino, ex maestro des fourneaux du Royal Monceau.
En liminaire, l’impeccable friture de calamars vous transporte « presto » vers la Lagune. Mais le malin mariage de la poutargue et d’une poêlée de vongole, l’assiette mêlant jambon de parme affiné et pecorino truffé comme le thon rouge mi-cuit escorté de panisses ont aussi leur mot à dire. Ensuite ? L’appel des pizzas triomphe de la tartufata avec crème de champignons à la truffe et roquette à la margherita doublement garnie de mozarella et d’un coeur de burratta avec basilic sans oublier en point d’orgue la généreuse marinara alignant straciatella, ail, olives et tomates cerises des Pouilles.
Frais ravioli épinard ricotta, fusili à la siciliana avec aubergines et ricotta ou fetuccine maison à la crème de parmesan… Ziti se montre également disert au registre des pâtes. Autre exemple des bons tours de la demeure ? Cette volaille en croûte de parmesan sise sur son lit de crème avec des spaghetti crémeux, non sans évoquer une gourmande revisite de la milanaise. Pour la soif, on jette notre dévolu sur le séducteur Amarone di Valpolicella griffé Luigi Righetti en 2020 aux notes racées et de fruits confits, mais sous la gouverne de l’habile Denis, le choix de crus recèle plus d’une bonne surprise, y compris hors de la stricte orbite italienne comme en bordelais avec le charmeur Clos René en Pomerol.
Dernière bonne nouvelle ? La maison bichonne aussi ses douceurs. Tirant un trait d’union entre gourmandise française et italienne, les conclusions ne déçoivent guère avec l’altier tiramisu sans alcool, également décliné à la fraise, la panacotta aux fruits rouges ou encore cette crème brûlée vanille à racler à la cuillère. Un ristretto bien serré et une lichette de Disaronno plus tard, on salue le confrère Darius Rochebin venu se délecter d’un plat de pâte entre deux émissions. Ziti, c’est oui !














Très bon accueil, très bon service et très bonne pizza : JAJ
La pizza dite marinara est tout sauf une marinara…………..