La Garenne
« Saverne : le bon coût de la Garenne »
La bonne affaire gourmande de Saverne sur les hauteurs : le menu du déjeuner en semaine imaginé par Sébastien Schmitt. Ce disciple d’Emile Jung au Crocodile à Strasbourg et de Michel Husser au Cerf de Marlenheim, dont les parents tinrent la Taverne Katz à Saverne, joue le classique, le moderne, bref la tradition revue en légèreté, telle qu’il la préconisa jadis à la Carpe d’Or à Saverne, au Terroir & Co au Sofitel Strasbourg, sans omettre ce Clos de la Garenne sur la route du Haut Barr dont il fut le promoteur.
La maison qui a été reprise par Christian Matt, aubergiste autodidacte et gourmet œnophile, est devenue le Clos et la terrasse offre sa vue au grand air, tandis que les menus qui se renouvellent (21€ deux plats, 26€ trois) mettent dans le mille en promouvant aussi bien les idées de la saison, que le terroir avec joliesse. On n’oublie pas, au passage, le conseil bières et vins de David Heckmann, qui travailla jadis au « Croco » strasbourgeoise, mais aussi en Corse au Pirate à Erbalunga, sans omettre quelques bonnes maisons en Angleterre.
Des idées de ce qu’on trouve là ? Le « tournedos » de filet de poulet au paprika fumé comme « impression » de salade César, la soupe de concombre avec menthe et feta, parfaite pour l’été, l’exquise tarte flambée traditionnelle revue aux herbes, le mulet côtier avec panisses et pois chiches ou encore le superbe foie de veau, tranché épais avec son jus d’herbes, ses tagliatelles de courgette, ses pommes de terre à la peau.
On ajoute de jolis desserts au goût du jour signés de la créative pâtissière : cream cheese, granola avec sorbet abricot-basilic ou finger quetsches avec brownies / caramel et cacahuètes. Notons, au passage, qu’on a exaucé notre voeu exprimé l’an passé de desserts glacés (comme ce vacherin glacé aux fruits du moment qui trône désormais à la carte). Et côté liquides, on fait confiance au malicieux sommelier qui a toujours un tour dans sa besace, avec, au verre, la pils framboisée de la brasserie la Mercière à Cosswiller ou le fruité pinot noir Julien Schmitt à Bergbieten. Santé à tous et large soif !












