Paris 18e : la Belle Maison de Thomas Pallanca
Une maison comme autrefois, bien d’aujourd’hui : « la Belle Maison » de Thomas Pallanca. Ce jeune (26 ans) ancien de salle de chez Paul Bocuse à Lyon et de chez Yannick Alleno au Pavyllon Ledoyen, natif de Colmar, formé au Cerf à Marlenheim, qu’on a connu à la Poule au Pot demeurant quatre ans dans le giron de Jean-François Piège, comme directeur zélé, reçoit en seigneur dans ce bistrot montmartrois sis face au Moulin de la Galette. Le lieu, avec son beau comptoir en zinc fait sur mesure et signé Nectoux, l’orfèvre du genre, ses banquettes, ses tables bien nappées, ses serviettes blanches, donne l’impression d’avoir toujours été là.
La place est comptée avec ses trente couverts. Mais elle peut se doubler l’été avec sa terrasse sur la sinueuse rue Lepic qui fait l’angle ici avec la montante rue Tholozé. En cuisine, le chef Paul Cornu, ex de chez Loiseau à Saulieu, mitonne avec componction des mets de tradition revues en finesse avec doigté et légèreté. Escargots sauvages persillés, oeuf mayo (avec son jaune bien moelleux), foie gras entier mi-cuit servi avec son chutney d’oignons doux, son pressé de bœuf en croûte ou encore son carpaccio de tomates font des entrées de grand stylle et de grand goût.
On ajoute les mets de résistance, comme le steak au poivre, flambé au cognac, présenté avec maestria par le gars Thomas au guéridon, le tartare de bœuf dont l’assaisonnement est fait à a commande (on s’y est d’ailleurs pris deux fois pour l’avoir « moutardé » à) point), le tendre coquelet farci de champignons ou encore la belle côte des veau maturée, rôtie et servie avec ses petits pois à la française aux petits lardons. Les desserts d’enfance tels que le riz au lait sauce caramel et la belle mousse au chocolat noir à la fleur de sel font tranquille mouche.
Côté vins, on goûte le bourgogne blanc « la vieille craque « d’Antoine Petitprez un brin acide, mais qui flirte gentiment avec les escargots persillés, le côtes du Rhône du domaine Jamet, les rois de la côte rôtie, ou encore le « Miss gamay », gamay noir cultivé sur granit, un « beaujolais hors appellation », signé de famille Descombe à Saint-Étienne-des-Oullières – mais qu’on prenne bien soin de servir plus frais ces deux derniers ! Et, in fine, on achève sur l’armagnac maison signé Alabat aux jolis arômes de prune d’Ente bien mûre. Santé à tous!
NB =la maison ouvre chaque jour et sert en continu. Qu’on se le dise.
La Belle Maison
88 Rue Lepic
Paris 18e
Tél.: 01 42 58 00 66
Fermeture hebdo. : aucune.
Horaires : 12h-23h.
Menu : 25 (déj., formule) €
Carte: 50 €.













